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Les inégalités sociales qui rongent mon pays, mon île natale

Une âme qui part laisse toujours derrière elle des drames. Martin Luther King a cru à la victoire des droits humains, il en a fait son rêve, son cheval de bataille. OUI, l’Amérique a vu triomphé Barack Obama. La prophétie de Martin Luther King nous a laissé témoin de l’histoire, une histoire aujourd’hui en pleine mutation. Lui, malheureusement sa victoire s’est soldée par son assassinat. Je ne suis pas prétentieux d’être un de ses grands hommes mais je marche sur les pas des telles figures emblématiques à divulguer les inégalités sociales qui rongent mon pays, mon île natale.
 
Des inégalités qui vont même jusqu’à remettre en question les droits de liberté. Vingt ans de démocratie on n’a pas vu pareil. Même au temps des dictatures martiales, des gens n’ont pas été persécutés et discriminés de la sorte. La persécution n’est pas seulement physique comme peuvent penser certaines personnes. Priver un père de famille de son emploi laisse derrière des drames. Oui des victimes d’une famille toute entière. Comment les nourrir, les éduquer, payer leur soins ? Oui ils sont tous victime car leur père ou leur fils a choisi de faire de la politique. Oui car il a choisi son camp et assume ses positions. Oui car il croit à ses convictions et à l’unité d’un peuple.
 
De cette expérience riche, j’ai compris qu’on ne peut pas effacer une page d’histoire. Même si on essaye de l’arracher, l’histoire reste toujours l’histoire, elle nous hantera et nous jugera. C’est de ces valeurs que je m’identifie. Si un clan ne reconnaît pas qu’un jour j’étais l’un de ces hommes qui ont gouverné ce pays, cette île, l’histoire retiendra toujours cela. Ma déportation à Moroni durant plus de dix ans pour combattre le séparatisme si des gens l’oublient, l’histoire elle en reconnaît.
 
Le métier d’enseignant, je l’aime et je l’exerce avec dévouement. Préparer mes cours, me retrouver devant les élèves est un exercice plaisant et noble. Reprendre la craie n’a jamais été un problème pour moi car partout dans ce pays on m’appelle foundi. Je suis fier de l’être. Je me sens fier d’avoir eu la chance et le privilège de contribuer à façonner les élites de ce pays, chose que nous avons eu à valoriser avec le lycée d’excellence. Mes adversaires ont très vite compris cela. Après une affectation au lycée de sima pendant les vacances, je m’y suis vite affecté au collège de Ouvanga, j’y allais avec les mêmes dévouements d’hier. Comment alors m’atteindre ? C’est de revoir en baisse mon salaire sans tenir compte de mes vingt ans d’ancienneté et de mes avancements pour finir par ma suspension, car j’ai juste choisi un camp.
 
Si en politique pour combattre l’adversité, c’était par la violence, la persécution et l’humiliation, les sciences politiques seraient alors obsolètes. Merci à toi qui te reconnaîtra en me lisant. Toi seul dont le libéralisme et la largeur se vue t’ont permis de chercher à avoir les raisons évidentes d’une suspension avant de la signer. Et toi qui par incapacité et acharnement, tu l’as signé, j’avoue ici que tu n’as agi que par ignorance des règles, je te comprends et te pardonne.
 
Mohamed Affane
Les inégalités sociales qui rongent mon pays, mon île natale

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