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Les Lèche-culs, «lèche-bottistes» et la dictatrice Ambari

Les Lèche-culs, «lèche-bottistes» et la dictatrice Ambari

La courtisanerie obséquieuse devant la dictatrice en jupons

Par ARM

     Nous sommes en juin 2011. Ikililou Dhoinine, élu le 26 décembre 2010, vient finalement d’être investi Président de l’Union des Comores, après 6 longs mois de «stage» décrétés par Ahmed Sambi, Président sortant qui ne voulait pas sortir. Quelques secondes seulement après la cérémonie, Hadidja Aboubacar, son épouse, prenait l’avion pour New York, à la tête d’une légion de pique-assiettes qui n’avaient strictement à y faire. Officiellement, c’était pour participer à une conférence de Premières Dames sur le SIDA. L’argent de poche pour cette petite gâterie était de 48.000 euros (24 millions de francs comoriens), sans compter le prix des billets et de l’hôtel, et il avait fallu demander une rallonge spéciale à Moroni. Les Mohéliens de Beït-Salam commençaient très mal un mandat qui allait se terminer très mal.

Pendant 5 ans, Hadidja Aboubacar régna en maîtresse de l’univers sur les Comoriens, arrivant à se faire détester de tous et de toutes, surtout de ceux et de celles qui lui faisaient des protestations d’amitié, de fidélité et d’allégeance matin, midi et soir. C’est dans sa cuisine qu’elle recevait les visiteurs du jour et du soir, les solliciteurs et les mendiants de postes. C’est dans cette même cuisine que ministres et Directeurs généraux faisaient allégeance, les deux genoux à terre. C’est dans cette même cuisine que le «ventriote» Azali Assoumani quémanda son deuxième mandat frauduleux et anticonstitutionnel. Reine incontestée et Impératrice incontestable des Mohéliens de Beït-Salam, elle était détestée surtout par ceux qui avaient été gavés, choyés et allaités par Ikililou Dhoinine. Elle a été au centre du tract historique «Kala Wa Dala» de mai 2014, œuvre grandiose de littérature subversive née sous la plume acerbe et sulfurique des cousins et neveux d’Ikililou Dhoinine. Elle en sortit brisée à vie, mais sans en tirer la moindre leçon de modestie, d’humanité, de politesse, de respect et de respectabilité.

Comme la dictature de Hadidja Aboubacar était décriée, les Comoriens avaient eu la faiblesse de croire que celle qui prendrait sa place à Beït-Salam à compter du 26 mai 2016 allait tout faire pour se faire aimer et pour se faire respecter, en adoptant une attitude digne et dénuée de tout mépris envers les gens. Or, depuis son retour anticonstitutionnel à Beït-Salam, la dictatrice Ambari, première épouse du dictateur Azali Assoumani, refusant de tirer toute leçon salutaire de la période où elle avait été haineusement surnommée «la Générale» (1999-2006), a repris ses vieilles habitudes, celles qui ont fait sa sinistre et détestable réputation. Plus grave encore, alors que Hadidja Aboubacar traitait ses affaires dans sa cuisine, la dictatrice Ambari aime être vue en public, et adore quand ministres et Directeurs généraux dégoulinant de la servilité la plus obséquieuse lui font allégeance en public pour exprimer leur fidélité perpétuelle et leur déférence. Les Bellou, Saïd-Ali Chayhane et autres Maoulana Charif et Mohamed Bacar Dossar sont des habitués du fait.

     La pauvre! En octobre 2016, en plein naufrage de son mari à Paris, il fallait la voir courir sur le perron de l’Élysée pour aller saluer le Président François Hollande, alors qu’elle n’avait strictement rien à y faire puisqu’il n’y avait pas de cérémonie protocolaire, mais juste des échanges interétatiques qui ont duré quelques minutes. Ce jour-là, elle n’avait aucune place à l’Élysée. Aucune! Elle n’a pas raté un seul des voyages interplanétaires de son dictateur de mari. Pourtant, elle n’a jamais pu expliquer aux Comoriens la raison d’être de sa bougeotte mondiale. À Beït-Salam, elle terrorise tout le monde, et personne n’ose la prendre à la légère, surtout en cette période où elle est devenue particulièrement haineuse, acide, aigrie, acariâtre et insupportable comme une mégère. Chantre du «rattrapage ethnique», elle est à l’origine de la plupart des 62 nominations stratégiques concernant des gens de Mitsoudjé, soit plus de désignations que celles opérées au profit d’Anjouanais et de Mohéliens réunis dans la IIème «Ripoux-blique» de Mitsoudjé. Ollé!

Cela étant, il est difficile de dire d’elle ou de Hadidja Aboubacar, qui est la plus détestée des Comoriens, qui est la plus maudite d’eux, qui est la plus insultée d’eux. On en saura un peu plus le jour de 2021 où la dictatrice Ambari sera poussée par Satan pour tenter de devenir la Gouverneure de la Grande-Comore par voie électorale. Si Dieu lui prête longue vie. Et que Dieu nous prête longue vie, notamment pour la voir se faire humilier comme du poisson pourri pêché au large de Fagatogo.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 10 février 2017.

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