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Les marmites d’Azali Assoumani et Mouigni Baraka

Les marmites d’Azali Assoumani et Mouigni Baraka

Nos «présidentiables» ne connaissent pas le fond de leurs marmites

Par ARM

   Taratata! À d’autres! À d’autres! Les deux «présidentiables» Azali Assoumani Baba et son alter ego Mouigni Baraka Saïd Soilihi sont tellement sûrs d’eux et de leurs proches qu’ils se croient obligés d’en rajouter et de dire partout où il y a des êtres humains que dans leurs familles politiques tout va bien. Pourtant, ils ont tort. Le premier est le Gouverneur Mouigni Baraka Saïd Soilihi, dont le colistier à la Grande-Comore n’est autre que mon frère de sang Ibrahim Ali Mzimba. Tous ceux lisent les articles de ce site connaissent la sincérité de ma relation avec Maître Ibrahim Ali Mzimba, un vrai frère de sang, je le répète avec joie et fierté. Eh bien, il temps d’affirmer aux lecteurs et lectrices que mon frère de sang Ibrahim Ali Mzimba est aujourd’hui un homme très malheureux. Oui, Maître Ibrahim Ali Mzimba est un homme très malheureux, mais ne le dit pas dans la rue mais sous le manteau, et Mouigni Baraka Saïd Soilihi ne le sait même pas. Si on veut connaître la raison du malheur de Maître Ibrahim Ali Mzimba, il faut savoir que l’un de ses amis parmi les plus sincères lui a dit sans prendre des gants: «Ibrahim, tu es un homme d’une grande classe. Tu es la classe elle-même. Tu es un homme très raffiné. Tu es synonyme de raffinement. Tu adores les bonnes manières. Mais, je ne te comprends plus. Je ne comprends pas et je ne comprendrais jamais les raisons qui t’ont conduit à faire alliance avec un rustre comme le Gouverneur Mouigni Baraka au point d’être son colistier pour la Grande-Comore lors de l’élection présidentielle. Tu te comportes comme un homme qui mange du caviar Beluga ou Petrossian et qui, au lieu de l’accompagner avec un bon vin de table, boit une bière de bas niveau. Tu n’étais pas comme ça avant. Qu’est-ce qui t’arrive? Tu te comportes comme un homme qui a du bon vin et qui, au lieu de le prendre avec du saumon, le prend avec du riz et des feuilles de manioc. Tu diras tout ce que tu voudras, mais personne parmi tes amis qui t’aiment et t’apprécient le plus ne comprendra les raisons qui t’ont conduit à ce choix politique malheureux et désastreux».

   Connu pour son caractère bien trempé et pour sa franchise, Maître Ibrahim Ali Mzimba n’a même pas eu besoin de réfléchir longtemps. Il lança à son interlocuteur avec l’air d’un garçon boutonneux et gommeux surpris la main dans le pot de confiture: «Comme si je ne m’en rendais pas compte. Comme si je ne m’en rendais pas compte, et comme si je ne le regrettais pas! Donc, ne fais pas trop de mouvements du couteau dans la plaie. C’est un choix que je regrette profondément, mais les choses sont allées très loin, et maintenant, je ne sais même pas comment je pourrais faire marche arrière et abandonner Mouigni en rase campagne, sinon je l’aurais fait sans hésiter. Le comble, c’est que je ne peux pas faire marche arrière. Je viens de commettre un désastre politique qui me poursuivra toute ma vie politique. Cette alliance est désastreuse, mais il est trop tard pour sortir de la chose. Je me sens très malheureux mais je ne peux pas l’avouer en public». Seulement, Mouigni Baraka Saïd Soilihi ne connaît pas l’état d’esprit de son colistier pour la Grande-Comore. Il lève les mains au ciel en signe de prière avec quelqu’un qui trouve qu’il n’est pas à sa place à ses côtés, car il le trouve rustre, pas commode et très maladroit en politique. Le frère de sang Ibrahim Ali Mzimba fait partie de ces acteurs politiques comoriens qui ont agi sur un coup de tête et qui, après réflexion, se rendent compte qu’ils ont mal agi. Cela se voit surtout dans les rangs de ceux qui, à un moment donné, avaient cru que se ranger derrière Ahmed Sambi était la panacée universelle, jusqu’au moment où ils rendirent compte qu’ils ne pouvaient commettre pire bêtise. Dans le cas de Maître Ibrahim Ali Mzimba, la plupart de ses amis les plus sincères avec lui n’ont pas manqué de lui faire part de sa bêtise en s’alliant avec le boxeur-catcheur Mouigni Baraka Saïd Soilihi devenu académicien, depuis qu’il crée des mots qui ne sont connus que de lui seul.

   Aujourd’hui, Mouigni Baraka Saïd Soilihi crâne en public pour dire qu’il est le meilleur des candidats à l’élection présidentielle de 2016, mais que vaut un «présidentiable» qui ne sait pas que son colistier n°1 n’a que mépris à son égard et se dit malheureux à ses côtés? Que vaut un acteur politicien qui ne connaît pas le contenu de sa marmite et l’état d’esprit de ses alliés? Les tenues traditionnelles très colorées du Gouverneur Mouigni Baraka Saïd Soilihi sont sympathiques, mais sonnent faux face à la déferlante de dénigrement de Maître Ibrahim Ali Mzimba, qui est un homme malheureux aujourd’hui à la suite de la conclusion d’une alliance politique qui ne devait pas voir le jour. C’est trop moche, et l’enfant de Dembeni le reconnaît quand il est avec ses proches.

   Habitué à avancer comme un taureau dans l’arène, Mouigni Baraka Saïd Soilihi ne s’est pourtant pas fait prier pour débiter des phrases hors de propos à Itsandra le samedi 31 novembre 2015. On l’a entendu dire notamment que «ma candidature, c’est vous qui l’avez demandée et je vous le jure que la décision m’était très difficile à prendre», alors qu’il est candidat à l’élection présidentielle de 2016 depuis le 26 mai 2011, jour d’investiture du Président Ikililou Dhoinine, et personne ne le lui avait demandé à l’époque. Naturellement, quand il dit que «je vous avais promis de faire cinq ans d’entente et de cohabitation paisible avec le pouvoir central, j’ai tenu promesse», ce n’est pas entièrement vrai parce que, en avril 2015, on a vu comment il était parti téter sur le sein d’Ahmed Sambi, alors que si cette alliance avait fait long feu, la rupture avec le Président Ikililou Dhoinine aurait été consommée. Et puis, le chef de l’État l’a toujours laissé faire parce que, quand il le voit biberonner avec son long chapelet d’ambre qu’il a ramené spécialement de La Mecque à la suite d’un pèlerinage à caractère politique, il se dit que le Gouverneur est un croyant sincère. Allez savoir…

   On sait que Mouigni Baraka Saïd Soilihi est le numéro 17 des Cœlacanthes, l’équipe nationale de football des Comores. Il a même reçu son maillot n°17 de Tourqui Salim, le très dynamique et sympathique Président de la Fédération comorienne de Football. Et depuis, il a fait de son maillot n°17 une mascotte politique, allant jusqu’à déclarer à Itsandra qu’il veut faire «du nouveau visage des Cœlacanthes un modèle de réussite des Comores unies dans la diversité au service du développement du pays». Cette tentative de récupération politicienne des Cœlacanthes, équipe nationale, est indigne et malsaine. Les Cœlacanthes sont une équipe nationale et resteront une équipe nationale. Les Cœlacanthes ne sont la propriété d’aucun clan politique, et cela doit se savoir. Il va sans dire que quand Mouigni Baraka Saïd Soilihi dit que son mandat de Gouverneur est «tout blanc et sans tache aucune», il fait rire beaucoup de gens parce que c’est tout à fait le contraire qui s’est produit au Gouvernorat de la Grande-Comore depuis qu’il s’y est installé en 2011. Et puis, en autorité au bilan très terne et en berne, il aurait dû ne jamais prononcer cette petite phrase: «J’invite chacun à montrer ce qu’il a fait» alors qu’il a été incapable de montrer «ce qu’il a fait» au Gouvernorat de la Grande-Comore, lui qui a été incapable de réaliser le moindre projet, lui qui s’approprie les réalisations du gouvernement de l’Union et qui a été incapable de montrer la moindre reconnaissance à son fidèle Djaé Ahamada Chanfi, devenu un candidat dissident au Gouvernorat et incapable d’avaler le dernier coup de Jarnac de son «ami» Mouigni Baraka Saïd Soilihi, qui a jeté son dévolu sur un autre candidat.

   Du côté de la CRC d’Azali Assoumani Baba, c’est également la joie parce que l’ancien Président est accusé d’imposer des choix unilatéralistes de manière «unilatérale», sans aucun respect pour les autres membres du parti, comme cela s’est vu lors de la désignation de Hamidou Karihila pour représenter les couleurs du parti aux élections gubernatoriales de 2016, alors que Maoulana Charif rejette ce choix depuis longtemps. Les remous au sein de la CRC sont tellement intenses que les caciques du parti se croient de crier sur les toits qu’«il existe quelques divergences tout à fait normales dans un groupement. On ne peut pas à chaque fois partager le même au premier coup. En politique, il faut beaucoup d’ambitions d’où ces divergences, mais il n’y a rien de grave». Alors, comme tout est «normal» et qu’«il n’y a rien de grave», pourquoi faire des réunions publiques pour dire aux gens que tout va bien? En réalité, Azali Assoumani Baba est comme son futur concurrent Mouigni Baraka Saïd Soilihi: il ne connaît pas le contenu de sa marmite. S’il prépare ses repas dans une cocotte-minute, un jour celle-ci va lui exploser à la figure et faire du vilain. Mouigni Baraka Saïd Soilihi et Azali Assoumani se voient chacun à Beït-Salam, mais aucun d’entre eux ne se donne la peine de s’intéresser à ce qui se passe dans sa propre famille politique. Quelle belle performance politique.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 6 décembre 2015.

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