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Les mensonges d’Ibrahim Ali Mzimba sur ses vertus

Les mensonges d’Ibrahim Ali Mzimba sur ses vertus

Ses mensonges le pousseront vite à s’autoproclamer Dieu!

Par ARM

       Commençons par lire la lettre d’Ibrahim Ali Mzimba à ses électeurs, si tant est qu’il en a.

Lettre à mes électeurs

J’ai pris une décision difficile, et c’est de mon devoir et la responsabilité de m’adresser à vous aujourd’hui.

La politique est un engagement, pas une carrière.

Je suis entré en politique en 2004, la même année où j’ai prêté serment pour embrasser la carrière d’avocat. Mon métier est d’être avocat, défendre les intérêts de mes clients. Mais j’ai aussi des convictions, des idées, c’est pourquoi j’ai entamé un parcours politique. Je me suis engagé, il y a 15 ans. J’ai voulu apporter des idées novatrices, une vision différente, une autre façon de faire de la politique.

Cette différence, c’est notamment de refuser d’être proche du pouvoir. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai été un opposant politique. Je n’ai jamais cherché à mener une carrière opportuniste, à monnayer des avantages que donnerait la proximité du pouvoir, ou l’exercice du pouvoir. Pourtant, j’ai été invité à plusieurs reprises ces dernières années à entrer au gouvernement. Je n’ai pas accepté, car ma conception de la politique est la capacité à agir, à transformer, à faire progresser les intérêts de mon pays, l’intérêt général. J’ai refusé de m’engager dès lors que je n’avais pas de poids dans le processus décisionnel.

Je revendique mon intégrité morale dans l’exercice de mes responsabilités publiques. J’ai occupé par le passé les postes de commissaire aux affaires étrangères, puis de ministre des Affaires étrangères. Nous connaissons le contexte du scandale de la vente de la citoyenneté économique, la recherche de l’enrichissement personnel de quelques-uns conduisant à jeter le discrédit sur tout un pays, et ses ressortissants. Rien ne peut m’être reproché dans l’exercice de mes fonctions ministérielles. À maintes reprises, j’ai été sollicité à apposer ma signature sur des passeports diplomatiques à connotation fantaisiste, et sans effet réel sur notre pays. J’ai refusé catégoriquement.

Mon indépendance d’esprit, ma probité, m’ont conduit à être soutenu par ma région. Je ressens de la fierté à avoir su conquérir la confiance de mes électeurs, que je n’ai jamais trahi [Sic: «Trahis»] en politique.

Je me retrouve devant vous aujourd’hui pour vous annoncer que je quitte la vie politique, pour me recentrer sur mon métier d’avocat. Ce n’est pas un renoncement à mes idées, mes idéaux. Mais en 15 ans d’engagement, je ne peux nier l’usure du temps. Comme je le disais dans mes propos introductifs, la politique n’est pas un métier. Il faut laisser du champ pour des hommes et des femmes plus jeunes talentueux, fougueux, puissent émerger et porter à leur tour des idées nouvelles, un combat, avec une énergie qui leur est propre.

Je veux aujourd’hui, loin des cercles du pouvoir, exercer mon métier. Je veux défendre ceux dont les intérêts sont menacés. Je me dois de le faire dans la sérénité, loin de l’exposition médiatique de notre vie politique. Je tiens à remercier chaleureusement ma région, le Grand Badjini, mes électeurs qui m’ont apporté leur confiance pendant toutes ces années. J’ai été élu député, et je suis fier d’avoir porté leur parole à l’Assemblée nationale. À chaque rendez-vous électoral, j’ai reçu leur soutien toujours indéfectible, sans faille. Je n’ai pu exister en politique que grâce à eux, et je ne les oublierai pas.

Ibrahim Ali Mzimba

Tout cela est bien dit. Mais… Mais, Ibrahim Ali Mzimba est un fieffé menteur. Il n’a pas prêté serment en 2004 mais en 2005. Il était candidat à la députation en 2004 mais n’a pas été élu. En 2007, à l’élection présidentielle de la Grande-Comore, il s’était aussi présenté. Il a fait, malgré les moyens colossaux jetés dans la campagne, un score minable. Ce fut sa deuxième tentative. Deux ans plus tard, grâce à Abdou Souefo, il est élu Député en décembre 2009. En cinq ans de législature, il n’a laissé aucune emprunte, aucune proposition de loi, ni amendement. Rien. Cinq ans plus tard, il s’est porté candidat à sa propre réélection. La suite, nous la connaissons: sa caution n’a même pas été remboursée car il n’avait même pas accédé au second tour. Le Député sortant fut battu dès le premier tour.

Plus grave encore, il était au côté du Président Saïd Mohamed Djohar depuis 1990. Il a été nommé ministre en 1997, et il le resta 6 mois, puis viré pour incompétence par le Président Mohamed Taki Abdoulkarim. Contrairement à ce qu’il dit sur ses 15 ans de vie politique, Ibrahim Ali Mzimba est en politique depuis 29 ans. Il ment à ce sujet. Il s’est enrichi par la politique. Il a été nommé ministre grâce à Untel, qui avait recommandé sa nomination après l’éclatement de la crise sécessionniste d’Anjouan en 1997.

Il a fait des centaines de millions de francs comoriens grâce à des marchés obtenus frauduleusement, en utilisant ignominieusement le nom du Vice-président Mohamed Ali Soilihi. Il agit de la même façon, s’enrichit de la même façon, fait fortune par la magouille en politique comme au Tribunal. On se souvient de la façon par laquelle la CEE, devancière de la MAMWÉ, lui a construit sa maison de Voidjou. On sait aussi comment, suite à un appel d’offres truqué en 2011, le marché du port de Moroni a été attribué à COFIPRI SA. Encore lui. Il est devenu l’avocat de COFIPRI SA depuis. De nombreuses personnalités qui avaient siégé à la séance d’attribution du marché en question, comme Fahmy Thabit, avaient toutes été invitées à Antananarivo pour fêter la victoire: fiesta, Mesdames et Messieurs.

Quant à son métier qui dit vouloir retrouver, l’avocat imposteur s’est fait une spécialité: la concussion, la collusion d’intérêts, la magouille et l’achat de magistrats. Ce sont ses marques de fabrique. Son élève chéri, Maître Aïcham Itibar, est sur ses traces. La plus grosse magouille d’Ibrahim Ali Mzimba et Aïcham Itibar a eu lieu en 2018. Alors que, pendant longtemps, Ibrahim Ali Mzimba fut le porte-valises et avocat de Bashar Kiwan, il représentait les intérêts de la société CGH du même Bashar Kiwan. Il a liquidé les biens appartenant à son client, la société CGH, avant de se retourner contre ce client. Quelle est la raison? La CGH s’est retrouvée en conflit entre les associés dans la Banque fédérale des Comores (BFC). Les associés sont, entre autres, Bashar Kiwan et un Cheikh du Koweït.

Dans ce conflit, Ibrahim Ali Mzimba n’a pas hésité à tourner le dos à son client Bashar Kiwan et à sa société pour défendre les intérêts des Koweïtiens. Il y a eu l’une des pires fautes déontologiques pour un avocat: le conflit d’intérêts. L’affaire est portée devant le Tribunal arbitral de Moroni siégeant à la Chambre du Commerce. Comme par hasard, un ancien juge arbitral qui avait exercé à la Chambre est ressorti de nulle part. Ce juge n’est autre que le gendre idéal Aïcham Itibar. Allié inconditionnel d’Ibrahim Ali Mzimba, il n’a pas hésité à siéger comme juge arbitral alors qu’il est avocat et notoirement proche de ce dernier. Gravissime: un avocat peut-il être juge arbitral et de surcroît avocat au Barreau du ressort de la Cour d’Appel dont dépend aussi la Chambre de Commerce?

La sentence n’a surpris personne: Ibrahim Ali Mzimba et son nouveau client ont gagné le procès grâce à Aïcham Itibar. C’est très sale. Pouah! Aïcham Itibar a empoché au passage 24 millions de francs comoriens (48.000 euros) de la part d’Ibrahim Ali Mzimba, qui veut nous faire croire aujourd’hui qu’il est propre. Déjà, en 2015, lorsqu’il avait perdu les élections législatives, Ibrahim Ali Mzimba avait annoncé devant la presse son retrait de la vie politique. 10 mois plus tard, il fut le colistier de Mouigni Baraka Saïd Soilihi. Il se dit vertueux. Son supposé retrait de la politique est une nouvelle duperie. C’est un tricheur.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 18 juillet 2019.

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