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Les partisans de Mohamed Ali Soilihi sur un petit nuage

Début de mobilisation, à Cachan, des partisans du Vice-président

Par ARM

     Ils étaient tous là, ou presque. «Presque». Oui, «presque», et le «presque» est de rigueur parce qu’il manquait quelqu’un: Mohamed Saïd Harouna, le grand notable, l’ami du Président personnel du Président Ikililou Dhoinine et du Vice-président Mohamed Ali Soilihi. Son absence n’est pas due à une mauvaise volonté, mais parce qu’il vient de perdre un membre de sa famille, et il devait sacrifier aux cérémonies rituelles et aux formalités administratives subséquentes. «Ils», ce sont les plus fervents partisans du Vice-président Mohamed Ali Soilihi en région parisienne et au-delà. Ce dimanche 20 septembre 2015, ils s’arrangèrent pour se retrouver dans une salle de conférence du Centre socioculturel de Cachan, mobilisée par Hassan Assoumani dit Giscard, afin de parler de la mobilisation en faveur de la candidature non encore déclarée de leur champion à l’élection présidentielle de 2016. La réunion, la première du genre au cours de la campagne électorale à venir, était placée sous la présidence de l’ancien ministre Mohamed Taki Mboreha et de Bourhane Mohamed, très en verve, et a été l’occasion de rassembler des dizaines de partisans (une centaine de personnes), souhaitant commencer les travaux pratiques, après des semaines de réunions restreintes dans des endroits privés. Comme l’élection de demain se prépare et se gagne aujourd’hui, il avait fallu que les uns et les autres s’expriment, d’abord, pour affirmer leur soutien au Vice-président dont la candidature joue les arlésiennes, et pour élaborer une stratégie de bataille électorale pour un scrutin présidentiel qui promet d’être d’une dureté d’airain, compte tenu de ses enjeux.

     Hommes et femmes, cadres, fonctionnaires, grands notables et autres étaient présents, venus de toutes les origines socioprofessionnelles et géographiques des Comores. La ville de Djongué était formidablement représentée dans la salle. Et le fait que le père Mohamed Zaïne, ancien Député des Comores, grand commis de l’État aux Comores et en France, soit dans la salle en dit long sur l’importance que les organisateurs accordent à l’événement. Et, la grande tradition a été scrupuleusement respectée, puisque la réunion a commencé par une psalmodie du Coran.

     Par la suite, Mohamed Taki Mboreha demanda une prière pour les Comores, pour les anciens Présidents des Comores et pour les autorités comoriennes en exercice, une prière qui fut suivie de la lecture du Coran, étant précisé que les anciennes autorités du pays ont fait ce qu’elles croyaient bien pour le pays et ont fait ce qu’elles ont pu. Pour Mohamed Taki Mboreha, en 2016, il va y avoir une pléthore de candidats, mais le bon candidat doit être celui qui est connu, qui connaît la gestion étatique et qui connaît les gens. Le travail de Président de la République n’est pas une sinécure, et il faut au moins deux ans pour savoir ce qu’être chef d’État, et parfois on peut finir son mandat sans avoir compris les soubassements de la fonction présidentielle. Quand un Président appelle un homme compétent à ses côtés, ce n’est pas pour son visage, mais pour sa compétence, et il arrive que les partenaires des Comores aient une prédilection pour le candidat qui est le mieux à même pour défendre les intérêts du pays, celui qui a le plus de crédibilité et d’amour pour son pays. «Cet homme est le Vice-président Mohamed Ali Soilihi», a-t-il tenu à souligner dans un tonnerre d’applaudissements et d’acclamations. Et le Président Ikililou Dhoinine a le grand mérite d’avoir engagé le pays dans un processus de redressement, de réconciliation et d’unité, et il faut le remercier avec ferveur et sincérité. Le gouvernement actuel travaille sérieusement sur le dossier du pétrole et du gaz, et cela ouvrira de larges perspectives à l’économie comorienne. Les mérites du Président Ikililou Dhoinine et du Vice-président Mohamed Soilihi doivent être connus, reconnus et non tus. Et, en la matière, le rôle du Vice-président Mohamed Ali Soilihi a été déterminant. Depuis que le Président Ikililou Dhoinine est installé à Beït-Salam, la paix et la sécurité sont devenues des réalités aux Comores, et cela permet au pays d’avancer dans la bonne direction, celle de l’unité et du redressement économique et social. Bientôt, les problèmes d’énergie seront un lointain souvenir, parce que le gouvernement travaille pour trouver les solutions adaptées. Les prières de la population doivent être dirigées vers le Président Ikililou Dhoinine et vers le Vice-président Mohamed Ali Soilihi.

     Pour Bourhane Mohamed, le Président qu’il faut aux Comores, c’est Mohamed Ali Soilihi, dont la compétence est reconnue notamment par Édouard Saouma dès les années 1980 quand il dirigeait la FAO à Rome de 1976 à 1993, et quand cette reconnaissance a été exprimée, lui Bourhane Mohamed, était présent dans la capitale italienne avec son futur candidat.

     Mohamed Ali Soilihi est le meilleur candidat, martèle Archak, qui insiste sur le fait que les Comoriens sont de plus en plus exigeants en matière de bonne gouvernance, et Mohamed Ali Soilihi remplit toutes les conditions du bon Président pour les Comores de 2016 à 2021. Gérer le dossier du pétrole et du gaz n’est pas un dossier qu’on peut confier à un novice qui ne comprend rien aux affaires étatiques. Mohamed Ali Soilihi avait décidé de faire annuler la dette des Comores, il l’a fait. Pour Mohamed Ali Soilihi, «la dette des Comores est un cancer qu’il faut soigner par ablation car elle hypothèque toutes les possibilités de développement du pays. Et quand la pirogue est pleine d’eau, il faut la vider et faire en sorte que cette eau ne revienne plus dans l’embarcation». Mohamed Ali Soilihi est très compétent, et il faut que ceux qui ne le savent pas le sachent. Il a une longue expérience étatique, mais il n’avait pas encore assumé des fonctions de chef d’État pour appliquer sa propre politique. De ce fait, il ne pouvait mettre en œuvre le programme qu’il peut appliquer s’il est élu Président des Comores en 2016. La Grèce nous sert d’exemple pour bien savoir une chose: sans expérience sérieuse de la part des autorités, il n’y a pas de crédibilité internationale pour l’État qu’elles représentent. Pour gérer une bonne campagne électorale, seul le principe du volontariat doit prévaloir, et les partisans de Mohamed Ali Soilihi sont prêts à donner de la voix et à accompagner leur candidat jusqu’à la Présidence de la République.

     Un intervenant d’origine anjouanaise, avec sa voix de tribun, expliqua à une assistance gagnée par l’enthousiasme qu’un homme seul ne fait pas fonctionner un État, et qu’il faut une mobilisation de tout le monde. Il va y avoir trop candidats, mais, il faut que les Comores fassent le bon choix, celui de Mohamed Ali Soilihi. Les Comores ne doivent pas faire le mauvais choix, alors qu’elles ont la possibilité d’élire un bon Président, le meilleur, qui ne peut être que Mohamed Ali Soilihi. Il y a des gens qui vont parler d’arriérés de salaires, mais ceux-ci ne constituent pas une nouveauté aux Comores. Quand on parle d’un Président qui doit être connu à l’étranger, qui connaît les partenaires des Comores et qui sait comment on dirige un État, il ne peut pas s’agir d’Ahmed Sambi, parce que l’argent de «sa» Fondation Fatima n’a pas été vu par les Comoriens. Or, ce que fait Mohamed Ali Soilihi est connu des Comoriens et des partenaires des Comores.

     Mme Soimata Saïd Djambaé insiste sur l’électorat féminin, qui constitue la majorité des votants, mais les femmes ne sont pas impliquées dans les élections. Mohamed Ali Soilihi est une chance pour les Comores parce qu’il est connu et n’a pas besoin d’aller dire qui il est aux Comoriens et aux partenaires des Comores, contrairement à d’autres. Les investisseurs sont aux portes des Comores, mais ont besoin d’être rassurés. Mohamed Ali Soilihi donne cette assurance à tout le monde. Et, dans une voix teintée de colère froide, elle lance sous les applaudissements de toute la salle: «Nous ne voulons plus être vendus, comme Ahmed Sambi l’a fait, en nous vendant et notamment en s’appropriant la Maison des Étudiants comoriens à Dubaï. Des dossiers très lourds existent contre lui et seront dévoilés le moment venu».

     Adam Mohamed Soilihi est pour la mise en place d’une structure chargée de travailler sur la campagne électorale du Vice-président Mohamed Ali Soilihi. Fazul Mchangama est dans la même longueur d’ondes. Il faut une équipe percutante et dynamique pour réussir une très forte mobilisation à partir de Paris. Avant la fin de la réunion, le Comité de Soutien et le Comité des Sages ont été constitués, Mohamed Taki Mboreha étant choisi, selon la formule imagée de Bourhane Mohamed, pour être «le pivot central de la maison».

     Assane Assoumane est l’organisateur de l’événement. Il a réussi son pari de réunir les Comoriens pour que l’élection de Mohamed Ali Soilihi ne soit pas une simple affaire mbéno-mbénienne, mais une affaire nationale concernant les Comoriens de tous les horizons et toutes les origines. Il est pour une dynamique de groupe afin que les équipes de campagne innovent et sortent des sentiers battus.

     Abdou Zaki déclare réelle la disponibilité de nombreux Comoriens pour se mettre au service de la campagne électorale du Vice-président Mohamed Ali Soilihi. Et il rappelle ce que tout le monde sait déjà: «Quand il y a une élection aux Comores, on se mobilise en France, les candidats se bousculent en France, mais ils oublient les Comoriens de France tout de suite après le scrutin». Mais, rétorque Bourhane Mohamed, le champion des métaphores et des formules imagées, «Mohamed Ali Soilihi ne confie jamais la fumée à son vis-à-vis, mais la cigarette elle-même». Nouveau tonnerre d’applaudissements dans une salle entièrement acquise à l’homme du jour: le Vice-président Mohamed Ali Soilihi.

     Bacar Mmadi a parlé de l’unité des Comoriens et a vanté les mérites du Vice-président Mohamed Ali Soilihi et de la dynamique qui se crée autour de son nom pour tirer les Comores vers le haut. Il poursuit: «Aux Comores, on n’arrive plus à compter le nombre de candidats qui vont se positionner pour les élections des Gouverneurs des îles et du chef de l’État. Les Comoriens veulent s’unir et se rassembler autour de la candidature de Mohamed Ali Soilihi, mais nombreux sont ceux qui souhaiteraient être candidats pour le poste de Gouverneur et de Vice-présidents de l’actuel Vice-président».

     Le père Mohamed Zaïne reconnaît l’ampleur de la mobilisation des personnes présentes avant tout pour leur pays. Pour lui, «aujourd’hui, les Comoriens se réunissent pour le bien de leur pays, à travers la candidature à l’élection présidentielle du Vice-président Mohamed Ali Soilihi». Personne de la génération du patriarche ne s’opposera au développement des Comores. Il poursuit: «Les Comoriens se mobilisent pour une candidature, mais avant celle-ci, c’est l’intérêt des Comores qui est en jeu. Si les personnes présentes jugent favorable la candidature de Mohamed Ali Soilihi, il faudra une mobilisation sincère pour le bien des Comores. Soutenir un candidat à une élection présidentielle n’est pas une charge légère. Toute mobilisation en faveur d’un candidat est une question d’amour, et cela nécessite de la sincérité et un engagement républicain. Les Comores ont besoin d’un remède, dans l’unité». Ceux qui vont élire le Président des Comores sont sur «la cinquième île des Comores», en France. Il remercie l’assistance au nom de Mohamed Ali Soilihi, tout en insistant sur le fait que l’intéressé doit venir parler de sa candidature aux Comoriens. «Les Comoriens sont les Comores» et «ma plus grande fierté, c’est d’avoir contribué à la formation supérieure de Mohamed Ali Soilihi, à qui j’ai fait attribuer la bourse pour l’Institut agricole» de Toulouse.

     Finalement, c’est Mohamed Abdoulfatah qui eut l’honneur de remercier l’assistance au nom du candidat non encore déclaré. Mais, surprise, avec des airs de conspirateur, Adam Mohamed Soilihi s’arrangea pour que le Vice-président puisse s’adresser à l’assistance par téléphone, dans un concert d’applaudissements. Ce fut un excellent discours de remerciement et d’encouragement. Pour les organisateurs de la réunion du dimanche 20 septembre 2015, celle-ci était un galop d’essai et, dans les jours à venir, les choses vont prendre de l’ampleur, notamment par une mobilisation qui va concerner de milliers de Comoriens.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 21 septembre 2015.

 

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