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LES SÉCRÉTIONS DE LA DEFAITE

Besoin d’apprendre pour mieux comprendre. En deux mois, les Comores accusent plus de cinq saisons. Pourtant nos parents nous ont appris qu’il y en a quatre dans l’année. Des ministres candidats, ne s’étaient pas détachés de leurs fonctions… Ils s’en foutaient royalement des doléances du peuple et des requêtes de leurs adversaires. Les outils de l’Etat comme la communication, le transport… ont été au service des candidats du régime… qui voulaient rester en grappin au pouvoir. Mais ça c’était avant. Passons.
Au départ vingt candidats malheureux, avaient revendiqué le recomptage des voix, après les avoir constatées entachées. Ces vingt, ont été ridiculisés par « l’omniregime » Houmed Msaidié avec des discours méprisants. C’est ainsi que le nom de « NARAWAZE » est né. Le pouvoir, détenait toutes les clés des instances organisatrices des élections. Il ne pensait pas qu’une autre porte n’est pas fermée. Celle de la voix du peuple. Les discours rassurants, pleins d’impertinence et de mépris face au peuple revendicateur et aux candidats de l’opposition, tenus aisément par Houmed Msaidié, illustraient le cas.
Pour ceux qui ont la mémoire courte
Lorsque les candidats de l’opposition ont déposé leur recours auprès de la Cour Constitutionnelle, la réponse négative a été sue de l’avance, sachant que cette instance soi-disant indépendante, est dans les mains du pouvoir. C’est par le pouvoir que ses membres sont nommés.
Alors le 104%, les Procès verbaux truqués en plus de 100 signés par la même main et même ancre pourtant zones différentes… étaient la preuve. La Cour C et le pouvoir ont balayé tout cela. La communauté internationale a cautionné cette aspérité par son sourd-oreille. Ni vu ni connu. Donc, rien n’a empêché Mr Moncef Marzouki de faire un constat illicitement positif. Et voilà, ces mercenaires administratifs au secours du pouvoir, ont validé leur part. Mohamed Ali Mamadou et ses colistiers, notamment Msaidié sont admis pour le 10 avril, alors que battus dès les primaires. Mais chut !!! On fabrique.
Un pouvoir qui devient opposition
Le vote du 10 avril 2016 a eu lieu. Le peuple s’est exprimé d’une manière que des rêves sont brisés. L’UPDC et ses alliés ont essuyé un échec cuisant. Oui, il est coutume chez les pays africains, qu’un pouvoir ne perd pas en principe des élections. Cela a fait que nombreux des candidats malheureux au primaire du 21 janvier 2016, croyaient aller se baigner dans l’opulence. Et là, malgré sa dépendance et son état corrompu, la CENI par miracle, a écouté le peuple qui veut que le Baobab soit déraciné. C’est un arbre centenaire sans fruit ni ombre. Pour la première fois, cette instance n’a cédé aux caprices des hommes du pouvoir en place. Echec surprenant.
La décision de la CENI, l’initiative à contre cœur de Dr Djaza de délibérer les résultats, est un choc à ceux qui se voyaient déjà au zest avec les gros bagnoles, les palaces en or, les voyages gratuits, les effets pervers… donc tous engloutis comme un château de sable. Et là, un fantôme erre et change de foyer. Le pouvoir crie : vol, irrégularité, urnes cassées dans des bureaux de vote à Anjouan, coup d’Etat constitutionnel car l’armée est intervenue pour la délibération des résultats à la CENI avant l’expiration de la date, que voulaient les candidats du pouvoir… Et là, il exige l’application de la loi. Une défaite inattendue qui a rendu le pouvoir ridicule à son tour. Ce groupe UPDC et amis…organisent une manifestation contre la machine que ce même pouvoir a mise en place. « Ehanywa sungurwa ya rengea ipvesi, iyo ndiyo yatsongo hulilia ye mwana». Enterrez ce joli cadavre, mecs, quelle que soit sa beauté.
Ironie du sort
Comment a-t-on pu voler des élections à un pouvoir qui a le contrôle de toutes les instances organisatrices des élections : la CENI, la Cour constitutionnelle, la Communauté internationale, l’Union européenne notamment… ? Pour les irrégularités et rajouts des voix, il faut d’abord faire un petit recul en arrière, en tout cas les primaires, sur lesquels s’inscrit l’histoire de 104¨% en faveur du candidat du régime. Pour les élections partielles, il faut avant tout penser au village de Salimani qui n’a eu pas droit au vote. Pour l’intervention des militaires afin que résultats soient délibérées par la CENI, il faut aussi penser à l’assemblée nationale où député Ali Hadji, doyen de cette instance avait fait appel à la gendarmerie pour chasser des députés de Juwa de l’Hémicycle, voulant revendiquer leur droit. Maman m’a dit : « Mchinda mdru na saya ya shindwao ».
Donc, l’arrogance des hommes au pouvoir, notamment Msaidié, a payé. Mais est-ce que le candidat du pouvoir osera encore une fois, sacrifier 300 millions de fc pour acheter la conscience du  président de la CC Loutfi Adinane, comme c’était lors des primaires, ou il va garder ce magot pour une retraite en or ? Comme a dit la valeureuse mère de sultan Msa Fumu, Mme Djana Nééma :« Djusa ye matso ba enge hudja djawu, ndo ya tsodjo fanya »   

SAID YASINE Said Ahmed
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