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L'état de droit: Les emblèmes nationaux qui souillent l’image du pays

L'état de droit: Les emblèmes nationaux qui souillent l’image du pays
Et si le changement commence par la modification des emblèmes nationaux (Hymne-Drapeau) ?

Les Comores au fond des abimes : Depuis 1978, les Comores sont plongés dans une situation de crise sans précédente Une crise aux multiples facettes, identitaire, sociale, culturelle et économique, dont la sortie  ne semble pas perceptible aujourd’hui.
Ainsi, à la recherche d’une solution, le salut passerait logiquement par le changement des fondamentaux ; à savoir les emblèmes de la république imposés au pays arbitrairement : En effet de plus en plus de gens préfèrent l’hymne national du temps de la révolution comorienne intitulé: Ugwana ngasi nuwa au détriment de l’actuel hymne : Beramu yisipepeya
L’histoire des Comores repose sur des fondements qui font  le terreau de de l’égo-démesuré, de la division, du sectarisme et de la corruption. Cela se passe en 1978, lorsqu’Ahmed Abdallah Abderahmane est arrivé au pouvoir le 13 mai de cette année par un coup d’état, en renversant le pouvoir révolutionnaire incarné par le Mongozi Ali Soilih. C’est le retour de ces hommes politiques que les comoriens appellent communément les béparés ou les verts. Parmi eux, il y a l’ancien président Ahmed Abdallah, l’ancien président M.Taki, M. Said Hassane, M. Oumari Tamou, le commandant Mohamed Amed, M. Ali Mroudjaé et les autres. Tous, ils ont manifestés la volonté d’effacer un pan de l’histoire des Comores, c’est-à-dire la révolution soilihiste qui a duré 2ans et 8mois.

Et les premiers actes à poser pour rompre avec le pouvoir précèdent, c’est le changement des emblèmes nationaux dont l’hymne national et le drapeau. En effet, en supprimant l’hymne national de la révolution (ugwana ngasinuwa si wakomori masiwa mane), le gouvernement d’Abdallah a lancé dans la foulée un appel à candidature et le comité en charge de trouver l’hymne a reçu une vingtaine de candidatures, et parmi ces titres celui de Hassane Djaanfar a été retenu, comme étant le prochain hymne national. Malheureusement, ce choix ne convenait pas au président Abdallah, qui se trouvait en ce moment-là en France. Dès son retour à Moroni, il réunit sa cour, composée des ministres et des barbouzes comme Bob Denard et Markes, pour choisir l’hymne parmi les 4 premiers sur les 20 titres qui concouraient. Sachant qu’un parmi ces 4 premiers hymnes, fut composé par des jeunes de Domoni, la ville natale du président. Et la suite nous la connaissons tous, c’est-à-dire Abdallah à fait son choix logique : Beramu yisipepeya… Car composé par les jeunes de son village. Pour le drapeau,  la situation fut similaire.

Le drapeau a aussi subi l’assaut des humeurs de nos présidents. Ali Soilih avait hérité d’un drapeau vert et 4 étoiles et il a simplement rajouté la couleur rouge des martyrs pour faire: vert-rouge, le croissant de lune et les 4 étoles symbolisant les iles. Le président Abdallah a porté sa touche à lui ; En revenant seulement au vert  plus le croissant de lune et 4 étoiles. Taki, à son tour est venu rajouter allah-Mohamad. Azali, lui il a proposée le drapeau de la gay-pride 5 couleurs, 4 étoiles et le croissant de lune.

Alors le moment est venu de se débarrasser de ses artifices claniques, c’est-à-dire revenir à l’hymne de la révolution et le drapeau rouge-vert et les 4 étoiles parce que ce sont les deux emblèmes reconnus aux nations unies dès l’accession de notre pays au concert de des pays libres.

De plus, les comoriens trouvent l’hymne associée à la révolution plus entraînant par les paroles et suscite un certain attachement et un patriotisme à la nation.
Il serait important que les autorités organisent un référendum pour permettre au peuple de trancher entre l’actuel hymne et celui du temps de la révolution, entre le drapeau actuel et celui présenté aux nations unies en 1975, par la voie des urnes. Toutefois, ce changement ne peut s’opérer que par l’organisation que par le respect des institutions.
Par ailleurs on peut comprendre le désintérêt portaient depuis 41 ans par les comoriens sur l’hymne national choisi par le président Abdallah compte tenue de la manière non démocratique qui relève de ce choix.

D’ ailleurs, c’est honteux et inadmissible, d’apprendre que l’ancien président Abdallah avait donné ordre, au lendemain de son putsch, de spolier l’artiste M.Abou CHABI qui a composé l’hymne de 1975: Ugwana ngasinuwo si wakomori masiwa mané… Tous les instruments qui lui ont été offerts pour récompenser son talent, furent réquisitionnés. Si l’on construire une nation juste, nous avons l’obligation de rétablir nos erreurs, par la reconnaissance cet immense artiste dans ses droits. Cet artiste mérite également la distinction nationale, le croissant vert pour tout l’éveil qu’il nous a apporté durant toute sa riche et talentueuse carrière.

Mbadakome
 
 

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