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L’État? Ni caserne, ni caverne d’Azali Assoumani Baba

L’État? Ni caserne, ni caverne d’Azali Assoumani Baba

Le bilan de 8 mois de deuil sonne le tocsin d’une dictature

Par ARM

     Le bilan est implacable. C’est un bilan entièrement et totalement négatif. Ce bilan pour le moins désastreux est celui du «ventriote» Azali Assoumani Baba. Pour tous les spécialistes de la chose politique comorienne, un défi insurmontable se présente aux griots, courtisans et idéologues dégoulinant d’obséquiosité envers un pâtissier obsédé à mort et jusqu’à la mort par le pouvoir. Aucun youyou, ni danse de «Bumping» de rue ou de «lélé-mama», les péchés mignons du dictateur de Beït-Salam, ne parviendrait à redorer un blason terni à jamais par la médiocrité crasse. Idriss Mohamed Chanfi, le thuriféraire quémandeur d’honneurs futiles et préséance sociale et nobiliaire, est dans son rôle de mendiant quand il pontifie stupidement en disant que «le Président a donc raison de fixer le cap de l’émergence». Le scélérat abhorré!

C’est juste une posture, un baroud de déshonneur de ceux qui ont essayé de jouer à l’avocat du diable et qui se terrent les uns après les autres. La voix des Nassurdine Ali Mhoumadi, Idriss Mohamed Chanfi, Msa Ali Djamal et autres Ahmed Bourhane et Abdou Katibou finira par devenir définitivement inaudible. La folle journée au cours de laquelle le fusilleur Azali Assoumani a fusillé les élèves du Lycée de Moroni a même délié des langues naguère obnubilées et enivrées par les promesses d’une campagne électorale de terreur sucrée.

À un moment où, en 2016, le livre d’une Canadienne sur la «citoyenneté économique» et celui d’un Comorien sur un crime électoral ont démontré la délinquance d’un Mohamed Bacar Dossar, la diplomatie comorienne se trouve paralysée. Les effets du livre d’Atossa Araxia Abrahamian sur le bradage des passeports comoriens au Moyen-Orient ont paralysé toute initiative diplomatique de la part de Mohamed Bacar Dossar, qui y est nommément cité parce qu’il avait été Directeur du Cabinet puis ministre des Finances de son cousin Ahmed Sambi dans cette affaire pernicieuse et qui avait préféré démissionner de sa haute fonction de Conseiller spécial d’Ikililou Dhoinine pour un poste de Directeur administratif et financier (DAF) de HSS, une structure en charge de tous les trafics du Chiisme libanais aux Comores.

Dès lors, Mohamed Bacar Dossar peut radoter et ergoter au sujet du prétendu «soutien» de l’ONU à un prétendu programme «d’émergence», alors que le Coordonnateur de l’ONU à Moroni a plutôt diplomatiquement invité le pâtissier Azali Assoumani à aller apprendre à Abidjan, Côte-d’Ivoire, les expériences des chefs d’État qui ont des choses à dire à partir de ce qu’ils ont mis en œuvre et non sur la base de radotages, salamalecs, marchandages et déclamations grandiloquentes d’illusionnistes maudits par Dieu et honnis par les hommes.

De cette affaire de «citoyenneté économique», parlons justement. Kiki cherche de l’argent dans tous les sens, partout et même en enfer, et a essuyé un refus absolu des Émirats Arabes Unis. Le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani n’avait pas hésité à ramener aux États-Unis en septembre 2016, lors de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU, Abou Achrafi Ali Bacar, le «Pablo Escobar comorien», dont il devrait exiger des Députés la levée de l’immunité parlementaire pour qu’un procès puisse se tenir et éclairer la nation et les partenaires des Comores sur son trabendo parallèle de la «citoyenneté économique» (8 milliards de francs comoriens), au lieu de le consolider en voyageant avec lui, avec un passeport diplomatique et le titre ronflant de Président de la Commission des Finances à l’Assemblée de l’Union des Comores. Un comble! Pour sa part, l’Union européenne a réaffirmé sa volonté de s’en tenir aux engagements déjà pris et aux projets ayant obtenu des financements, après avoir fait l’objet d’études de faisabilité. Qu’on se le dise!

Qui plus est, dans les changements indispensables pour conférer un minimum de crédibilité à cette histoire d’«émergence émergente de pays émergent», il aurait fallu au préalable se conformer aux règles de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), et ce, non pas comme le suggère Aïcham Itbar, l’ancien «stagiaire national», qui veut s’en servir pour que les 4 milliards de francs comoriens volés par son client Ahmed Abdallah Salim dit Ahmed Hydro à la Société comorienne des Hydrocarbures (SCH) soient passés à pertes et profits, mais en ce qui concerne la nomination des Directeurs généraux des établissements publics à caractère industriel et commercial. En effet, l’OHADA exige que ces Directeurs généraux soient nommés sur proposition du conseil d’administration, mais, c’est une culture administrative et managériale qui échappe à des dirigeants comoriens qui croient qu’un décret présidentiel est l’alpha et l’oméga de tout pouvoir et de toute norme.

C’est alors que resurgit Mzé Ali Azhar Ahmed, ci-devant Directeur général de l’Office national d’Importation et de Commercialisation du Riz (ONICOR), sigisbée du clan du kleptocrate Azali Assoumani Baba 1, qui avait dû fuir le pays pour échapper à la justice pour vol massif de deniers publics. Revenu à sa chose personnelle comme l’arsouille Oumara Mgomri et d’autres, il a pris cette fois la précaution d’ouvrir ses comptes par des prête-noms, et ce, auprès de la mourante SNPSF et sous la surveillance directe de sa sœur, mine de rien. Cela a un nom: avoir le sens de la famille. Ses collègues rient sous cape, après en avoir vu tant et tant de malfaiteurs qui se croient encore plus malins que les personnages des légendes populaires que sont Mna-Madi et Bounasswiya en Grande-Comore, Soungoura (Lièvre) et Mzazimou à Mohéli. Aujourd’hui, l’ancien ministre Dini Nassur se fait insulter par Msa Ali Djamal et consorts car il se sert du personnage de Mna-Madi pour désigner le petit tyran de village installé anticonstitutionnellement par les Mohéliens de Beït-Salam à Beït-Salam, tyran dont les discours sont ponctués des récits légendaires de Bounasswiya.

Il oublie juste une chose: malgré son alliance avec les 40 voleurs de la caverne d’Ali Baba, l’État n’est ni une caserne, ni une caverne d’Azali Assoumani Baba.

Aujourd’hui, personne ne voit les conditions de réalisation de «l’émergence émergente du pays émergent». Par contre, les illusions et les mirages sont bien visibles. Pendant que le tyran ubuesque de Beït-Salam radote, les Comores sont devenues une bombe sociale prête à exploser. Les fusillades au lycée sont un indice social très grave. Les inégalités sociales sont criantes, et la Côte-d’Ivoire, qui réalise une croissance de 5%, doit relever ce que le Fonds monétaire international (FMI) appelle «le défi de la croissance partagée», dans la mesure où «l’expérience internationale montre qu’il ne suffit pas de croître vite mais de croître juste», aux Comores, la croissance est négative. Est également négative aux Comores, la valeur ajoutée puisque le chef de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, le petit épicier aigri de Mitsoudjé qu’est Hamadi Idaroussi dit «Tonton-m’a-dit», Bellou et d’autres cancres voleurs ne veulent pas comprendre qu’une corruption généralisée, institutionnalisée et sacralisée mine tous les efforts, quand efforts il y a, et suscite un mécontentement qui atteint même la classe moyenne, notamment les fonctionnaires et les enseignants. Comment imaginer qu’il puisse en être autrement dans un pays pauvre comme les Comores, dont les gouvernants corrompus jusqu’à la moelle épinière et au-delà, tiennent un discours aux antipodes de la réalité vécue au quotidien par les simples gens, qui tirent le diable par la queue pour un minimum de survie?

Enfin, ce lundi 27 février 2017, je fus saisi de dégoût en voyant dans cet aéroport parisien le voleur Oumara Mgomri prendre l’avion pour l’Espagne, où se tient à Barcelone le Congrès mondial de la Téléphonie mobile. Un de ces jours, un de ces morfalous ira se heurter à du VX, la version la plus mortelle du gaz sarin, dont on parle tant en ce moment après ce qui s’est passé à l’Aéroport de Kuala-Lumpur, où une masseuse de SPA a donné la mort pour l’équivalent de 90 euros, soit 45.000 francs comoriens. Mais, n’oublions pas que quand il s’agit des kleptocrates comoriens, on pourrait les tuer pour moins que ça. Et même gratis.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 28 février 2017.

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