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L’État pisse sur le peuple avec de faux investissements

L’État pisse sur le peuple avec de faux investissements

Où ces rigolos vont-ils trouver «470 milliards de francs»?

Par ARM

     Cette fois-ci, c’est vraiment la fin des haricots. Et, il y a de quoi. En effet, les gens qui se disent membres du prétendu gouvernement ont sorti de derrière le fagot la plus grande escroquerie politico-financière comorienne de tous les temps, après tout de même les fameux 3 milliards d’euros que la prétendue «Fondation Fatima» d’Ahmed Sambi devait donner aux Comores, et dont les Comoriens n’ont pas vu un centime. Cette fois-ci, toute honte bue, à un moment où le gouvernement d’usurpation tue les Comoriens de faim, de soif et dans les ténèbres, les dirigeants osent prétendre qu’ils vont investir 470 milliards de francs comoriens de 2016 à 2021. Personne n’a envie de chipoter avec des gens qui ont fait du mensonge une façon de vivre, mais on a juste envie de leur poser une seule question: où vont-ils pêcher cet argent, et où ont-ils vu qu’il suffit de dire qu’on veut investir 470 milliards de francs comoriens pour que cet argent apparaisse comme par enchantement?

     On est plié de rire quand on lit sur le journal gouvernemental Al-Watwan dit Al-Wawa le charabia du siècle: «Pour mobiliser ces fonds, le gouvernement mise sur un recadrage des projets existants. Il s’agira de définir les niveaux d’engagements des projets et programmes déjà en cours et proposer un plan de recadrage pour orienter les reliquats vers des objectifs répondant au plan d’investissement. L’Etat va consolider des partenariats traditionnels, bilatéraux et multilatéraux déjà existants, et s’ouvrir aussi à d’autres partenariats potentiels. Autre piste pour mobiliser cette manne financière nécessaire à l’investissement, les autorités comoriennes souhaitent mettre l’accent sur l’effort interne. Ainsi, l’Etat va-t-il faire jouer la solidarité nationale et solliciter la contribution de la population dans la réalisation de ce Piq [Plan d’investissement quinquennal].

     Des mécanismes internes pourront être testés, notamment la mise en place d’un système de paiement des consommations d’électricité par prélèvement, par anticipation sur les recharges téléphoniques. Ou l’instauration d’une Tva (Taxe sur la valeur ajoutée) sur les consommations téléphoniques. Selon les estimations du recouvrement, ces deux types de prélèvement pourront générer, à eux seuls, plus de 40 milliards de francs sur une population totale de huit cent mille habitants et un nombre de clients de Comores Télécom, l’opérateur public des télécommunications, estimé à trois cent cinquante mille abonnés. Selon ses concepteurs, ce plan s’inspire du programme d’actions soutenu par le chef de l’Etat lors de la campagne présidentielle de 2016, en conformité avec le cadre de planification nationale actualisé. Il s’agit “d’un outil qui va permettre à tout instant, de procéder à une planification efficiente des investissements que le gouvernement envisage de mettre en œuvre dans chaque secteur de développement, mais également constituer une référence pour d’éventuelles négociations avec les partenaires”».

     En d’autres termes, le dictateur de Beït-Salam n’a pas un rond mais compte sur un peuple paupérisé pour financer ses lubies mégalomaniaques. Comme il faut ricaner, citons certaines des fantaisies dont parlent le «saigneur» Azali Assoumani et ses roquets, et là, chacun pourra comprendre qu’il s’agit d’une façon pour ces bambochards de pisser sur la tête des Comoriens. Pour ne pas nous salir les mains, nous allons reprendre les fadaises d’Al-Wawa dans toutes leurs saletés: «Le plan d’investissement quinquennal 2016-2021 (Piq) va nécessiter des financements de l’ordre de 471 milliards de francs. Ce plan “décline tous les investissements physiques dont le pays a besoin durant les cinq années de mandat du président Azali et le gouvernement se donnera les moyens de faire aligner les interventions des partenaires sur ce plan. Finies la navigation à vue et la dispersion”, avait confié à Al-Watwan le secrétaire général du gouvernement, Hamadi Idaroussi, en septembre dernier. Les investissements physiques sont les seuls à être pris en compte dans ce plan. “Les autres catégories d’investissement, notamment la formation, seront considérés dans d’autres outils de planification”, note le document. Environ 70 pour cent de l’investissement total sera consacré aux infrastructures et à la relance des activités économiques de production. La répartition, faite par secteur d’intervention, indique une forte proportion d’emprunts de l’ordre de 56 pour cent, suivis par les dons, 30 pour cent. L’État contribuera à hauteur de 14% du total des investissements. Ces emprunts seront à majorité contractés par la Société nationale des investissements (entité qui devrait être créée et constituer le fer de lance de l’activité économique nationale) auprès d’institutions financières locales et/ou internationales.

     Les investissements à réaliser au titre du ministère de la Justice vont concerner toutes les administrations publiques, y compris celles des îles. Il va s’agir, entre autres, de construire vingt nouveaux bâtiments et d’en réhabiliter dix autres en état de vétusté. Le coût total des réalisations dans ce secteur, à lui seul, est estimé à 15 milliards de francs. Pour ce qui est du ministère de l’Éducation nationale, les investissements à réaliser durant les cinq ans s’élève à 24 milliards de francs avec, notamment, la construction de bâtiments dédiés à l’Université des Comores (résidences et restaurants) et de l’École nationale des sports, issue de la transformation de l’Institut national de la Jeunesse et des Sports (Injs). Il y aura aussi la construction d’un Centre d’encadrement, de recyclage et de remise à niveau des agents de l’État (Cerma). Le secteur de la santé aura besoin d’environ 65 milliards de francs pour réaliser les ambitions qu’il s’est fixées. La grande part de ce financement devra être consacrée à la réhabilitation et à la construction d’établissements sanitaires et de logements spéciaux.

     Le coût des investissements au titre du ministère de l’Intérieur est d’environ 11 milliards. Parmi ces investissements, on peut retenir la construction de zones d’évacuation en cas de catastrophes dont trois zones à Ngazidja, une zone à Mwali et une autre à Ndzuani.

     Autant de milliards pour le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle, de la Culture et des Sports. Ces financements serviront essentiellement à développer les infrastructures sportives dans le cadre d’une diversification des activités et à construire des centres culturels et scientifiques. Le complexe sportif actuellement en cours de construction par la République populaire de Chine n’est pas inclus dans ce plan. Le ministère de l’Économie, du plan, de l’Energie, de l’artisanat, du tourisme, des investissements et du secteur privé aura besoin d’environ 154 milliards pour la relance de l’activité économique du pays. 58 pour cent de ces investissements seront alloués au secteur de l’eau et de l’énergie et 42 pour cent aux activités de production. Comme activités de production retenues, le tourisme, où le gouvernement prévoit la construction de sept hôtels et la “réhabilitation” de la station balnéaire Galawa.

     Les investissements dans le secteur des finances concerneront, pour l’essentiel, la création de banques pour l’accompagnement de la croissance. Et environ 16 milliards sont nécessaires pour la réalisation de ces investissements. Enfin, l’agriculture, l’aménagement du territoire et le transport nécessiteront un apport d’environ 174 milliards de francs pour couvrir les investissements dans ces secteurs durant les cinq ans à venir».

     Cette façon de se moquer des Comoriens par des «ceintures de fumée» et des radotages mafieux a un nom: faire du sambisme sans Ahmed Sambi. Si ces gens-là restaient au pouvoir pendant 100 ans, ils ne réaliseraient pas le 0,01% de ce qu’ils promettent aujourd’hui.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 30 octobre 2016.

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