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Lettre ouverte à Monsieur Mohamed Daoudou (Kiki)

Lettre ouverte à Monsieur Mohamed Daoudou (Kiki)
Lettre ouverte à Monsieur Mohamed Daoudou (Kiki)
 
Ministre de l’Intérieur, de l’Information, de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Contre la politique de terreur à l’égard des démunis Monsieur le ministre,
 
Je me permets de vous écrire car je viens de voir une vidéo montrant des hommes en kaki molestant des hommes et des femmes derrière un pic up à côté du marché de volo-volo.
Après renseignements, il s’avère que ce sont les marchands ambulants de la ville de Moroni que vous et le maire de Moroni, M. Moustoifa CHAMSOUDINE avaient chassés récemment des espaces publiques. A ma connaissance, ce sont des jeunes dépourvus de tout qui ne demandent qu’à travailler pour subvenir aux besoins vitaux de leurs familles.

En effet depuis plusieurs jours, on ne parle que de vous et de votre collègue qui est le maire de Moroni, par vos agissements et vos propos xénophobes. Devant des tels actes dépourvus d’humanismes et d’atteintes répétitives aux droits humains, de plus en plus graves : Permettez monsieur le ministre, mais vos agissements sont liberticides et hostiles à la démocratie et du vivre ensemble.
 
Par ailleurs, je tiens à vous rappeler Monsieur le Ministre que les « printemps arabes » de 2011 ont débuté en Tunisie par l’immolation d’un vendeur informel de rue de fruits et légumes, maltraité par la police.
Monsieur le Ministre, La plupart des emplois dans notre pays se trouvent dans l’économie informelle, qui joue un rôle prédominant au sein de notre société, puisque notre Etat n’arrive pas à employer nos jeunes par la résolution du problème de chômage. Ainsi, il serait souhaitable de faire passer l’informel au formel en l’organisant, comme l’ont fait le Sénégal, le Benin, le Mali et le Sénégal.
Ces pays ont compris que celle-ci est indispensable pour la lutte contre la pauvreté, c’est un enjeu majeur du point de vue politique, économique et social. Il nous faut donc une meilleure connaissance de l’informel pour nous permettre de mener une politique efficace envers ce secteur. En urgence, il serait souhaitable de dédier un espace spécial pour en faire un marché de l’informel et pourquoi pas à l’ancien aéroport de Moroni-Ikoni, ce qui réduira les incitations à la contrebande, ce qui permettrait aussi de faire bénéficier le trésor public et la mairie de Moroni des manques à gagner dans ce secteur.
Une fois que cette étape sera franchie, il faudrait organiser et former ses petits commerçants dans la gestion de leurs affaires pour qu’enfin nous puissions en faire d’eux les vrais commerçants de demain. Croyez-moi monsieur le ministre qu’entre la force et l’intelligence, c’est toujours cette dernière qui l’emporte toujours.
Je vous remercie de votre attention et je vous prie de croire, Monsieur le ministre, en l’assurance de ma considération distinguée.
 
Mohamed Takiouddine
Représentant de Narawaze auprès de la diasporaLettre ouverte à Monsieur Mohamed Daoudou (Kiki)
                             m.takiouddine@gmail.com
                             Dimanche 22 janvier 2017

 

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