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L’Histoire bégaie. Un ennemi de Mohéli meurt jeune

L’Histoire bégaie. Un ennemi de Mohéli meurt jeune

Le juge d’instruction de l’affaire des clous meurt par Hitma

Par ARM

     Les Mohéliens et les Arabes ont en commun de connaître mieux que d’autres la notion de «rapport de forces». Quand les Mohéliens sont face à un adversaire qui fait un usage excessif de sa force, ils se contentent de lever les mains au ciel et de dire deux choses: «Moungou Oi Haki», «Dieu est pour la justice», et «Mliché Tou», «Laisse-le», sous-entendu, «Dieu s’occupera de lui». Peuple pacifique, les Mohéliens ne savent pas se battre, ne se battent jamais, mais leurs contentieux ne finissent jamais. Cela explique leur mot: «Mpaka Mmodja Nguéfo», «Jusqu’à ce que l’un meure». Il est très difficile de sortir vivant d’un conflit dans lequel un Mohélien fait semblant de se résigner. Un Mohélien qui se résigne est un Mohélien qui prépare la mort de son ennemi, dans le pur style du proverbe chinois remontant à Lao-Tseu: «Si un homme t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière, et bientôt, tu verras passer son cadavre».

Dans les années 1980, un Professeur originaire de Grande-Comore et répondant au nom de Mzé débarquait chaque année à Mohéli au moment des examens de fin d’année scolaire. Il haïssait tellement les Mohéliens qu’il les massacrait quand il les interrogeait à l’oral. Ses notes variaient entre 0/20 et 5/20, et il se vantait de sa détestation gratuite et pathologique et de son mépris envers les Mohéliens. Ces derniers s’enfermèrent dans les mosquées et prièrent pour une justice divine, étant entendu que si Mzé était innocent mais les Mohéliens nullissimes, qu’il ne lui arrive rien. Au lendemain de cette prière, Mzé était sur le toit de sa maison et a été tué par l’électricité. Électrocuté! Personne n’a fait semblant de verser de verser des larmes de crocodile à Mohéli. Bien au contraire, les Mohéliens se congratulèrent bruyamment.

Nous voici le 18 février 2018. Des clous incapables de faire crever un pneu de trottinette furent découverts sur la piste de «l’Aéroport» de Mohéli. Ismaïl Ahmed Kassim et Ahmed Al Moutawakil, deux jeunes garçons très sympathiques et absolument innocents, ont été arrêtés arbitrairement, ont subi les jets de l’urine de militaires grands-comoriens, furent déportés à la Grande-Comore alors qu’il y a un Tribunal et des magistrats à Mohéli, ont été déshabillés à leur arrivée à la Grande-Comore, ont subi toutes sortes de traitements inhumains et dégradants, finissant par être condamnés par des magistrats corrompus et incompétents d’un Tribunal illégal à des peines de prison allant de 5 à 8 ans, sans la moindre possibilité d’appel.

Ismaïl Ahmed Kassim est de Djoiezi. Ahmed Al Moutawakil est de Bandar-Es-Salam, en face de Djoiezi. Djoiezi a une tradition qu’on retrouve au Maroc: le culte des Saints. Mais, en fait de Saints, Djoiezi a une Sainte protectrice. Les Djoieziens prient quotidiennement devant sa tombe. En même temps, Djoiezi n’a jamais lâché quelqu’un qui a fait un mal à un Djoiezien. On s’en remet toujours à Dieu, en disant «Dieu est pour la justice», et également «Mtama Moungou Ka Latsiha», «Celui qui place ses espoirs en Dieu ne s’égare jamais».

Ce mercredi 19 décembre 2018, les Djoieziens ont imploré la justice divine au sujet des deux jeunes innocents mohéliens injustement broyés par la «Justice» aux ordres de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé. Quelques heures après, le jeudi 20 décembre 2018, on apprit la mort de Frederik Samuel dit Akim Samuel, le juge qui avait reçu des «instructions» sur «l’instruction» criminelle et bâclée relative à l’affaire des clous. Au départ, Frederik Samuel dit Akim Samuel avait prononcé contre Ismaïl Ahmed Kassim une peine de 6 ans de prison. Mais, en bon Djoiezien et en bon Mohélien, Ismaïl Ahmed Kassim lui a dit: «Tu nous as condamnés, mais tu ne condamneras personne d’autre». Piqué au vif, Frederik Samuel dit Akim Samuel fit passer la peine de 6 à 8 ans. Mais, il ne condamnera plus personne…

Quant à l’ancien Procureur corrompu et incompétent Abbas Houtoib, dit «Procureur 50.000 francs», car il réclame 50.000 francs comoriens (100 euros) sur chaque dossier qui passe par ses sales mains, il est tombé malade. Il a la peur de sa vie.

–     Nous ne présentons pas des condoléances à la famille de ce juge corrompu;

–     Nous ne présentons pas des condoléances à la famille de ce juge incompétent;

–     Nous ne présentons pas de condoléances à la famille de ce juge haineux et méprisant;

–     Nous ne présentons pas des condoléances à la famille de ce juge qui recevait des ordres à Mitsoudjé pour broyer la vie d’innocents et endeuiller Mohéli;

–     Nous ne présentons pas des condoléances à la famille de ce juge maudit qui a broyé la vie de deux innocents et endeuillé Mohéli pour flatter la folie du mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger»;

–     Nous ne présentons pas des condoléances à la famille de ce juge qui ne jugeait pas en son âme et conscience, et en conformité avec la Loi;

–     Nous ne présentons pas des condoléances à la famille d’un juge qui savait innocents ceux qu’il allait condamner mais qu’il a condamnés;

–     Nous ne présentons pas des condoléances à la famille d’un juge qui aurait dû classer sans suite un dossier vide, ne présentant aucune preuve contre deux innocents de Mohéli;

–     Nous ne présentons pas des condoléances à la famille d’un juge qui se croyait grand et important au point de se prendre pour Dieu.

Aujourd’hui, au sein de l’appareil de l’État comorien, il est des individus qui se bombent la poitrine, se croient intéressants, importants et grands, écrasant les autres. Ces individus finissent toujours mal, alors qu’ils sont jeunes. La mort n’épargne personne, et cela doit nous inciter à plus d’humilité, simplicité et humanité. La Bible nous apprend une chose fondamentale: «L’humilité précède la gloire, et l’orgueil la chute». Toujours selon la Bible, «Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles» (Jacques 4:6).

Quand il apprit ce qui arriva au faux juge d’instruction Frederik Samuel dit Akim Samuel, cet imam de Fomboni se tourna vers les fidèles présents à la mosquée et dit simplement: «Dieu a exaucé les prières des Djoieziens».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 20 décembre 2018.

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