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Livre: «Sociologie politique des Comores», par ARM

Livre: «Sociologie politique des Comores», par ARM

ARM, l’intellectuel aux 2 Doctorats, de nouveau en librairie

Par Ibrahim Abdou Saïd

     Sur le firmament de la littérature comorienne, est apparu le nouveau livre du Docteur ARM, notre ARM national, l’enfant terrible de la littérature comorienne, l’intellectuel aux 2D, deux Doctorats, aux deux Diplômes d’Études supérieures (Doctorats universitaires) et au Diplôme d’Avocat, mais aussi l’auteur de 8 ouvrages en Science politique.

     Il est inutile de perdre mon temps pour vous le présenter. Les passionnés de l’écriture et du monde politique le connaissent mieux que moi.

Détesté par les uns (les corrompus et les incompétents), respecté par les autres (ceux qui aiment les Comores), ARM laisse rarement les gens dans l’indifférence. Même ses pires ennemis – il en a et s’en moque – disent qu’Abdelaziz RIZIKI MOHAMED, l’auteur du pamphlet emblématique et instructif «Comores. Les Institutions d’un État mort-né», est l’un des rares écrivains comoriens ayant le plus publié d’essais sur les Comores. De la politique à la sociologie, de l’Économie au Droit, l’enfant de Djoiezi, Mohéli, n’a jamais accordé du repos à ses doigts infatigables pianotant sur ses ordinateurs et à sa tête.

Blogueur impitoyable contre la corruption, l’incompétence et l’incivisme, écrivain de renommée internationale, intellectuel comorien collaborant avec des universités étrangères et sollicité par nombre d’universitaires étrangers et par le Pool universitaire travaillant sur l’Intégrité des Élections dans le Monde, l’étudiant itinérant entre Rabat, Paris et Mayotte, ARM reste incontestablement l’intellectuel comorien du XXIème siècle le plus lu, même à l’étranger. Les acteurs politiques comoriens savent qui il est. Les chancelleries veulent savoir qui il est. Beaucoup disent qu’il est l’intellectuel le mieux informé non seulement sur l’Histoire politique mais aussi sur l’actualité comorienne actuelle. Il a ses informateurs, même chez ses pires du régime politique comorien actuel.

Alors que certains carriéristes sont tentés de se faire de noms par révérence et génuflexion devant les acteurs politiques comorien, ARM a choisi comme force pour se faire entendre, la plume. Le 22 septembre 2017, il me disait au téléphone: «Je viens de récupérer à Montparnasse deux exemplaires d’un livre collectif rédigé en l’honneur de l’un de mes anciens Professeurs du Maroc. Les auteurs de ce livre sont originaires des trois pays du Maghreb, du Mali, d’Afghanistan, d’Espagne, de France et du Pérou. Je suis le Comorien du groupe. Au moment où j’attendais l’arrivée de l’un de mes anciens Professeurs du Maroc devant me remettre les deux exemplaires de ces Mélanges, un politicien comorien m’appelle pour me dire qu’un homme payé par la dictature de Mitsoudjé se répand en injures sur moi. Si ces gens-là pouvaient comprendre à quel point je suis au-dessus de leur petitesse! S’ils pouvaient savoir à quel point je les méprise. Croient-ils qu’un homme recevant tous les trois mois une plainte pour diffamation a peur d’être insulté? En ce moment même, je suis chargé par un grand universitaire marocain travaillant à l’ONU de préparer la publication de son livre. Ces gens-là croient-ils que j’ai le temps de m’occuper de leurs petites bassesses?».

Le livre «Sociologie politique des Comores» se lit comme un roman, ARM détestant les auteurs, notamment parmi les sociologues, qui écrivent dans une langue inaccessible au commun des lecteurs. Cet ouvrage fait suite à «Comores. Les Institutions d’un État mort-né», un livre devenu un grand classique de la littérature politique des Comores, même si certains aiment s’en servir sans le citer. Ce qui laisse de marbre l’auteur. La «Sociologie politique des Comores» va faire des heureux chez les personnes honnêtes, et donner en même temps des maux de tête aux acteurs politiques corrompus et incompétents, aux faux juristes, aux voleurs d’argent public. Ce livre est une grosse somme de connaissances utiles mais au goût de poison pour les mauvais dirigeants comoriens, dont certains sont supposés être des proches de l’auteur.

En réalité, ARM est une plume, mais pas n’importe laquelle. Il est une plume, mais à l’encre engagée, militante au service de la patrie de l’auteur, qui a préféré l’exil aux compromissions qui lui ont été proposées par certains. Emporté par une irrésistible passion pour sa terre natale, malgré des années d’éloignement (1992-2015, et depuis mai 2016), des kilomètres de distance le séparant de l’Archipel aux Sultans batailleurs, ARM n’accorde aucune importance aux intimidations et aux menaces qu’il reçoit des bien-pensants du fait de ses écrits. Ce nouveau livre, qui relate même les événements politiques comoriens les plus récents, en est la manifestation la plus éloquente.

Ce nouveau livre, par les thèmes choisis, tape sur la fatuité des mauvais dirigeants et des politiciens sans conscience civique, enseigne, interpelle, conscientise, éduque, diagnostique, heurte les consciences de ceux qui ont perdu les leurs et surtout propose des solutions empiriques pouvant faire sortir le pays de son marasme: le respect de la Loi et de l’intérêt général. C’est pourquoi il est important pour chaque concitoyen de le lire avec soin. C’est pour cela que je le recommande. C’est pour cela que des patriotes connaissant l’auteur se disent prêts à lui faire le meilleur accueil.

J’ai l’immense plaisir de signaler également qu’en plus de la richesse de cette somme de connaissances sur 508 pages, l’auteur comme à l’accoutumée, traite tous ses sujets avec son français académique, dans la finesse et dans l’objectivité, ne s’empêchant nullement de recourir aux mots qu’il a l’habitude de forger quand il s’agit de fustiger une certaine classe politique envers laquelle il n’a que du mépris.

Ce livre est à lire absolument par ceux qui veulent diriger les Comores et par tous ceux qui veulent connaître notre pays.

Abdelaziz Riziki Mohamed: Sociologie politique des Comores, L’Harmattan, Paris, septembre 2018, 508 p., 45 euros.

Par Ibrahim Abdou Saïd

Analyste politique

Philosophe, Historien,

Éducateur et Professeur d’arabe au Centre culturel marocain de Miramas, France,

Fondateur et ancien Président de l’Association des Étudiants de l’Université des Comores,

Ancien Président des Étudiants comoriens à l’Université Paris 12,

Consultant.

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© www.lemohelien.com – Vendredi 28 septembre 2018.

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