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L’œil du Djabal: L’envie de vivre du comorien

L’ENVIE DE VIVRE DU COMORIEN
Malgré la misère, malgré les conflits de compétences, malgré le séparatisme, malgré le chômage non résolu, le comorien en général, et plus particulièrement, le mwali et le mgazidja, et surtout le mdzuwani, font montre d’une formidable capacité à tenter de vivre mieux, quelque fois à vivre autrement, souvent aux périls de leur vie.
Ces migrants quittent leur île respective, des îles, jadis paradisiaques, aujourd’hui, affamées par une cohorte, d’aucuns dictateurs, d’aucuns arrivistes sans scrupules, d’aucuns sans projets de société, en quête d’une vie meilleure.
L’anjouanais qui fuit son île en proie à la déchirure sociale, part à la recherche du calme indispensable à la Vie, en bravant l’océan, chaque jour et chaque nuit.
Le mgazidja, qui ne craint ni les alizés du sud ni les turpitudes administratives, celui qui ne se voue jamais vaincu, réitère plusieurs fois s’il le faut, une aventure avortée, rien que pour la Vie.
La maladie, chikungunya et autres maux dévastateurs, qui ravagent, la nature, cyclone et sécheresse qui frappent, des milliers de personnes, tout chagrin roulé en boule au fond de leurs destins, s’appliquent à continuer à vivre.
Formidable énergie que la Vie !
Hommes Politiques ! Et si vous donniez à ces hommes, ces femmes et leurs enfants, l’envie de vivre une vie meilleure chez eux ?
Ils seront tous prêts à vivre leur vie nouvelle… Pensez-y, messieurs les politiques ! Que la nouvelle année prochaine, celle des grandes échéances électorales, celle de 2016, soit celle des comoriens longtemps démunis, longtemps emmitouflés sous les draps de la misère…

Patrice Rajab

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