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L’opposition face à une dictature de plus en plus isolée

L’opposition face à une dictature de plus en plus isolée

Le combat des Comoriens contre la dictature finira par payer

Par ARM

     Il fut un temps, l’opposition comorienne voulait ne pas être accusée de ne pas vouloir laisser refroidir le rôti. Elle avait donc volontairement observé les manœuvres de la dictature de Mitsoudjé sans se livrer à une attaque frontale contre elle. Mais, la coupe a fini par être pleine. Il a donc fallu se dresser devant la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé et lui dire tout le mal que le peuple des Comores pense d’elle.

Les Comoriens vivent le moment le plus horrible de leurs 43 ans d’indépendance. L’horreur qui s’est répandue aujourd’hui aux Comores dépasse de très loin celle de la période des mercenaires. Pourtant, les pouvoirs publics ne s’en rendent toujours pas compte, préférant la force et la méthode Coué. C’est un pouvoir qui insulte, menace, emprisonne sans le respect de la Loi, vole, viole toutes les règles de Droit du pays et s’arroge le pouvoir d’imposer unilatéralement toutes ses lubies dictatoriales et ses fantasmes tyranniques. C’est aussi le pouvoir de celui devenu sourd et aveugle. D’ailleurs, le Saint Coran nous apprend:

«Il en est d’eux comme des gens qui auraient allumé un feu; mais à peine ce dernier jette-t-il sa clarté sur les alentours que Dieu en fait disparaître la lumière, les laissant comme aveugles, plongés dans les ténèbres. Alors sourds, muets et aveugles, ils ne peuvent plus retrouver la Voie du Seigneur. On peut les comparer aussi à des gens qui, au moment où les nues éclatent en pluie, tonnerre et éclairs, se mettent les doigts dans les oreilles, terrorisés par le fracas de la foudre et la menace de la mort. Ainsi, Dieu cerne les infidèles de toutes parts. Et peu s’en faut que l’éclair ne leur ravisse la vue car, à la moindre lueur, ils se mettent à marcher mais, dès que le ciel s’obscurcit, ils se figent. Or, si Dieu l’avait voulu, Il les aurait privés de l’ouïe et de la vue, car Sa puissance n’a point de limite» (II, La Vache, 17-20).

     Tout a été fait pour demander au «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», d’arrêter le deuil dans lequel il a plongé les Comores. Rien n’y fait. L’opposition a donc décidé de passer à l’offensive. Comme elle comprend que le but du pouvoir est d’organiser un «monologue de sourds-muets» et non un vrai dialogue – qui n’aurait même pas été nécessaire si le Droit avait été respecté –, elle ne veut plus offrir au dictateur des images et des sourires lui permettant d’aller parader auprès de la communauté internationale en se posant en «bon démocrate», ouvert et libéral.

L’Union de l’opposition signale tous les dangers qui endeuillent le pays, et ne recule pas pour dénoncer avec virulence la dictature de Mitsoudjé. Parmi les derniers actes qu’elle a commis, nous retrouvons la belle déclaration dans laquelle elle fustige la nomination anticonstitutionnelle, scélérate et criminelle d’un administrateur provisoire à la tête d’Anjouan en lieu et place du Docteur Salami Abdou Salami, le Gouverneur légitime de l’île, qu’aucun Tribunal n’a condamné, qu’aucune preuve probante ne lie aux accusations ridicules portées illégalement sur lui. L’Union de l’opposition est entièrement dans le vrai quand elle présente le Docteur Salami Abdou Salami en «patriote émérite, infatigable défenseur de l’ordre constitutionnel, courageux dénonciateur de la dictature en place», qui «était devenu depuis longtemps un sérieux adversaire du despotisme, donc un ennemi à abattre». J’ai du respect pour le Docteur Salami Abdou Salami. C’est un dirigeant qui aime et respecte son pays.

Dans sa déclaration, l’Union de l’opposition rappelle également l’illégalité du placement en résidence surveillée d’Ahmed Sambi, ancien et inévitable Président en 2021, les conditions malheureuses qui ont forcé le Vice-président Djaffar Ahmed Saïd Hassani à s’exiler, l’emprisonnement infondé juridiquement de tous les responsables du Parti Juwa d’Ahmed Sambi, la honte qui a conduit à la levée de l’immunité parlementaire des Députés de l’opposition et les restrictions des libertés fondamentales.

Comment ces prétendus dirigeants ont-ils fait pour accuser le très honorable et très honnête Ahmed Hassan El Barwane d’avoir fait couper la main d’un gendarme, à un moment où ce dernier dit aux juges que ce sont les hommes de Kiki qui l’ont amputé? Par quelle folie a-t-il fallu traîner en prison Ahmed Hassan El Barwane, l’une des personnalités politiques les plus respectables des Comores, un homme qui doit nous servir de guide, un homme digne que nous devons tous respecter pour son sens de l’honneur et pour son engagement patriotique? Et l’écrivain SAST, qui est absolument innocent de ce dont l’accuse, mais qui est en train de mourir en prison? Et Maître Bahassane Ahmed Saïd Hassani, également innocent? Et les innocents de Mohéli que sont Ismaïl Ahmed Kassim et Hamada El Moutawakil, accusés d’avoir répandu des clous sur la piste de «l’aéroport» de Mohéli? La liste est très longue, et comprend presque 180 prisonniers politiques.

Assumant pleinement ses responsabilités, l’Union de l’opposition signale que les magouilles du régime politique en place sont un «ensemble des manœuvres et des basses machinations destinées à déstabiliser les forces de l’opposition, à créer des divisions en son sein comme au sein de chaque parti pour finalement pêcher en eaux troubles». De fait, elle «exige le retour à l’ordre constitutionnel, et en particulier, le rétablissement du Docteur Abdou Salami dans ses fonctions de Gouverneur de l’île d’Anjouan, appelle tout le peuple et tous les démocrates à continuer et résister à la dictature».

Nous résistons.

Oui, nous résistons à la dictature.

La dictature finira par tomber. La «Constitution, mon bon plaisir» du lundi 30 juillet 2018 finira bientôt dans les poubelles, complètement retirée de l’ordonnancement juridique du pays, considérée comme n’ayant existé.

Oui, nous résistons.

Et, les Comoriens vaincront…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 18 novembre 2018.

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