You are here: Home » Actualités » L’opposition muselée : L’ORTC serait-il devenu un organe de propagande pour le président fondateur de l’émergence?

L’opposition muselée : L’ORTC serait-il devenu un organe de propagande pour le président fondateur de l’émergence?

L’opposition muselée : L’ORTC serait-il devenu un organe de propagande pour le président fondateur de l’émergence?Un président pour tous, surtout pour lui et son clan.

Dans les pays libres, les médias sont considérées comme étant les moyens favorisant l’enracinement de la démocratie, par la circulation des opinions, de leur confrontation et des limites, or ce que nous observons aux Comores depuis un an, à la télévision nationale et dans la presse écrite, montre que le pays s’enfonce chaque jour dans une dictature à la camerounaise ou une monarchie à la marocaine, dans lesquelles ni l’opposition ou la société civile n’ont droit à la confrontation des opinions.

En effet, Sous le règne de Boina IKILILOU Dhoinine, l’opposition était de temps à autres ballonnée, mais tant bien que mal, elle survivait, contrairement à ce que nous vivons actuellement avec le pouvoir d’AZALI, où, non seulement elle est presque inexistante, mais aussi une campagne de propagande en faveur du président fondateur  de l’émergence, le colonel imam al ANZALI est en marche.

Actuellement aux Comores, on croit dure comme fer que la vérité sorte de la bouche des journalistes wafwarizi et des mawaka ziliyo(les politiques qui pratiquent la transhumence), comme si la chaine nationale ORTC et le quotidien national Alwatwan sont privatisé et qu’ils seraient devenus la propriété privée du nouvel homme fort de Moroni. Dans ces deux médias tout est à la gloire de son excellence président fondateur; Ici le débat démocratique a laissé place aux mensonges, à la manipulation et à la traitrise. Certains politiques font des courbettes à la télé, se baissent à ras le sol et transgressent toutes les réalités afin de satisfaire leurs petits intérêts.

En effet un ami est revenu de Moroni, et m’a rapporté ceci : «pendant mon séjour au bled, j’ai eu l’occasion de passer à l’ORTC pour parler des problèmes de la diaspora et avant de passer à l’antenne, les techniciens et journalistes m’ont briffé, en m’informant que dans mon intervention je ne dois en aucun cas critiquer le président fondateur de l’émergence, sinon libre à moi de faire demi-tour ». Là, il s’est plié en quatre pour obtenir ce qu’il voulait. Quel dommage !

Autres faits, depuis la rupture diplomatiques consommée avec les Qatar, les seuls invités de l’ORTC  sont ceux qui défendent la position d’AZALI, entre autre Me Larif,  Dr SUNHADJI, le député Ali Mhadji, maitre Fahmi SAID IBRAHIM et j’en passe. Quant autres ministres, ils font la queue devant le siège d’ORTC, rien que pour passer sur les antennes et vanter les louanges du nouveau monarque comorien. Curieusement, la situation a atteint son paroxysme  depuis cette rupture unilatéralement des relations diplomatiques avec le Qatar, il se trouve qu’à chaque soir au journal télévisé, trois citoyens lambda sont choisis sur les trois iles pour  venir sur les antennes faire l’apologie de cette rupture avec l’émirat du golf, en faveur de l’Arabie-Saoudite dont la majorité des comoriens dénonce en silence parce, elle n’a pas droit au chapitre.

Dans ce grand plongeon dans l’autoritarisme, il convient d’observer que le président fondateur de l’émergence de la mendicité est adepte du machiavélisme; c’est-à-dire qu’au-delà de sa privatisation des médias, il a également mis en place une stratégie qui consiste à utiliser les makaya ziliyo. Lorsque AZALI a reçu Me Larifou, dès sa sortie de Beit-Salam, ce dernier est entièrement convertie à l’émergence, à l’abolition  de la tournante et aujourd’hui à l’imprudence sur la fermeture des relations diplomatiques avec le Qatar, comme c’est le cas en ce moment chez  MSAIDIE et Mamadou qui a vite fait un rétropédalage après son communiqué qui dénonçait cette rupture. Tous, ils sont devenus les ventriloques du président fondateur de l’émergence.
Mais à ce propos, peut-on voir en la prétention de serment  de Me LARIF et de M.Soulaimana SOUDJAYI  aux barreaux de Moroni, une nouvelle ruse d’instrumentaliser l’appareil judiciaire comorien afin de parer à ses velléités de modifier la constitution dont le dessein est de pérenniser au pouvoir jusqu’en 2030? Le président fondateur de l’émergence est devenu amnésique au point d’oublier qu’il a tenté en 2006 de s’accrocher et que ça n’a pas marché ?

Afin, excédés par le musèlement de l’opposition à la télévision nationale, les comoriens de la diaspora se demande pourquoi continuer à payer l’abonnement d’ORTC sachant que seule une minorité se l’accapare? Pourquoi continuer à contribuer pour un pays où nous n’avons pas notre place : pas le droit de vote et d’être représenté à l’Assemblé Nationale etc.

Mbadakome
 
 
 

Powered by Comores infos