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L’Union africaine taille des croupières sur Ahmed Sambi

En 2016, aucune candidature d’arsouille ne sera acceptée aux Comores

Par ARM

   Pauvre Ahmed Sambi, qui continue à se comporter en arsouille et qui continue à scander que «ma candidature est légitime et est déjà lancée. Personne ne pourra l’empêcher». Pauvre chéri… Eh bien, il doit commencer à se comporter en homme au lieu de continuer ses petites manœuvres malsaines de crâneur de village. En effet, ce lundi 21 septembre 2015, l’Union africaine vient de lui donner le coup de grâce, en publiant un communiqué d’un ton qui ne laisse aucune chance à sa candidature scélérate pour l’élection présidentielle de 2016. Ce communiqué constitue une humiliation suprême pour lui-même et pour ses courtisans irresponsables et prétentieux qui ont l’habitude de se retrouver au Foyer des Femmes de Moroni pour débiter bêtises sur bêtises. Sans même se donner la peine de citer le nom de l’ancien satrape, nom qui n’intéresse que ses courtisans obséquieux, l’Union africaine vient de dire à cette bande d’oublier la candidature d’Ahmed Sambi en 2016. Ce communiqué prouve que même à l’extérieur des Comores, on trouve qu’Ahmed Sambi est dans la mauvaise voie et est de mauvaise foi. Donc, il faudra qu’Ahmed Sambi et les crypto-sambistes expliquent aux Comoriens comment peuvent-ils avoir raison devant tous les autres Comoriens et devant toute l’Afrique. En attendant cette réponse qui ne viendra jamais, le lecteur et la lectrice sont invités à prendre connaissance de ce communiqué de la plus haute importance.

Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 545ème réunion sur la situation aux Comores

   «Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 545ème réunion tenue le 21 septembre 2015, a adopté la décision qui suit sur la situation aux Comores:

   Le Conseil,

   1.- Prend note de la communication faite par la Commission sur l’évolution de la situation aux Comores, ainsi que des déclarations faites par les représentants des Nations unies et de l’Union européenne (UE);

   2.- Se réjouit de l’évolution globalement encourageante de la situation aux Comores depuis la mise en place d’une nouvelle architecture institutionnelle, avec l’adoption de la Constitution de 2001. À cet égard, le Conseil note l’amélioration des relations entre les institutions de l’Union et celles des Iles autonomes, ainsi que le bon déroulement, le 25 janvier et le 22 février 2015, des élections législatives et municipales. Le Conseil exprime son appréciation au peuple, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs politiques comoriens, pour ces avancées;

   3.- Souligne l’importance que revêt la bonne tenue, le 21 février et le 10 avril 2016, de l’élection présidentielle et de celle des Gouverneurs des Iles autonomes, comme une étape cruciale dans le processus d’approfondissement de la réconciliation et du renforcement des institutions comoriennes. À cet égard, le Conseil exhorte tous les acteurs politiques comoriens à œuvrer à la création de l’environnement nécessaire pour le déroulement de ces scrutins dans les conditions requises de paix, de transparence et de régularité. Le Conseil encourage la Commission à apporter l’appui technique nécessaire aux structures comoriennes compétentes, ainsi qu’à dépêcher une mission d’observation électorale pour suivre le déroulement de ces scrutins;

   4.- Exprime sa préoccupation face aux tentatives de certains acteurs politiques comoriens de remettre en cause le principe de la présidence tournante, tel que consacré par la Constitution comorienne. Le Conseil met en garde contre ces tentatives et contre toute autre action de nature à créer des tensions et à compromettre les avancées enregistrées dans le processus de réconciliation et de stabilisation des Comores;

   5.- Se félicite de la décision de la Présidente de la Commission de dépêcher aux Comores, aussi rapidement que possible, une délégation du Groupe des Sages de l’UA, pour encourager les acteurs comoriens à continuer à œuvrer à la consolidation de la paix et de la stabilité dans leur pays;

   6.- Exhorte la communauté internationale à mobiliser un plus grand appui en faveur du relèvement socio-économique des Comores. Le Conseil appelle les partenaires internationaux concernés à honorer les engagements pris lors de la Conférence des donateurs qui a eu lieu à Doha, en juin 2010, et prie à la Commission, en consultation avec les autorités comoriennes, de prendre les initiatives requises pour assurer un suivi plus effectif des résultats de cette Conférence. Dans le même temps, le Conseil encourage les autorités comoriennes à redoubler d’efforts pour améliorer la gestion économique et financière de leur pays, sur la base des principes de transparence et de bonne gouvernance;

   7.- Salue les efforts que déploie la Commission pour soutenir le processus de délimitation de la frontière maritime entre les Comores et Madagascar, dans le cadre du Programme Frontières de l’UA (PFUA), notamment l’objectif visant à assurer la délimitation et la démarcation des frontières africaines qui ne l’ont pas encore été au plus tard en 2017, conformément à la décision Assembly/AU/Dec.369(XVII) adoptée par la 17ème session ordinaire de la Conférence de l’Union tenue à Malabo, en Guinée équatoriale, du 30 juin au 1er juillet 2013. Le Conseil encourage la Commission à poursuivre les efforts ainsi engagés;

   8.- Fait sienne la recommandation de la Commission sur la révision comme suit du mandat du Bureau de Liaison de l’UA aux Comores: (i) assurer le suivi des développements politiques aux Comores, ainsi que des développements liés à la question de l’Ile comorienne de Mayotte; (ii) faciliter la mobilisation et la coordination de l’appui nécessaire aux efforts d’ensemble visant à consolider le processus de réconciliation et de stabilisation des Comores, y compris les aspects liés aux élections; et (iii) faciliter la mise en œuvre, aux Comores, des décisions pertinentes des instances compétentes de l’UA, ainsi que de programmes thématiques de l’UA liés à la consolidation de la paix. Le Conseil prie la Commission, dans un souci de rationalisation, d’envisager, la fermeture au milieu de l’année 2016 au plus tard, après la tenue de l’élection présidentielle et de celle des Gouverneurs des Iles autonomes, du Bureau de Liaison de l’UA aux Comores, dont les fonctions seront alors transférées au Bureau de Liaison de l’UA à Madagascar;

   9.- Prie la Commission de le tenir informé de l’évolution de la situation aux Comores, notamment dans la perspective des élections prévues en février et avril 2016, ainsi que des développements relatifs à l’Ile de Mayotte;

   10.- Décide de rester activement saisi de la question».

   Si jamais Ahmed Sambi et ses crypto-sambistes osent prétendre que l’Union africaine n’est pas fondée à intervenir dans les affaires nationales comoriennes, on va leur rappeler que quand l’ancien satrape voulait régler ses comptes personnels avec son ennemi personnel le Colonel Mohamed Bacar, c’est sur l’épaule de l’Union africaine qu’il pleurait en 2008. Il lui est donc demandé de se comporter, pour une fois, en homme et non en arsouille. Il ne peut pas aller quémander une aide militaire auprès de l’Union africaine en 2008 et déclarer la même Union africaine incompétente pour connaître des affaires internes comoriennes.

   Pour rappel, l’Accord-cadre de Fomboni du 17 février 2001 ayant conduit à la Constitution du 23 décembre 2001 a été parrainé par la communauté internationale, représentée par la grande organisation panafricaine, l’Union africaine, mais aussi par la Ligue des États arabes, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la Francophonie. Il faudra donc qu’Ahmed Sambi, s’il veut continuer à faire de la politique aux Comores, accepte une seule chose: il ne peut avoir raison face au monde entier et il doit attendre 2021, le tour de son île natale d’Anjouan, pour tenter de déposer sa candidature à l’élection présidentielle parce qu’en 2016, la Constitution comorienne ne lui en donne aucun droit. C’est le tour des Grands-Comoriens. Et s’il tente une manœuvre pour semer de troubles dans le pays, non seulement il ne sera pas suivi, mais en plus, le gouvernement comorien aura, enfin, le bon prétexte légal pour solder définitivement et avec un extrême préjudice certains comptes avec lui. Qu’il se dise tout de suite que le peuple et le gouvernement des Comores ne vont pas laisser un exalté mettre le feu à un pays. Ce qui doit être fait pour l’arrêter dans sa folie furieuse sera fait.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 24 septembre 2015.

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