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Lutte contre le Covid-19 I Un désengorgement de la Maison d’arrêt attendu dès cette semaine

Santé |  15/02/2021 –  

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Décidée et communiquée à l’issue du Conseil des ministres du mercredi dernier, cette mesure qui consiste à désengorger les prisons concerne les personnes poursuivies et condamnées pour des délits mineurs. Selon le procureur général, Mohamed Soilihi Djaé, un recensement des détenus est engagé depuis samedi afin de déterminer le nombre exact des détenus qui peuvent bénéficier de cette mesure.

La lutte contre la propagation du Covid-19 dans le pays se poursuit. La semaine dernière, après le Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a annoncé la mise en liberté de plusieurs détenus pour désengorger les prisons du pays afin d’éviter une forte contamination en milieu carcéral. Une mesure qui s’aligne sur celles déjà prises pour bloquer la propagation du virus.

Cette mesure qui consiste à désengorger la Maison d’arrêt de Moroni concerne les personnes poursuivies et condamnées pour des délits mineurs. Quant aux personnes placées en détention provisoire, cette mesure ne les concerne pas, car elles doivent attendre leurs jugements. Selon le ministre de la Justice, Mohamed Housseine Djamalilaili, tout est mis en place pour engager la procédure en ce début de semaine. «Tous les détenus ayant purgé 50¨% de leurs peines peuvent bénéficier de cette mesure sauf les personnes condamnées pour crime ou agression sexuelle».

Cette mesure a mobilisé le parquet qui travaille sans relâche afin de faire en sorte qu’elle soit effective dans les plus brefs délais. Selon le procureur général, Mohamed Soilihi Djaé, un recensement des détenus est engagé depuis samedi afin de déterminer le nombre exact des détenus qui peuvent bénéficier de cette mesure. «Actuellement, la Maison d’arrêt de Moroni comptabilise 203 détenus, l’idéal serait de libérer 50% de la population carcérale pour ainsi obtenir la distanciation sociale d’un mettre recommandé pour mieux lutter contre la propagation du virus Covid-19 et par conséquent protéger les détenus».

Pour le procureur général, ce ratio de 50% reste hypothétique, «mais tout sera clair, une fois le recensement des détenus achevé et nous pouvons déterminer le nombre exacte des personnes qui vont bénéficier de cette mesure». Pour Ndzuani et Mwali, «si la mesure sera prise, ce n’est pas pour le moment». Mais tout laisse croire à désengorgement dans les trois prisons du pays.

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