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M. Assoumani AZALI a-t-il la compétence mentale requise pour pouvoir continuer à diriger les Comores?

 M. Assoumani AZALI a-t-il la compétence mentale requise pour pouvoir continuer à diriger les Comores?
 Tribune libre: N
Ces derniers temps, nous assistons tous, inertes, comme atteints d’une léthargie mentale, à l’effondrement lent et insidieux de tout ce qui nous soudait en tant que Peuple, en tant que Nation.
Notre pays s’enfonce de jour en jour dans une crise politique profonde que nul n’arrive à cerner. Si nous ne nous réveillons pas de notre torpeur, il sera trop tard pour y remédier. Tout pouvoir absolu corrompt absolument. Le Président Assoumani Azali Boinahéri ne s’est pas contenté de sa mainmise sur l’exécutif, il s’est attribué le pouvoir judiciaire et s’apprête à s’accaparer du pouvoir législatif avec sa loi d’habilitation. Peut-on encore parler de démocratie aux Comores lorsque ces trois pouvoirs sont entre les mains d’une même et seule personne ? Le peuple comorien peut-il se permettre de remettre son destin entre les mains de cet homme dont la métamorphose et les agissements récents mènent tous les observateurs nationaux et étrangers à s’interroger sur sa santé à la fois physique et surtout mentale ?
Pour arriver à ses fins, il a pris le soin de bâillonner l’opposition en corrompant ses détracteurs, en incarcérant les plus tenaces d’entre eux ou en brandissant la menace de faire subir un sort similaire à ceux qui auraient potentiellement des choses à se reprocher dans leur gestion passée des affaires de l’Etat… comme si M. Assoumani Azali et les siens avaient les mains propres.
Depuis deux ans, nous assistons à une succession d’accusations de complots à la réalité douteuse contre la sûreté de l’Etat aux scénarii multiples, les uns plus rocambolesques que les autres, qui ont conduit des innocents en prison. Cet arbitraire a généré un tel climat de terreur et de suspicion que les citoyens ordinaires se trouvant aux Comores n’osent plus s’exprimer sur la politique, même dans un cadre privé. Combien de fois n’avons nous pas entendu un frère, une sœur ou un ami nous conseiller, en chuchotant, de taire nos opinions par crainte des milices de Kiki ? Cette dictature a réussi l’exploit de persuader toute une population que tout le monde est espionné et que tous les téléphones sont sur écoute. M. Assoumani Azali n’est-il pas en train de nous contaminer sa propre paranoïa ?
Il suffit d’écouter notre Président s’exprimer dans les médias pour mesurer combien ce questionnement sur sa santé mentale est légitime.
Cette inquiétude est largement partagée. Tout le monde constate que malgré tous ses efforts, il ne semble plus pouvoir tenir un discours cohérent. Lors de ses interviews les plus récents, il a de plus en plus de mal à s’exprimer, non seulement en français mais aussi en comorien.
Pourquoi ceci est-il important, me demanderez-vous ? Un mot : Aphasie.
L’aphasie est un trouble du langage acquis, c’est-à-dire qu’elle survient chez un individu qui avait auparavant un langage normal. Tout le monde a constaté que durant son premier mandat, M. Assoumani Azali, dans son français approximatif, parvenait à se débrouiller. Depuis, son niveau d’expression n’a cessé de régresser. Que s’est-il passé ? 
Les troubles du langage, quand ils ne sont pas justifiés (par exemple, la nervosité face aux caméras : ce qui n’est pas le cas de M. Assoumani Azali qui ne souffre pas de timidité) sont l’un des premiers signes d’une maladie neurodégénérative ou d’autres troubles cérébraux (tumeur, dommages cérébraux, maladie d’Alzheimer etc.)
Selon des rumeurs insistantes, le Président Assoumani Azali aurait aussi des troubles de mémoire. Ces rumeurs semblent justifiées puisque à maintes reprises il s’est trompé dans la lecture de sourates courtes du Coran lors de prières collectives qu’il a dirigées. A l’occasion de la prière de l’Aïd Al’Kabir de cette année à Anjouan, il a oublié de formuler les « Takbirs » rituels précédant chacun des deux « Raqa’ans ».
Face à ce constat, nous devons nous poser les questions suivantes :
– Ce trouble de langage que nous observons chez notre Président, est-il le résultat d’un dommage cérébral qui serait progressif ? En effet, certaines de ces maladies affectent non seulement la cognition, la mémoire, le langage et la personnalité, mais elles peuvent aussi causer la paranoïa, le manque d’empathie, et encore plus important, l’incapacité de planifier.
– Dans ces conditions, peut-on faire confiance à son jugement et à son bon sens ?
– Les prisonniers politiques sont-ils les malheureuses victimes de cette paranoïa ? S’ils sont en effet les victimes de ce déficit de la cognition qui ronge notre Président, qu’adviendra-t-il de leur procès et de leur jugement ?
– Et enfin, la question cruciale : a-t-il encore la capacité mentale requise pour continuer à diriger notre pays ?
Tous ces questionnements doivent nous alerter car nous ne pouvons laisser notre destin commun entre les mains d’un homme souffrant d’une santé mentale discutable. Sinon notre chère Patrie court tout droit à la catastrophe. Il est donc temps de nous réveiller, vaincre nos peurs et libérer la parole afin de mettre fin à cette autocratie. Car, les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux…

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