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Manifeste contre la tenue des assises de la haine

Manifeste contre la tenue des assises de la haine

Comme Anjouan, Mohéli rejette totalement les assises

Par ARM

      Le rejet national des assises de la haine et du mépris continue. Il est devenu un fait politique majeur et avéré. Dans l’ensemble, on a vu comment l’île d’Anjouan, l’alliance de l’opposition et le FRESUN ont condamné ces assises destinées à pérenniser un régime politique illégitime, clanique et villageois, et à faire éclater l’État des Comores. Même Idriss Mohamed Chanfi, l’un des principaux animateurs du Mouvement du 11-Août, pointe du doigt les dangers de ces assises perverties et dévergondées, et s’en est éloigné.

Cette fois, la condamnation vient de la classe politique mohélienne, qui réitère son opposition à ce poison mortel que sont ces assises. Ici, nous sommes en présence d’un Manifeste engageant la signature de 50 personnalités mohéliennes représentant toutes les sensibilités politiques de l’Île de Djoumbé Fatima.

Lisons…

MANIFESTE

             Nous, personnalités politiques, Chefs de partis et mouvements politiques, personnalités de la Société Civile et membres du mouvement du 17-Février pour la défense des Accords-cadres de Fomboni, Mohéli, avons décidé d’exprimer à travers ce présent Manifeste, notre opposition à la tenue des assises annoncées, que nous considérons lourdes de conséquences sur la survie même de l’Union des Comores.

             En effet, nous avons la ferme conviction que des assises telles que préconisées par le Gouvernement en ce moment, c’est-à-dire peaufinées dans des conditions non transparentes et dans un schéma d’exclusion des Îles et peu représentatif de la population comorienne, ne sont que source de conflits sur fond de méfiance et de désaccords profonds, et conduisent donc inexorablement à l’éclatement de l’Union des Comores.

             Des assises nationales acceptables dans notre pays pendant toute la période du nouveau cycle de la tournante qui débute ne peuvent porter que sur des éléments de nature à renforcer le rapprochement entre les Iles de l’Union et à consolider les acquis obtenus comme le préconise d’ailleurs l’Union africaine à travers son communiqué du 9 novembre 2017.

             Elles ne doivent, sous aucun prétexte, porter sur les fondamentaux sur lesquels est assis le Nouvel Ensemble Comorien issu des Accords de Fomboni du 17 février 2001. Les seuls points de préoccupation actuels qui devraient focaliser l’attention des Autorités de l’État en vue de la consolidation des institutions, de l’unité nationale et de la paix concernent l’application stricte et intégrale de la Constitution en vigueur. Il faut exploiter au maximum possible toutes les opportunités offertes dans ses diverses dispositions, au service du développement équilibré des Îles comoriennes et de la cohésion nationale, et en l’occurrence:

             1.- Restaurer la Cour constitutionnelle et l’habiliter à assumer la plénitude de sa mission et notamment en matière de Juge de la constitutionnalité des lois et du contentieux électoral sur le territoire national qui lui est dévolue par la Constitution en son titre VI. 

             2.-Adopter la loi organique préconisée par l’article 15, alinéa 3 de la Constitution sur les matières pour lesquelles est requis le contreseing des Vice-présidents.

             3.-Adopter la loi organique portant statut de la ville de Moroni et la décentralisation des institutions de l’Union sur l’ensemble des Iles de l’archipel (article 2 de la Constitution).

             4.-Adopter la loi organique portant création effective de la Haute Cour de Justice et définition des mécanismes de déclenchement de la procédure applicable devant elle (article 30 de la Constitution) et rendre possible la destitution du Président de la République ou de toute Haute Autorité de l’État en cas de haute trahison.

             5.-Faire jouir aux Îles leur pleine autonomie financière dévolue à l’article 11 de la Constitution, en respectant scrupuleusement les quotes-parts respectives de recettes publiques devant revenir aux Îles, suivant la Loi des finances et en répartissant équitablement les aides extérieures et les investissements entre les Îles.

             6.-Adopter des lois et règlements obligeant les Autorités publiques à respecter la bonne gouvernance et à inscrire leur action dans la continuité de l’État. 

             7.- Appliquer le principe de l’équilibre des Îles à travers des lois garantissant entre elles la répartition équitable des fonctions régaliennes et postes de haute décision de l’État ainsi qu’une proportionnalité dans toutes les représentations nationales majeures.

             8.-Permettre le contrôle effectif de l’Assemblée sur l’action de l’Exécutif.

             Dans tous les cas, toute organisation d’assises ne saurait être sagement envisagée qu’après l’aval de la Conférence nationale des Grands Élus au sens de l’article 12, alinéa 5. 

             Tous signataires

Ce document vient enterrer définitivement les prétentions nationales usurpées de ces assises, dont la seule motivation réside dans un projet d’implosion de l’État comorien et dans la haine et le mépris d’une certaine classe politique envers de larges portions de la société comorienne.

Si le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri était un homme connaissant la notion de honte, il aurait arrêté derechef les travaux de ses assises crapuleuses. Mais, comme il ne va pas le faire lui-même, les obstacles qui vont casser ses prétentions à la présidence à mort seront extérieurs et finiront par avoir raison de son projet funeste.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 14 novembre 2017.

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