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Manifeste de l’opposition comorienne

Manifeste de l’opposition comorienne

L’opposition comorienne en ordre de bataille

     Les onze formations politiques et le Mouvement du 17-Février, qui forment l’Union de l’Opposition, ont procédé officiellement, le mercredi 21 mars 2018, au lancement de leur structure dirigeante chargée de définir une nouvelle orientation stratégique de lutte à double dimension:

–     D’une part, engager la lutte contre la dictature du Président-Colonel Azali Assoumani, qui confisque les libertés et les institutions, afin de se maintenir au pouvoir indéfiniment, en dépit des règles démocratiques édictées par les Accords de Fomboni du 17 février 2001, parrainés par l’Union africaine et l’Organisation internationale de la Francophonie.

–     D’autre part, faire de ces partis politiques coalisés une force alternative porteuse de nouvelles propositions, face à la récession économique et sociale que traverse le pays.

Le sens du rassemblement de l’Union de l’Opposition, qui se met désormais en ordre de bataille, est de défendre la pratique de la présidence tournante, telle qu’elle est définie dans la Constitution, et contrecarrer la volonté du pouvoir de modifier à sa guise la Constitution.

Il est clairement établi que le Président-Colonel s’engage dans une entreprise suicidaire, et affiche une volonté de partition de la Nation. Et pour arriver à ses fins, à maintes reprises, le pouvoir opère quotidiennement des actes d’interdiction et de sabotage des réunions publiques et privées de l’Opposition. Des élus et des journalistes sont agressés ou physiquement pourchassés. Des médias sont confisqués ou purement et simplement saccagés.

Après les Assises de la CRC et de ses alliés, l’écrasante majorité des Comoriens est convaincue que le Président-Colonel ne roule que pour ses propres intérêts.

Ainsi, l’Union de l’Opposition est-elle désormais organisée contre la volonté affichée de changement de la Constitution et s’oppose à toute tentative de modification de la loi électorale et à toute idée de remise en cause de l’autonomie des îles.

Le schéma tracé par le Président-Colonel Azali Assoumani constitue un danger pour l’avenir du pays. Cette sombre vision exige donc des ripostes courageuses. L’heure est alors à la mobilisation des forces vives pour éteindre l’incendie du Colonel. La démocratie implique la défense des libertés fondamentales de réunion, de manifestation, d’expression et le droit à l’existence des médias, socle du pluralisme.

Le Président-Colonel suscite les tensions et multiplie les provocations pour pouvoir manœuvrer, car il sait pertinemment qu’il ne lui reste que trois ans pour céder le fauteuil présidentiel, le 26 mai 2021, à un Comorien de l’île d’Anjouan.

Par conséquent, l’Union de l’Opposition exige le rétablissement immédiat de:

  •      La Cour constitutionnelle, sans laquelle on ne saurait parler de constitutionnalité, ni de légalité, ni de transparence et encore moins d’État de Droit;
  •      La Commission de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNPLC), conformément à ses attributions et prérogatives définies par la Loi;
  •      La Commission nationale des Droits de l’Homme et des Libertés.

Ce combat salutaire, de sauvegarde de l’unité nationale, de la paix civile, gage de progrès social, fonde l’urgence de rassembler toutes les forces politiques, les différentes couches de la société civile acquises au respect de la Constitution, et justifie dorénavant le sens de notre action.

Moroni, le 28 mars 2018

Les partis de l’Union de l’opposition: UPDC – RDC – JUWA – FD – CRC en Mouvement – ADD ZAMZAM – PNDC – DJAWABU – RDR – PCDP DJAMNAZI – RIFAID COMORES – Le Mouvement du 17 février.

www.lemohelien.com – Jeudi 29 mars 2018.

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