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Manque d’élégance et d’éthique envers Ahmed Sambi

Manque d’élégance et d’éthique envers Ahmed Sambi

L’ancien chef d’État a bien droit à la parole et au respect

Par ARM

      L’ancien Président Ahmed Sambi et moi-même ne sommes pas les meilleurs amis du monde, loin s’en faut. Nous n’avons jamais échangé la moindre parole. Mais, nos divergences politiques vont très loin parce que nos conceptions de l’État se situent aux antipodes l’une de l’autre. Pour autant, par respect des valeurs républicaines, chaque fois que ses droits légitimes sont violés, je prends fait et cause pour lui. J’avais été le seul à le défendre quand, arrivé à Majunga, Madagascar, il se rendit compte qu’Ikililou Dhoinine et son fugitif international et Père Joseph, Hamada Madi Boléro, lui avaient coupé l’itinérance («Roaming»), l’empêchant de téléphoner avec sa ligne de Comores Télécom. En dépit de nos relations pénibles, j’avais été le seul à dénoncer les goujateries haineuses, stupides et infantiles d’un Ikililou Dhoinine manquant d’éducation, de classe et d’élégance, allant jusqu’à permettre qu’on fouille l’ancien Président Ahmed Sambi et ses bagages chaque fois qu’il passe par un aéroport comorien. De même, je n’avais pas eu des mots assez durs pour dénoncer l’interdiction par Ikililou Dhoinine du meeting qu’Ahmed Sambi devait tenir à Bambao Mtsanga le 18 août 2013.

Ces prises de position sont dictées par un certain nombre de valeurs déontologiques et d’exigences éthiques universelles qui nous imposent de reconnaître le droit de l’adversaire quand il est dans ses droits. «L’inimitié existe, mais la convenance doit persister», disent les Arabes, chez qui j’ai vécu de 1986 à 2005. Ahmed Sambi et moi avons nos profondes divergences politiques, mais il y a le reste. Et ce reste est très important: c’est l’humanité.

En 2015, mon ami le Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane, à une époque où il ne faisait que dégouliner d’obséquiosité servile envers Ahmed Sambi, son maître à penser, me reprochait au téléphone l’usage systématique de l’expression «crypto-sambistes» au lieu de sambistes pour désigner les personnes considérées comme proches politiquement d’Ahmed Sambi. Je lui expliquais qu’Ahmed Sambi n’a jamais eu de vrais partisans, mais de profiteurs qui finiront tous par le trahir puisqu’ils n’ont aucune conviction politique, mais des ventres de ventrus. Maintenant, c’est le Grandissime Sounhadj Attoumane qui vient de trahir son maître à penser. Son geste est inélégant, malhonnête et maladroit et ce, pour au moins deux raisons principales. La première, c’est que le Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane accuse Ahmed Sambi d’avoir parlé au nom du Parti Bidoche pour condamner la rupture des relations diplomatiques entre les Comores et le Qatar alors que les deux pays n’ont aucun litige. La deuxième raison, c’est que le Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane veut que son maître à penser ne parle tout simplement pas de cette rupture de relations diplomatiques.

Le Grandissime Sounhadj Attoumane est un garçon correct, je l’aime bien, mais dans cette affaire, il manque de sérieux. J’ai traduit du comorien au français la déclaration d’Ahmed Sambi. Je sais que l’ancien Président n’a pas dit qu’il s’exprimait au nom de son parti. Il a dit qu’il s’exprimait comme il avait l’habitude de le faire, quand les événements l’exigent. Or, dans le communiqué débile et malheureux du Grandissime Sounhadj Attoumane, nous lisons ceci: «Le 07 juin 2017 le Gouvernement de la République Comorienne a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l’Émirat du Qatar, décision rendue publique par un arrêté du Ministre des relations étrangères. L’ancien Président A.A.M. SAMBI a, à la surprise de tous, dénoncé cette décision par la voie des médias sans qu’au préalable, ait cherché à s’informer des raisons qui ont justifié la décision du Gouvernement. Cette attitude cavalière coutumière du Président d’honneur du parti JUWA de vouloir toujours parler au nom du parti, dénote la faiblesse du Secrétaire Général du Bureau Exécutif National du JUWA qui s’efface devant ses responsabilités. En ce qui nous concerne, nous dénonçons avec vigueur les propos non conventionnels de l’ancien Président A.A.M. SAMBI, et nous réaffirmons notre soutien au Président de la République, Chef de l’État AZALI Assoumani et à son Gouvernement. D’autre part nous restons fidèles à l’alliance qui a été nouée entre JUWA et la CRC.

      Moroni le, 11 juin 2017

      Signé par la majorité des membres du Bureau Exécutif National du parti JUWA.

      Dr. Sounhadj ATTOUMANE

      Secrétaire Général Adjoint».

Compte tenu de la haute facture politique et «diplomatique» de la déclaration d’Ahmed Sambi, nous l’avons traduite. En aucune manière, nous n’y avons vu une quelconque tentative d’expression au nom d’un parti politique. Donc, on l’accuse à tort. Et, ce qui fera toujours la différence entre Ahmed Sambi et des gens comme le Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane et Saïd Larifou, c’est que l’ancien chef d’État peut toujours s’exprimer en son nom propre alors que ses insulteurs officiels ont besoin d’une carcasse d’hyène pour parler.

Ahmed Sambi a prouvé des qualités d’homme responsable en reconnaissant et dénonçant l’aventurisme de son ancien «allié circonstanciel de temps», le «saigneur» Azali Assoumani, mari d’Ambari et de l’autre. Ici même, sur ce site, nous avions prédit la trahison à venir du Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane pour sauver ses fesses dès le moindre accroc entre Ahmed Sambi, son ancien maître à penser, et le «ventriote» Azali Assoumani, son nouveau maître à «panser», dans le sens de celui qui lui remplit la panse. Le Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane est un ingrat et un homme sans convictions, ni fidélité. Il trahit Ahmed Sambi aujourd’hui et trahira son maître à «panser» Azali Assoumani demain. Sans Ahmed Sambi, le Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane – ainsi qu’Ikililou Dhoinine – aurait vécu et serait mort dans l’anonymat total et l’indifférence générale. Et puis, quand il prétend que son communiqué est «signé par la majorité des membres du Bureau Exécutif National du parti JUWA», la moindre honnêteté intellectuelle aurait voulu qu’il mentionne le nom de ces membres. Il ne l’a pas fait. Donc, il ment.

Par ailleurs, il faudra que les Comoriens méditent sur le fait qu’Ali Mhadji, le secrétaire général par intérim de la CRC, le parti haineux du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, se soit arrogé le droit d’insulter Ahmed Sambi sur l’Office de Radiotélévision des Comores (ORTC), un média d’État aux mains de Msa Ali Djamal, au seul motif que l’ancien Président a eu la noblesse et la décence de dénoncer la rupture injustifiable et injustifiée des relations entre les Comores et le Qatar. Dans cette affaire, le manque d’éducation d’Ali Mhadji est un désastre national car cet homme sans manières est censé enseigner la Sociologie à l’Université des Comores. Comment un homme non éduqué peut-il éduquer les étudiants comoriens?

Une fois de plus, il faudra rappeler que nous avons des désaccords avec Ahmed Sambi, mais la déontologie nous impose de reconnaître la justesse de son propos quand il a raison. En tant que citoyen libre dans un pays censé être libre, Ahmed Sambi a le droit de s’exprimer sans se faire insulter par le semblant de Gouverneur Mohamed Saïd Fazul de Mohéli, les gens du Parti RIDJA, le Grandissime Sounhadj Attoumane et Ali Mhadji. La grande erreur commise par le dictateur de «Bête-Salam», c’est qu’il affiche ostensiblement sa peur envers Ahmed Sambi, en poussant ses roquets à tenter de l’affaiblir par des déclarations stupides et malheureuses. Ce n’est pas intelligent. Ça ne fait pas sérieux…

En tout état de cause, aujourd’hui, le monde entier voit se réaliser ce que je prédisais il y a quelques jours sur Comores-Infos sur la haine entre CRC et Parti Bidoche, étant noté que la relation entre ces deux formations partisanes finira dans le sang. Le sang coulera. Il y aura mort d’hommes. Au moment où le dictateur Azali Assoumani s’entoure des plus grands chantres de l’indignité et de la mendicité politique du pays, en trahissant Ahmed Sambi, il doit penser aux engagements de loyauté qu’il a pris à son égard et qui figurent dans leur accord du 1er avril 2016. Comme le tyran de village ne connaît pas la valeur sacerdotale d’un engagement aux yeux de Dieu, il faudra lui dire que dans le Coran, il est écrit noir sur blanc:

«O vous qui croyez! Respectez vos engagements» (V, La Table servie, 1).

«Ne faites pas de vos serments un moyen d’intrigues sinon vos pas glisseraient après avoir été fermes et vous goûterez le malheur pour avoir écarté les hommes du chemin de Dieu. Vous subirez alors un terrible châtiment» (XVI, Les Abeilles, 94).

«Les pires des êtres devant Dieu sont vraiment ceux qui sont incrédules; ceux qui ne croient pas, ceux qui d’entre eux avec qui tu as conclu un pacte et qui ensuite ont toujours violé leurs engagements; ceux qui ne craignent pas Dieu» (VIII, Le Butin, 55-56).

«[…]. Tenez vos engagements, car les hommes seront interrogés sur leurs engagements» (VIII, Le Voyage nocturne, 34).

      Cela devait être rappelé cela. Maintenant, que chacun fasse ce que bon lui semble. En tout cas, la violation d’un pacte est un crime aux yeux de Dieu. Et Ahmed Sambi n’a pas à rougir s’il se fait insulter par des mendiants, des aigris et des jaloux pour avoir seulement énoncé une vérité irréfragable: on ne rompt pas ses relations avec qui on n’a aucun contentieux, ni quelque chose à reprocher.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 13 juin 2017.

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