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Marine Le Pen a raison sur la situation de Mayotte

Marine Le Pen a raison sur la situation de Mayotte

Pour un équilibre démographique des îles sans hypocrisie

Par ARM

     Dans son n°1343 du mardi 14 juin 2016, le journal France Mayotte Matin rendait compte de la perception personnelle de Marine Le Pen sur les problèmes de Mayotte au regard des expulsions d’Anjouanais, Mohéliens et Grands-Comoriens de l’île. Et, ce n’est pas parce qu’elle est Marine Le Pen, Présidente du Front national en France, que ce qu’elle dit doit être considéré comme un non-sens blasphématoire et haineux. Bien au contraire, il faut avoir l’esprit ouvert et étudier sa prise de position sans parti pris haineux et dogmatique. D’emblée, Marine Le Pen appuie sur le turbo en annonçant tambour battant: «Ne peut-on pas d’abord se poser la question de savoir si le gouvernement pourrait faire en sorte qu’il n’y ait pas 40% de clandestins à Mayotte?». Et quand le journaliste lui fait remarquer que «non, il y a des personnes qui vont saccager les maisons de ces pauvres gens», Marine Le Pen déclare: «Non, mais, vous ne croyez pas que les Mahorais sont des pauvres gens? Nos compatriotes français à Mayotte, vous croyez qu’ils vivent dans l’opulence? Mais, moi, je suis allée à Mayotte, et c’est très pauvre Mayotte. Il faut arrêter l’immigration clandestine, il faut arrêter le droit du sol, qui fait que la maternité de Mamoudzou est la première de France en nombre parce que les Comoriens viennent massivement pour notamment obtenir l’autorisation de rester sur le territoire et bénéficier des aides sociales. Il faut arrêter cette folie, et c’est le laxisme du gouvernement qui fait qu’aujourd’hui, les Mahorais, confrontés à la déliquescence de l’État, se sentent obligés de faire justice eux-mêmes. Ce n’est pas de leur faute. C’est de la faute du gouvernement français»: Samuel Boscher: Marine Le Pen s’exprime avec force sur la question de Mayotte. Immigration clandestine: le Front national accuse le gouvernement, France Mayotte Matin n°1343, mardi 14 juin 2016, p. 5.

     Regardons la réalité en face et arrêtons l’hypocrisie. En 1978, soit 3 ans après l’accession des Comores à l’indépendance, la population de Mayotte était de 47.267 habitants. Or, en 2015, cette population est de 226.915 habitants! Ce n’est pas normal. C’est tout simplement un crime fou contre l’équilibre naturel de Mayotte parce que de 1978 à 2015, la population de cette île a été multipliée par 4,80 fois! Qu’on indique aux Comoriens le nom du pays dont la population a été multipliée par 4,80 en 37 ans. En dehors de Mayotte, ce pays n’existe pas. La question peut être posée à n’importe quel démographe, et il confirmera. Il y a rupture de l’équilibre naturel et démographique à Mayotte, et il faudra laisser cette île respirer un peu sous peine de la faire imploser sous un poids démographique qu’elle n’arrivera jamais à supporter. Ce n’est pas avec l’hypocrisie habituelle qu’on arrivera à faire croire aux gens que Mayotte n’a pas besoin d’un second souffle et qu’elle doit cesser de faire l’objet d’une invasion qui va la dénaturer pour de bon, sous le poids de la pression démographique. Ce n’est pas un problème politique, mais une question de bon sens.

     En arrêtant l’hypocrisie, on constatera qu’à Mohéli, le même problème se pose: l’arrivée massive d’Anjouanais sur l’île fausse tout, et comporte un élément politique et social qui finira par causer une guerre civile sur l’île. Aujourd’hui, on chuchote, murmure et susurre, mais un jour, une guerre éclatera inévitablement à Mohéli, et au centre de la guerre, on retrouvera la problématique de la migration anjouanaise à Mohéli, où la population montre des signes d’énervement dont l’issue sera une guerre civile, sauf si le séjour des habitants d’une île sur une autre est limité à trois mois. S’il faut un visa interne, imposons-le dès aujourd’hui. Un jour, il y aura une guerre civile entre Mohéliens et Anjouanais à Mohéli. Déjà, en 1975, à Djoiezi, Mohéli, la population locale avait chassé toute la population d’origine anjouanaise de la ville. Au début des années 1980, Ali Mbaraka Salim, Préfet de Fomboni, avait pris des mesures très spéciales à l’égard des Anjouanais de la capitale mohélienne. Naturellement, personne ne veut envisager ces problèmes en bon père de famille, et tout le monde veut faire dans le politiquement correct. Mais, quand on se réveillera, il sera déjà trop tard. Et que le polpotiste franco-comorien Idriss Mohamed Chanfi ne ramène pas sa fraise en allant crâner devant les gens pour dire que le même sentiment d’exaspération n’est pas perceptible à la Grande-Comore depuis la présidence d’Ahmed Abdallah Abderemane. En d’autres termes, les Comores vont vers un désastre démographique, qui se traduira en désastre tout court.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 9 juillet 2016.

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