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Mchangama, l’Ambassadeur de son ami Azali en Israël?

Mchangama, l’Ambassadeur de son ami Azali en Israël?

Chaotique tradition de reconnaissance d’États aux Comores

Par ARM

       Sur un simple claquement de doigts de potentats arabes du Moyen-Orient, le dictateur fou et terroriste Assoumani Azali Boinaheri va reconnaître Israël et établir des relations diplomatiques avec lui. Quelles en sont les implications en Droit international et diplomatie?

La reconnaissance d’État est en Droit international public un acte discrétionnaire parce que souverain souvent basé sur des motifs autres que moraux, éthiques et juridiques: «La reconnaissance apparaît ainsi comme l’acte juridique par lequel les États prennent en quelque sorte acte de l’existence d’un autre État. La reconnaissance, qui est une institution fondamentale parmi les institutions internationales, pose divers problèmes. On doit se demander tout d’abord si les États qui existent et qui sont appelés à accueillir dans la société interétatique un nouvel État sont libres de leur décision ou si, au contraire, leur compétence est, en la matière, liée. Un second problème tient non plus à l’État ancien, appelé à reconnaître, mais à l’État nouveau. Doit-il remplir des conditions particulières, quant à son existence propre, ou doit-il seulement se borner à exister? En d’autres termes, la reconnaissance étant un acte juridique, doit-elle se borner à constater un fait ou un faisceau de faits ou doit-elle comporter un contrôle de caractère juridique tendant à analyser la régularité de la création de l’État nouveau? Ou passe alors à un troisième. Que faut-il entendre par État nouveau?»: Claude-Albert Colliard: Institutions des relations internationales, 8ème édition, Dalloz, Collection «Précis Dalloz», 1985, pp. 229-230.

Autrement dit, «l’ensemble des relations diplomatiques et consulaires entre États suppose un minimum de bon vouloir entre les partenaires», et «la reconnaissance d’État ou même de gouvernement peut s’accompagner de l’établissement immédiat de relations diplomatiques»: Claude Blumman: Colloque de Tours, Établissement et rupture des relations diplomatiques, in Société française pour le Droit international: Aspects récents du Droit des relations diplomatiques, Éditions A. Pedone, Paris, 1989, pp. 26 et 27.

La dictature va établir des relations diplomatiques avec Israël. Ce n’est pas la première fois que cela est décidé. En septembre 1993, quelques heures après l’admission – enfin! – des Comores à la Ligue des États arabes (LÉA) et quelques secondes après la signature, le 13 septembre 1993, des Accords d’Oslo à Washington par la Palestine en devenir et Israël, la «gendrocratie» de Saïd Mohamed Djohar dit Papadjo avait décidé de reconnaître Israël et d’établir des relations diplomatiques avec lui. La LÉA se fâcha, engueula Papadjo, qui recula. Au centre de cette affaire, on retrouve l’inévitable et inégalable gendre le plus puissant et le plus nuisible des gendres de la «gendrocratie»: Mohamed Saïd Abdallah Mchangama, «Mohamed Saïd», pour les faux intimes et pour les vrais mendiants du jour et les solliciteurs du soir. Ne nous étonnons de rien: «Dans son édition du 19 novembre [1991], le journal parisien France-Minute publie que M. Mohamed Saïd Mchangama, notre ministre des Finances, est un agent des services secrets israéliens appelés Mossad. L’information provient d’un télex émanant du lieutenant-colonel Da Silva (coopérant français à Moroni) […]»: Psychométrie. Négative: Saïd Mchangama, L’Unité n°1, Moroni, 7 décembre 1991, p. 7.

Pour récompenser son ami «Mohamed Saïd», le dictateur fou et terroriste Assoumani Azali Boinaheri ne doit pas le nommer Consul à Maurice, comme l’ancien gendre de la «gendrocratie» le désire, mais Ambassadeur en Israël. Il le mérite plus que la Planète entière.

On retrouve «Mohamed Saïd» dans une autre tentative de reconnaissance d’État: en effet, le 9 novembre 1992, Saïd Mohamed Djohar signa un décret très laconique: «Nous, Saïd Mohamed Djohar, Président de la République Fédérale Islamique des Comores, en vertu des pouvoirs que nous confère la Constitution, décrétons être prêts à établir immédiatement des relations diplomatiques officielles avec la République de Chine (TAIPEI)». C’est une affaire de folie et de mafia. C’est une affaire de voyous, dont certains avaient été présentés à un juge en France.

Notons qu’«une impressionnante brochette d’homme d’affaires, parmi lesquels Ibrahim Al Bawab, signent un bon de commission à Catinat Consult en vue d’obtenir la reconnaissance diplomatique de la République de Chine (Taïwan) par 14 pays d’Afrique dont les Comores. Il est entendu que Catinat Consult versera une commission d’un montant de “500.000 dollars des États-Unis sur les deux millions cinq cent mille dollars des États-Unis, montant de la rémunération du marché se rapportant au mandat. […]ˮ». Et, «aux Comores, M. Buchard et ses amis sont en terrain connu. M. S. Mchangama qui reste leur associé dans d’autres affaires a un accès direct au Président et surtout une influence déterminante sur son beau-père»: Pascal Perri: Comores. Les nouveaux mercenaires, L’Harmattan, Paris, 1994, pp. 135 et 136.

Mohamed Saïd Abdallah Mchangama est l’un des serviteurs les plus serviles du dictateur fou et terroriste Assoumani Azali Boinaheri, même si de temps à autre, il s’oblige à des larmes de crocodile sur sa sempiternelle violation des droits de l’Homme, dont il se moque. Il a donc toute «légitimité» pour être l’Ambassadeur de la dictature de Mitsoudjé en Israël, à la demande des Émirats Arabes Unis et d’autres dictatures ténébreuses et poussiéreuses du Moyen-Orient.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 11 février 2021.

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