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Média: L'ANRTIC autorise la réouverture de certaines stations radios

Les rapports établis par le département ingénierie de l’ANRTIC définissent différentes catégories d’usagers. Il s’agit des stations radios en règle, c’est-à-dire disposant des autorisations requises et qui honorent leur redevance annuelle, celles qui ne disposent d’aucune d’autorisation, ni du CNPA, ni de l’ANRTIC et celles qui se sont vues attribuées les autorisations mais qui ne paient pas leur redevance annuelle. Les sanctions visent justement les deux dernières catégories.

Dans le souci d’assainir le paysage médiatique au pays, l’ANRTIC travaille en collaboration avec le CNPA pour mieux gérer les fréquences radio sur le territoire national. Les moyens techniques et ressources humaines nécessaires ont été mobilisés pour effectuer des tournées de sensibilisation afin d’avertir les usagers non conformes à la règlementation, des risques auxquels ils pourraient s’exposer. Ainsi, avec l’accord du procureur de la république, l’ANRTIC a mis sous-scellé le matériel des stations qui n’ont pas payé leurs redevances. Cette décision de l’autorité régulatrice a suscité la polémique chez certains citoyens qui ont crié au scandale dénonçant une mesure liberticide.

Après la fermeture de certaines radios, des responsables des Radio ont demandé à bénéficier d’une réouverture de leurs stations. Et l’ANRTIC a examiné leurs dossiers et jugé nécessaire de les rouvrir. Il s’agit de Djamaa Radio, Sawa Fm, Radio Nafassi, Mitsamiouli FM, BRTV et GRTV. « Il est inadmissible que dans une démocratie, des médias soient mis sous scellés ». C’est l’argument brandi par certains citoyens mécontents, qui se sentent privés du droit d’accès à une information plurielle. Pourtant, à en croire les responsables de l’ANRTIC et ceux du CNPA, ces mesures prises à l’encontre de certains médias, c’est justement pour garantir une information de qualité diffusée dans le respect des normes requises et conformément à la loi.

Les stations de radiodiffusion ne peuvent fonctionner sans les fréquences qui sont sous la gestion et le contrôle de l’ANRTIC. « Cette dernière ne fait que se conformer aux lois et décrets prévus à cet effet et elle n’arrêtera pas de porter cette parole de pédagogie à l’endroit des usagers de fréquences radiodiffusion », peut-on lire dans un communiqué de presse de l’ANRTIC.

Binti Mhadjou

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