You are here: Home » Actualité » Me Attick, l’allié de la Cour de la Honte mercenariale

Me Attick, l’allié de la Cour de la Honte mercenariale

Me Attick, l’allié de la Cour de la Honte mercenariale

Il demande aujourd’hui ce qu’il avait refusé de faire hier

Par ARM

     Ce jeudi 13 décembre 2018, la Cour de la Honte mercenariale a commencé sa sinistre besogne: distribuer des centaines d’années de prison à des innocents. Cette Cour de la Honte mercenariale a siégé non pas pour la recherche de la vérité, mais pour appliquer des ordres reçus à Mitsoudjé. C’est ainsi que le plus qu’innocent Ismaïl Ahmed Kassim a écopé de 8 ans de prison, dont 18 mois de sursis et le très innocent Hamada Al Moutawakil de 5 ans de prison, dont 2 ans de sursis. Il s’agit d’une iniquité qu’on ne retrouve aux Comores qu’aux temps des mercenaires, les créateurs de la Cour de Sûreté de l’État. C’est une honte, c’est gravissime. Ces deux jeunes Mohéliens sont absolument innocents, ont subi des injustices, ont subi les jets d’urine des soldats grands-comoriens, sont arrivés à l’Aéroport de Hahaya en slips, ont été jugés à Moroni alors qu’il y a un tribunal et des magistrats à Mohéli.

L’affaire dont on les accuse a eu lieu à «l’Aéroport» de Mohéli le 18 février 2018: des clous inoffensifs répandus sur la piste de «l’Aéroport» de Mohéli. Suite à des échanges avec un ami avocat et ayant moi-même un diplôme d’avocat, le 1er mars 2018, j’ai dû affronter une pluie diluvienne pour rencontrer l’oncle maternel d’Ismaïl Ahmed Kassim afin de lui soumettre une lettre adressée au juge d’instruction pour la récusation des avocats des deux innocents mohéliens, en précisant, en substance:

«Par la présente, nous avons l’honneur de vous faire part de notre décision de récuser les avocats qui sont censés nous défendre dans le cadre de l’affaire qui nous a conduits en prison sans procès, ni preuves, et en parfaite violation de la présomption d’innocence et de tous nos droits.

     Cette décision de récusation est prise en parfaite connaissance de cause et constitue la conséquence logique de la rencontre parfaitement illégale et inappropriée du point de vue de la déontologie et du principe de la séparation des pouvoirs, entre le chef de l’État comorien et les magistrats chargés de l’affaire, en présence de l’avocat du gouvernement comorien. Cette rencontre, qui a eu lieu le samedi 24 février 2018, représente pour nous une condamnation avant toute investigation et avant tout procès, dans la mesure où elle correspond à une grave intrusion et immixtion du pouvoir exécutif dans une affaire judiciaire en cours.

     Cette récusation d’avocats est d’autant plus fondée que la présence du Premier Président de la Cour d’Appel de Moroni à la rencontre précitée aurait dû normalement entraîner la nullité totale et définitive de la procédure pour les graves conséquences juridiques qu’elle entraîne au regard de nos droits et des normes juridiques pertinentes inscrites dans le Droit comorien et censées être applicables aux Comores.

     Par ailleurs, nous comptons vous rappeler que les avocats qui étaient censés nous défendre ne sont pas en mesure de faire leur travail dans les conditions professionnelles appropriées, compte tenu de leur difficulté d’accès à nos personnes et au dossier supposé nous concerner.

     Nous saisissons cette occasion pour dénoncer avec véhémence les graves violations de tous nos droits fondamentaux, les conditions horribles de notre incarcération, en violation de toutes les règles de la présomption d’innocence, les tortures et autres traitements inhumains et dégradants que nous avons subis, et les violations répétées et délibérées du Code de Procédure pénale.

     Notre condamnation déjà programmée sur injonction des autorités politiques étant actée sans preuves, ni investigation, ni procès, nous vous prions donc de bien vouloir enregistrer la récusation de nos avocats».

En présence d’une dizaine de témoins, j’ai montré cette lettre à l’oncle maternel d’Ismaïl Ahmed Kassim. J’ai expliqué au téléphone au frère Ibrahim Ahmed Kassim la pertinence de la démarche, tout en précisant que les avocats vont la refuser, ne pensant qu’à eux-mêmes, au détriment de leurs clients. Anticipant l’égoïsme des avocats, j’avais dit à Ibrahim Ahmed Kassim: «Dis à ces avocats d’aller lire la lettre de récusation devant la presse pour créer une onde de choc au sein de la population. Si cela n’est pas fait, les regrets seront assurés par la suite. Les avocats vont refuser parce qu’ils ne pensent qu’à leurs intérêts, et ces intérêts seront défendus même après leur récusation. Mais, aujourd’hui, il nous faut cette récusation. Cette récusation est la base du procès à venir. C’est un procès politique, et il faut le dénoncer dès à présent». J’ai envoyé la lettre de récusation à Ibrahim Ahmed Kassim.

Le lendemain, j’avais l’impression de mâcher du gravier quand je reçus de lui un message me disant deux mensonges proférés par Maître Attick: d’une part, les conditions d’incarcération des deux innocents mohéliens et l’accès des avocats aux deux prisonniers politiques se sont sensiblement améliorées. D’autre part, les deux prisonniers politiques allaient être libérés vers le 15 mars 2018. Je restais sceptique et le disais aux Mohéliens réunis pour la circonstance, des Mohéliens qui étaient même prêts à faire venir de vrais avocats de France ou à engager Maître Mchindra Abdallah, dont je connais la rigueur, l’honnêteté, la droiture, la compétence et le sérieux. La démarche n’a pas eu de suite.

Alors, aujourd’hui, j’entends Maître Attick dire à la presse que le peuple comorien doit comprendre que la Cour de la Honte mercenariale est un danger, que tout doit venir de ce peuple. C’est comme s’il demandait au peuple de se soulever et de faire son travail à lui à sa place. Est-ce que je rêve ou quoi? Quand cet avocat a refusé d’écouter la voix de deux avocats, il pensait à quoi? Pensait-il que les Comores étaient subitement devenues une grande démocratie scandinave? Où vit-il pour ne pas voir que les Comores sont devenues une grande dictature de village?

Le Tout-Mohéli sait qu’Ismaïl Ahmed Kassim et Ahamada Al Moutawakil sont innocents. Des avocats incompétents les ont conduits à l’abattoir «judiciaire», celui d’une Cour qui n’existe même pas dans les textes juridiques comoriens. Ces avocats sont complices d’un État voyou couplé à une «Ripoux-blique».

Au vu de ce qui précède:

–     J’accuse les avocats de la défense de complicité avec une «Justice» aux ordres et statuant dans une illégalité totale;

–     J’accuse les avocats de la défense d’être corrompus par le pouvoir politique, comme le craignaient les Mohéliens;

–     J’accuse les avocats de la défense d’incompétence criminelle;

–     J’accuse les avocats de la défense de manque de discernement et de vigilance;

–     J’accuse les avocats de la défense de manque de diligence envers des clients en danger;

–     J’accuse les avocats de la défense de manque de sensibilité à l’égard de leurs clients.

Maintenant, le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», va se poser en «bon démocrate» devant la communauté internationale, en usant de son prétendu droit de grâce. Mais, la vraie libération de nos jeunes Mohéliens innocents interviendra après la chute du dictateur fou de Mitsoudjé, et à la suite d’une révision du procès par des vraies autorités, des autorités soucieuses du Droit et de la Justice.

Par ARM

Le copier-coller tue la blogosphère comorienne. Cela étant, il est demandé amicalement aux administrateurs des sites Internet et blogs de ne pas reproduire sur leurs médias l’intégralité des articles du site www.lemohelien.com – Il s’agit d’une propriété intellectuelle.

© www.lemohelien.com – Jeudi 13 décembre 2018.

Powered by Comores infos