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Me Larifou sonne la charge contre la Ceni

Lors d’une conférence de presse, hier au quartier général de son parti, le candidat à la présidentielle, Said Larifou, a affirmé que la requête aux fins de disqualification des candidatures de Mohamed Ali Soilihi et Mouigni Baraka Said Soilihi, a été rejetée. Par ailleurs, suite au rapport accablant de la Cour des comptes sur la gestion des dernières élections, il exige la démission du président de la Commission électorale nationale indépendante, ainsi que celle de son  secrétaire général.
 
La requête introduite par Me Mohamed Ahamada Baco, colistier de Said Larifou, aux fins de disqualification des candidatures de Mohamed Ali Soilihi et de Mouigni Baraka Said Soilihi a été rejetée.  «Je m’incline  devant la décision de la Cour et je la respecte, même si nous sommes déçus», a ainsi réagi le leader du Ridja. Il a promis, cependant, qu’il allait introduire d’autres recours.
Au sujet du communiqué de la Cour constitutionnelle (voir notre précédente édition), il a déclaré : «En tant que candidat, je ne me laisserai pas intimider et je suis indigné par la teneur du communiqué;  je prends la responsabilité d’assumer mes propos en tant que candidat, je continuerai à commenter les arrêts de la cour, et ce qui devra arriver arrivera ». Il s’est engagé, une fois élu, à revoir le mode de désignation et de nomination des membres de cette institution.
Réagissant au rapport de la section des comptes de la Cour suprême, qui fait état de l’évaporation d’environ 153 millions de francs lors des dernières législatives, Me Larifou estime qu’il faut diligenter une enquête contre le président et le secrétaire général de la Ceni.  »Nous doutons sérieusement de leur capacité à mener des élections libres et transparentes au vu des accusations extrêmement graves qui pèsent sur eux», a-t-il dit, avant d’ajouter : «nous exigeons leur démission immédiate  pour le bien de ce pays».  Selon lui, «si les institutions compétentes ne les poursuivaient pas, celles qui vont venir après les élections le feront».
Enfin, Me Larifou a déploré la rupture diplomatique entre l’Iran et les Comores. «Au moment où toutes les grandes puissances cherchent à se rapprocher de l’Iran, nous allons encore une fois à contre-courant, le gouvernement mélange diplomatie et religion», a-t-il regretté épinglant au passage «cette diplomatie  basée sur la mendicité et l’amateurisme». Il a promis de rétablir  les relations avec l’Iran s’il venait à être élu président de la République.

Faiza Soulé Youssouf
source : alwatwan.

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