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Médias: Le nouveau numéro du journal Espérance bloqué par la douane

Cela fait plus de 50 jours que la dernière édition d’Espérance est bloquée et saisie par les douaniers. Pour le directeur de la publication du trimestriel, Mahamoud Ahmed Wadaane, cela fait « un peu trop». Wadaane a saisi les autorités compétentes, soit le Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA) et le Ministère de l’Information, en vain.

Presque 2 mois et toujours pas de réponses de la part du Ministère de l’Information après que Mahamoud Wadaane, écrivain et directeur de la publication du périodique Esperance, ait saisi les autorités au sujet du trimestriel dont il est à la tête, bloqué à la douane, sans explication. Une situation qui préoccupe Mahamoud Ahmed Wadaane qui confie avoir fait connaitre la saisie de son journal afin d’élucider les raisons de ce blocage qu’il qualifie de « censure ».

« Tout a commencé le 11 Août 2018 dernier lorsque l’édition de Juillet à Septembre d’Esperance a été retenue par les services de douanes de l’Aéroport International Moroni Prince Said Ibrahim (AIMPSI), choqués par les titres qui définissaient les 5 Guerres Politiques menées par l’actuel Président de la République ». Le Président du parti RIFAID Comores explique qu’il a essayé par « tous les moyens » de contacter les autorités, à commencer par le directeur général des douanes comoriennes. En vain.

« La seule fois où je l’ai eu, il a nié, catégoriquement, avoir vu ce lot de journaux. Même discours pour le Ministre de l’Information ». Approché par La Gazette des Comores, le Ministre de l’Information, Mohamed Daoudou, a affirmé « ne pas être au courant » de cette affaire. Membre actif de l’Union de l’Opposition, maltraité on s’en souvient lors d’un meeting en juillet dernier, Wadaane assure avoir été menacé par le Ministre en question au sujet de son journal. «J’ai adressé une lettre au Ministre sous sa recommandation. Lorsque j’ai saisi le CNPA, ils m’ont expliqué qu’il n’y avait pas de motif valable pour bloquer ou censurer le journal ».

Il est question ici, de plus de 4000 exemplaires du journal. Décidé à inverser la situation, M. Wadaane a entamé les voix et recours judiciaires en commençant par une indemnisation qui s’élève à 1.5 million KMF de dommages répartis ainsi : 1 million pour l’impression et un demi million pour le transport et le dédouanement. «Je veillerais aux recours dans tous les Gouvernements successifs à la tête du pays pour obtenir gain de cause ». Le directeur de la publication de ce périodique regrette que le numéro ait perdu sa substance périodique et sa valeur d’information. « C’est une censure, en long et en large ». Selon lui, ni les titres ni les articles ne portaient préjudice, ni à la paix ni à la stabilité de l’Etat. L’écrivain, journaliste et homme politique a procuré son avis au CNPA pour plaider sa cause en tant qu’entité régulatrice

A.O Yazid

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