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Mohamed Abdou Mbéchezi cancane, la jeunesse périt

Mohamed Abdou Mbéchezi cancane, la jeunesse périt

Il y a qui pour défendre cette jeunesse comorienne sacrifiée?

Par ARM

     Un livre: Sultan Chouzour: Le pouvoir de l’honneur. Tradition et contestation en Grande-Comore, L’Harmattan, Collection «Archipel des Comores», Paris, 1994 (284 p.). Tout ce qui est écrit sur ce livre est beau et merveilleux. Seulement, Sultan Chouzour ne dit mot sur ce que devait être le «pouvoir de l’honneur» des dirigeants comoriens de haut niveau. Cet «oubli» est d’autant plus fâcheux que les acteurs politiques comoriens ne se soucient guère de leur «honneur». Remarque assassine, certes, mais qui prend une allure particulière à moment où Mme Sally Yates, de l’ère Barack H. Obama mais assurant l’intérim du ministre de la Justice aux États-Unis, en attendant la confirmation par le Sénat du titulaire proposé par le nouveau Président du pays, préfère se faire virer sèchement, en mettant en cause la légalité et la moralité du décret présidentiel sur l’immigration, qui soulève un tollé mondial, mais surtout aux États-Unis, notamment parmi les jeunes avocats, mobilisés en masse pour défendre le Droit. Les Nations Unies et des gouvernements étrangers s’en émeuvent. Des citoyens états-uniens ont réalisé en un week-end une levée de fonds de plus de 6 millions de dollars au profit d’une association de défense des droits civiques qui a porté plainte sur cette affaire pour exiger le respect de la Constitution. Voilà ce qu’on appelle avoir des convictions et un respect sacré du Droit. Voilà «le pouvoir de l’honneur», le vrai.

Au même moment, les Comores sombrent dans l’indifférence due au déshonneur des autorités et au manque de convictions et d’honneur de leurs séides. On voit des roquets et des caudataires défendre un «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani aux abois alors qu’il a entraîné les Comores dans un naufrage sans précédent, dans une insouciance totale. Toute honte bue, les hommes du «saigneur» Azali Assoumani répètent comme des perroquets ce que Mohamed Abdou Mbéchezi formule ainsi, en parlant du Comorien: «Il faut qu’il cesse de vouloir faire une omelette sans casser les œufs». Pourquoi faudra-t-il que ça soit toujours le simple Comorien qui soit l’éternel œuf, l’éternelle omelette?

La réponse nous vient du message de cet ami d’Itsandra, dans le cas très particulier du «chef du Département de la Communication» à Beït-Salam: «Mohamed Abdou Mbechezi, non seulement n’a pas été fichu de réussir des études inutilement financées à coups de millions de francs comoriens, mais en plus est revenu au pays pour mettre en faillite l’entreprise familiale, bâtie depuis la période d’Ali Soilihi par un père compétent et sérieux, avec l’appui de ses neveux. Mohamed Abdou Mbéchezi en économiste par-ci! Mohamed Abdou Mbéchezi en chef de communication politique par-là! Mohamed Abdou Mbéchezi en animateur du mouvement sportif par-là, encore sans qu’on ne lui connaisse une seule médaille. Mohamed Abdou Mbéchezi ou la vanité et la mystification faites homme, au pays des aveugles, et qui ne pouvait que se muer en expert-conseil auprès d’hommes d’affaires surendettés, de la fraude électorale et de la flagornerie obséquieuse sur Facebook pour le m’as-tu vu. L’essentiel pour lui est de paraître sur une image à Nairobi, Paris, Dubaï ou ailleurs pour impressionner de jeunes filles crédules avec des mots creux et empruntés, au frais de la princesse, après s’être révélé un véritable incompétent majeur face au patrimoine familial, qu’il a dilapidé».

Pendant que le «concubinocrate» Azali Assoumani et ses roquets, dont Mohamed Abdou Mbchezi, se pavanent à travers le monde, le pays sombre corps et biens. Des milliers de jeunes Comoriens sont mis à la porte et expriment leur ras-le bol, sans aucune aide de la part des acteurs politiques, ni même des organisations de la «société civile». Même les leaders des syndicats se décrédibilisent en se contentant d’une ou deux expressions futiles sur les réseaux sociaux, sans engager clairement leurs organisations dans un vrai combat contre les licenciements collectifs, massifs et abusifs. Ils apparaissent ainsi comme de simples instruments corporatistes sans engagements, surtout pour défendre les droits des travailleurs, en dehors des fonctionnaires. Même les enseignants oublient que ce sont leurs élèves et étudiants qui sont licenciés sur la base de mesures illégales mettant ainsi en cause l’utilité de leurs propres emplois. Même le prétendu Conseil national des Droits de l’Homme ne pipe mot, ne serait-ce que sur la procédure suivie et sur les droits y afférents. Quant aux moutons de Hamramba, où ils font office de Députés, ils ont fait du tapage digne d’une danse du bœuf pour une histoire de sièges à redistribuer au sein du Bureau de l’Assemblée de l’Union des Comores et de véhicules à affecter. Que répondent-ils aux angoisses de toute une jeunesse, après avoir validé un budget dévoyé et artificiel pourtant qualifié d’«historique» pour une «émergence» qui commence par enfoncer leurs petits frères et enfants?

Enfin, à ceux qui disent par esprit revanchard ou par pur cynisme que ces jeunes n’ont qu’à assumer le fait d’avoir tourné le dos à Mohamed Ali Soilihi, qui les avait recrutés, il faut oser rappeler que chacun a toujours le droit d’espérer et qu’ils ont cru, s’agissant du tyran de village Azali Assoumani, qu’après avoir ruiné le pays en 1999-2006, s’être fait huer à la sortie du pouvoir le 26 mai 2006, et après avoir clamé qu’il reconnaissait ses erreurs passées tout en affichant le slogan «un jeune, un emploi», cette personne allait au moins les écouter et non se vanter sur les médias internationaux de les virer sans ménagement.

Que disent alors toutes ces associations estudiantines installées aux Comores et à l’étranger? Doivent-elles encourager les traversées mortelles en «kwassa» vers Mayotte et sur la Méditerranée? Et notre cher Ahmed Bourhane, l’idéologue de l’enturbanné (devenu taiseux en politique et bavard auprès de la diaspora sur le grand mariage!) n’a-t-il aucun mot de compassion ni pour ces licenciés, ni envers les pourchassés de Volo-Volo que la Mairie de Moroni à la solde d’un Kiki a fini par parquer dans un camp de concentration dans la cour et l’arrière-cour du journal gouvernemental Al-Watwan dit Al-WawaCelui qui pique, fait gratter ou démange») sous la pluie et la boue? Et le si célèbre «journaliste indépendant» Ahmed Ali Amir, qui pouvait défier le pouvoir en fin de règne d’Ikililou Dhoinine, ne voit-il ni ce qui se passe juste devant sa propre porte, ni ces milliers de jeunes et leurs proches dans la désespérance?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 31 janvier 2017.

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