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Mohamed Ali Soilihi fait l’unanimité des vrais Oulémas

Mohamed Ali Soilihi fait l’unanimité des vrais Oulémas

Il rassemble et réunit là où ses adversaires divisent le pays

Par ARM

  Le mot est de Maxime Rodinson, et vaut d’être rappelé: «Rien n’est plus facile ni plus dangereux que de manier l’accusation ancestrale: l’adversaire est un “ennemi de Dieu” (adou Allah). Ces anathèmes mutuels, incorporés souvent dans les fatwa (consultations) contradictoires des autorités complaisantes, ne sont pas non plus de nature à renforcer la confiance en la vertu de l’islamité proclamée d’un État». Maxime Rodinson: Réveil de l’intégrisme musulman in Paul Balta: L’Islam dans le monde, 2ème édition, Le Monde Éditions, Paris, 1991, pp. 49-50. Ce mot devait être rappelé pour qu’on sache qu’aux Comores, certains veulent encore faire croire qu’ils incarnent la piété et la religion. Pendant des années, Ahmed Sambi a tout fait pour faire croire qu’il est celui qui décide de qui est dans l’Islam et de qui ne n’est pas. Or, on sait que personne n’a entendu un jour Ahmed Sambi traduire, expliquer ou interpréter un verset du Coran puisqu’il ne connaît rien des choses de l’Islam. Aujourd’hui, les vrais Oulémas comoriens se mobilisent pour dire que leur candidat est Mohamed Ali Soilihi parce qu’il est un bon Musulman et un homme vivant dans la réalité de son monde. Quand les Comoriens apprennent donc que les vrais Oulémas du pays ont pris fait et cause pour Mohamed Ali Soilihi, ils ne sont guère surpris. Le Docteur Abdoulhakim Mohamed Chakir, un vrai théologien, a même signalé à Mohamed Ali Soilihi, dont il a l’oreille, qu’il ne fallait surtout pas qu’il accepte une alliance avec Ahmed Sambi dans la perspective du second tour de l’élection présidentielle parce que cette personne est un mauvais garçon en plus d’être un Tartuffe vivant dans la tartuferie.

  Déjà, lors du meeting organisé le vendredi 19 février 2016 au Stade Ajao de Moroni, 48 heures avant la tenue du premier tour de l’élection, le Docteur Aboulhakim Mohamed Chakir avait dit avec une grande et belle éloquence: «Voici une question qui a été posée aux différents théologiens de tous les coins des Comores. Nous répondons à cette question aujourd’hui. Pourquoi avons-nous fait le choix de Mohamed Ali Soilihi et de ses colistiers? On nous a posé cette question, et nous allons y répondre aujourd’hui. En premier lieu, nous l’avons vu s’agenouiller à l’école coranique d’Ahmadi Mfoihaya, à Mbéni. Nous l’avons vu faire la prière du “Taraouih” pendant le mois sacré du ramadan. Nous l’avons vu apprendre et lire le Coran chez le Professeur Ahamada Djabir. Nous l’avons vu apprendre des livres du Fiqh jusqu’à arriver au “Robo” auprès du meilleur enseignant du “Robo”. Nous l’avons vu apprendre tout ça. Sur le plan de la religion, cet homme-là est un bon Musulman. Il apprit ce qu’il faut au sujet de la religion.

  Nous avons vu comment le Professeur Mohamed Azhar l’a préparé dans le domaine de la religion. Nous l’avons vu dans les cours de théologie du Professeur Mohamed Mamoune. Le Professeur Mohamed Ansume est présent ici et sait que notre cher Président n’a jamais osé s’asseoir là où doivent s’asseoir ses vénérables aînés. Et c’est pour cela que ces Professeurs qui m’ont délégué me permettent de l’affirmer en public, n’est-ce-pas Professeur Ansum? Donc, Mohamed Ali Soilihi est un bon Musulman, qui a appris les règles de sa religion, qui  fait la prière, qui jeûne pendant le mois sacré de ramadan, qui est parti en pèlerinage, qui fait l’aumône légale.

   En plus, il est parti faire les études de la vie, des études supérieures dans le domaine de l’agronomie, alors que nous autres avons étudié la théologie. Il a accepté la compétence de Toihir en matière de théologie, alors que lui-même a étudié l’agronomie et fait de la politique. D’autres disent qu’ils sont les Professeurs de la religion de la politique et parlent de la théologie en se trompant très lourdement. Je vous rappelle que lui et son groupe, qui comprend Msaïdié, Nourdine Bourhane et Abiamri Mahamoud, n’ont jamais osé profaner le domaine sacré de la religion. Ils disent: “Ah non! Cela n’est pas de notre domaine de compétence. C’est le domaine de compétence des théologiens comme Abdoulhakim et d’autres. Réglez ces problèmes”. Celui qui décrétera ce qui est permis en assumera les conséquences devant Dieu. Celui qui décrétera ce qui est interdit en assumera les conséquences devant Dieu.

   Nous serons sauvés. Et nous devons accepter que ce qui relève de la politique est de la compétence de Mohamed Ali Soilihi. S’il se comporte de la plus belle des manières, nous le suivrons alors. Nous ne sommes pas des Prophètes, et il n’est pas un Prophète. Chacun doit être là où il a une compétence. Mais, il y a des gens qui disent avoir de la compétence en toutes choses.

   Le plus important, c’est que nous avons admis qu’il est un bon Musulman, qu’il fait la prière. Il y a des choses sur lesquelles il a de la compétence, et nous, nous avons des choses sur lesquelles nous avons de la compétence.  C’est le plus important.

   Si nous avons un Président qui finira son mandat au sommet de l’État sans changer la Constitution, ni dire que la Constitution lui crée des écueils, et finira son mandat sans changer la Constitution, tout le monde le suivra. Il y a des gens qui disent avoir été handicapés par la Constitution et qu’ils font tout pour la modifier, et c’est pour cela que nous devons respecter Ikililou et son groupe que voici parce qu’ils n’ont pas modifié la Constitution. Ils l’ont bien appliquée jusqu’à la fin de leur mandat. Nous n’avons pas de problèmes de nature constitutionnelle. Il faut se méfier des gens qui disent: “C’est moi, c’est moi, et si ce n’est pas moi, l’État ne doit pas survivre”. […].

   Ils ont donc été au pouvoir sans modifier la Constitution jusqu’à ce que nous soyons arrivés là où nous sommes aujourd’hui. Nous sommes d’accord pour dire qu’ils sont de bons dirigeants, et nous leur faisons confiance. Nous n’allons pas nous diviser.

   Voici le troisième point, et il s’agit de la paix et de la tranquillité du pays. Nous avons besoin d’un homme de paix. Et l’homme de paix est celui qui pense au monde entier. Notre pays est avec les autres pays musulmans. Nous voulons être avec l’Europe. Nous voulons être avec l’Afrique. Nous sommes sur le continent africain. Nous avons des amis à l’étranger. Nous voulons être avec le monde entier. Mohamed Ali Soilihi et ses proches sont capables de travailler avec les Arabes et les Occidentaux pour que nous puissions vivre dans la paix et la tranquillité. Il n’y a pas de religion sans la paix. De fait, Mohamed Ali Soilihi et ses proches sont des hommes de paix.

   Il y a également un autre point: leur courage. Mohamed Ali Soilihi et ses proches sont des gens courageux parce que l’homme courageux est celui qui connaît ses propres limites. Ils sont dignes de louanges et ils n’attendent pas que les gens viennent les faire. Mohamed Ali Soilihi est un homme qu’on insulte et qui supporte, un homme qu’on injurie et qui supporte. Il ne répond jamais alors qu’il a des éléments de réponse. C’est l’un des grands attributs du Prophète Mohammed. C’est celui qui a ces vertus qui aura le pouvoir. Il fait le bien et refuse d’être emporté par la colère. […]. Nous avons dit qu’il est l’homme qu’il nous faut.

   Nous passons au quatrième point. Les gens disent qu’il a de la force. Vous dites qu’il a de la force? Vous dites qu’il a de l’énergie? Il y a des gens qui se trompaient sur le sens de la force et de l’énergie qu’il a. Probablement, ils n’ont pas lu le Coran, parce que le Coran exige de l’homme du pouvoir de la force et la confiance des autres. Et il s’agit de la force de la réflexion, de la bonne parole, de la bonne action. Mohamed Ali Soilihi a de la force parce qu’il exerce des responsabilités étatiques dans ce pays depuis plus de 30 ans sous la responsabilité d’autres Présidents. S’il commet des erreurs, on doit les lui signaler. […].

   Cela étant, celui qui a supporté tous ces problèmes pourra supporter les nôtres et tenir compte des doléances des Comoriens. Je vais m’arrêter là en vous signalant que la candidature de Mohamed Ali Soilihi est celle des Oulémas parce que nous sommes convaincus qu’à partir du moment où il est en phase avec la religion musulmane, il est déjà un vainqueur. […]. Nous sommes dans la voie de la victoire, et c’est pour cela que nous sommes tous ensemble. Enfin, il n’a pas dit qu’il allait être candidat, mais c’est vous qui lui avez dit de l’être. Il n’a pas imposé sa candidature, mais c’est nous qui l’avons propulsé vers celle-ci. Ceci est donc la parole des théologiens parce que c’est la candidature des Oulémas. Prions pour le Prophète Mohammed et ses Compagnons».

   Ce discours fait partie des plus belles allocutions prononcées depuis le lancement de campagne électorale du premier tour, le jeudi 21 janvier 2016. On retrouve des éléments d’information de la plus haute importance sur les raisons qui poussent vers une adhésion des Oulémas du pays – excepté celui, complètement isolé, d’Azali Assoumani – à la candidature de Mohamed Ali Soilihi, qui est même rejoint par les Conseillers municipaux du Parti Bidoche d’Ahmed Sambi à Moroni. Jamais aux Comores, on n’avait vu une telle unanimité autour d’un homme se présentant à une élection. Et cela doit donner à réfléchir pour éviter des comportements malheureux quand sera annoncée la victoire de Mohamed Ali Soilihi dans la soirée du dimanche 10 avril 2016. Comment s’étonner de la victoire d’un candidat soutenu par tout un pays?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 9 avril 2016.

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