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Mohamed Ali Soilihi, Les Comores à cœur et dans l’âme, de Abdelaziz Riziki Mohamed, publié chez l’harmattan

Mohamed Ali Soilihi, Les Comores à cœur et dans l’âme, de Abdelaziz Riziki Mohamed, publié chez l’harmattan

Ikonidjabal.info vous livre ici un extrait

INTRODUCTION GÉNÉRALE

75c6c67fc7caccceebcd21a896152c3d1fa88561Mohamed Ali Soilihi occupe une place particulière sur la scène politique comorienne. Entré très jeune en politique, à l’âge de 29 ans, il est l’un des très rares hommes d’État du pays au sens réel du terme, l’un des très rares dont le parcours professionnel peut faire l’objet d’une étude sérieuse et intéressante. Pourtant, aux Comores, nombreux sont ceux qui prétendent être de vrais acteurs politiques, alors que la réalité sur eux oblige à plus de prudence, de circonspection, voire à de la méfiance. Dans le cas de Mohamed Ali Soilihi, nous sommes en présence d’un vrai et grand homme d’État. Dans le contexte politique des années 2015-2016, il se présente comme celui vers qui ont déjà convergé les regards et l’attention des Comoriens, mais aussi ceux de la communauté internationale. En effet, à l’approche d’une élection présidentielle majeure, il est celui qui représentera le régime politique en place, celui que les partis d’opposition ont déjà commencé à traiter le plus en adversaire, celui qu’ils doivent absolument abattre s’ils veulent se donner la chance de réaliser l’alternance qu’ils appellent de leurs vœux, même si les voies qu’ils ont choisies posent de nombreux problèmes au regard des critères républicains et démocratiques reconnus dans les pays qui se réclament de l’État de Droit. Pour comprendre cette situation, il est nécessaire de remonter à l’année 2001, quand, lassés par une grave crise séparatiste qui a éclaté à Anjouan le 18 février 1997, les Comores ont senti la nécessité de conclure l’Accord-cadre de réconciliation du 17 février 2001, mais ont surtout adopté la Constitution du 23 décembre 2001. En effet, le 23 décembre 2001, le peuple comorien a adopté une Constitution par référendum. Il s’agit d’une Constitution sui generis, en ceci qu’elle a fait l’objet d’âpres négociations et marchandages entre le gouvernement de l’Union des Comores et les séparatistes d’Anjouan, sous l’œil vigilant et inquiet de la communauté internationale, vraiment lassée par une grave crise sécessionniste qui a éclaté à Anjouan le 18 février 1997. On retrouve la communauté internationale aux côtés des Comores depuis le début du séparatisme anjouanais, qui posait problème parce qu’en plus de
menacer d’éclatement total l’État comorien, il comportait également les germes d’un autre danger puisqu’il était assorti d’un projet de «rattachisme», une demande de rattachement d’Anjouan à la France. En d’autres termes, pour la première fois depuis le processus de décolonisation en Afrique, Asie et Amérique du Sud, une portion du territoire d’un État indépendant demandait sa recolonisation, donc son retour sous le giron de son ancienne métropole. Il va sans dire que la demande anjouanaise dérangeait bien l’Afrique dans son ensemble, parce qu’elle signait l’échec des indépendances africaines, que l’ancien Président Julius Nyerere de Tanzanie qualifia d’«Uhuru Wa 1 Bandria», «Indépendances de drapeaule cas de certains pays. Pour» dans sa part, le Libyen Mouammar Kadhafi, dans son discours du 4 août 1980, dauba cruellement sur l’indépendance du Gabon, allant jusqu’à exprimer sa volonté de fermer l’ambassade de son pays au Gabon au profit de celle ouverte à Paris, au prétexte que «la dépendance continue de certains États envers la France amènerait la Libye à envisager le transfert de sa 2 représentation dans ces pays à Paris, où se trouve leur place naturelle» . Ne perdons pas de vue le fait que les Comores souffrent de l’image d’un pays à «l’indépendance inachevée», du fait que, lors du référendum du 22 décembre 1974, sur l’île de Mayotte, sur 16.09 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 12.390 avaient exprimé leur choix, 8.091 électeurs avaient dit vouloir rester sous l’autorité de la France, contre 4.299 parmi eux 3 qui avaient une préférence pour l’indépendance dans l’unité des Comores . Cela étant, dès la proclamation unilatérale des Comores par le président Ahmed Abdallah Abderemane le 6 juillet 1975, l’île de Mayotte a choisi de ne pas appartenir à l’État comorien, mais de rester sous l’autorité française, constituant un grand casse-tête politique et diplomatique entre la France et les Comores. En fait, à cette «indépendance inachevée» doit s’ajouter le constat généralement négatif sur l’indépendance des États africains, surtout en Afrique francophone. On se souvient des prophéties de René Dumont qui, au début des années 1960, en plein processus de décolonisation de l’Afrique, 4 exprima son scepticisme sur les indépendances du continent . À l’endroit de ces indépendances africaines, on parle toujours de «décolonisations 5 6 manquées» et même de «caricatures d’États souverains».

Ces données ont fait du séparatisme sur l’île d’Anjouan une affaire hautement sensible, et l’Afrique s’était mobilisée pour la fin de l’irrédentisme sur cette île des Comores et pour une véritable réconciliation nationale aux îles Comores. De février 1997, début de la crise séparatiste sur l’île d’Anjouan, au 21 décembre 2001, date d’adoption de la nouvelle Constitution des Comores, la classe politique du pays était en négociation. Le samedi 17 février 2001, à Fomboni, sur l’île de Mohéli, les acteurs politiques comoriens, sous l’égide de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), de la Ligue des États arabes (LÉA), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l’Union européenne (UE), ont accepté de signer l’Accord-cadre de Réconciliation nationale, en prélude à la Constitution du 23 décembre 2001. Une révision constitutionnelle aux Comores, surtout pour une convenance personnelle, est un non-événement, tant le pays en a connu depuis 1978. Et si l’on fait abstraction du président Ikililou Dhoinine (2011-2016), tous les chefs d’État comoriens ont procédé à des tripatouillages constitutionnels, toujours pour convenance personnelle. Pour autant, la Constitution de 2001 est porteuse d’une nouveauté institutionnelle, dans la mesure où son article 13 dispose : «La Présidence est tournante entre les îles. Le Président et les Vice-présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de quatre (4) ans renouvelable dans le respect de la tournante entre les îles. Une élection primaire est organisée dans l’île à laquelle échoit la présidence et seuls les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés peuvent se présenter à l’élection présidentielle.[…]. ». Mais, comme les tripatouillages de la Constitution sont une donnée politique permanente aux Comores, le 17 mai 2009, dans un contexte politique houleux, le président Ahmed Sambi (2006-2011), dans une volonté manifeste de troubler tout le jeu politique national, notamment pour s’éterniser au pouvoir, a procédé à la révision constitutionnelle la plus contestée de ce pays à l’instabilité institutionnelle et politique chronique. Néanmoins, les Comoriens et leurs partenaires étrangers sont unanimes sur une chose : la présidence tournante a été instaurée pour permettre l’exercice de la fonction présidentielle à un natif d’une île différente, à tour de rôle et par rotation, à un moment où la confiance entre Comoriens était rompue. C’est ainsi qu’en 2002, ce fut au tour de la Grande-Comore d’organiser l’élection primaire à l’issue de laquelle trois candidats grands-comoriens avaient été désignés pour se présenter au second tour du scrutin présidentiel. De fait, au second tour d’un scrutin contestable et très contesté, le Colonel Azali Assoumani, auteur d’un coup d’État, le 30 avril 1999, ayant chassé du pouvoir Tadjidine Ben Saïd Massounde, le président par intérim, fut «élu» dans des conditions dignes d’une vraie République bananière. En 2006, un scrutin plus démocratique et libre a été organisé, d’abord à Anjouan, pour le premier tour, et a permis l’élection d’Ahmed Sambi à la présidence du pays, au second tour. Comme dans le cas de la Grande-Comore au cours du scrutin de 2002, tous les candidats à l’élection présidentielle de 2006 étaient originaires d’Anjouan. En 2010, après le refus d’Ahmed Sambi d’organiser l’élection présidentielle de manière à ce que le nouveau chef de l’État puisse s’installer au Palais de Beït-Salam le 26 mai 2010, les Comoriens et la communauté internationale assistèrent à une série de manœuvres dilatoires à l’issue desquelles le premier tour du scrutin eut lieu à Mohéli le 7 novembre 2010, tous les candidats étant uniquement mohéliens, et le second tour le 26 décembre 2010 sur l’ensemble du territoire devenu indépendant de l’État des Comores. Le Docteur Ikililou Dhoinine a été élu président de la République. Il avait été le colistier et le vice-président d’Ahmed Sambi pour l’île de Mohéli de 2006 à 2011. Il a pour colistiers et par la suite vice-présidents le Docteur Fouad Mohadji (pour Mohéli), Mohamed Ali Soilihi (Grande-Comore) et Nourdine Bourhane (Anjouan). Après un tour complet des trois îles indépendantes du pays, la présidence tournante revient à la Grande-Comore. Il va sans dire que les Grands-Comoriens attendent ce retour depuis 2006. Or, coup de théâtre, profitant du silence délibéré et conscient du constituant du 23 décembre 2001 sur les origines insulaires des candidats, l’ancien président Ahmed Sambi, désormais inscrit sur les listes électorales de Batsa, à la Grande-Comore, suite à une incroyable transhumance insulaire, veut être candidat en 2016 au prétexte que la Constitution reste muette sur l’origine insulaire des candidats parce que des enfants comoriens peuvent naître de parents de deux îles différentes, pendant que d’autres sont nés à l’étranger ou d’un parent étranger. Plus grave encore, Ahmed Sambi fait tout pour ignorer le fait que la présidence tournante a été instaurée pour permettre à chaque île de placer l’un de ses siens à la tête de l’État comorien, dans l’unique but de réconcilier les Comores et les Comoriens. Et c’est grâce à la présidence tournante que l’Anjouanais Ahmed Sambi a été élu président des Comores. Les élections présidentielles de 1990 et de 1996, qui avaient été organisées sans restrictions d’origine insulaire, permettent de noter que les cinq premiers candidats étaient tous originaires de la Grande-Comore, pour d’évidentes raisons démographiques, et n’avaient laissé aucune chance aux candidats originaires de Mohéli et d’Anjouan. L’Anjouanais Ahmed Sambi, emporté par un narcissisme arrogant et par des illusions d’une «popularité» basée sur le néant, fait tout pour l’oublier. Or, les trois élections présidentielles organisées aux Comores sous l’empire de la Constitution du 23 décembre 2001 (en 2002, 2006 et 2016) prouvent très clairement que quand la présidence tournante échoit à une île, aucun Comorien ne s’est présenté sur une île qui n’est pas la sienne. Même face au silence délibéré de la Constitution, une pratique est née. Et, on sait qu’«il se peut qu’une disposition constitutionnelle soit ambiguë. La pratique aura le mérite de lever l’incertitude», étant entendu que «la coutume peut se glisser dans les interstices du texte et réparer quelques oublis» . C’est une réalité juridique que certains ne prennent pas en compte aux Comores. Face à la mauvaise foi manifeste de certains acteurs politiques comoriens, ceux de la mouvance d’Ahmed Sambi, il est utile de préciser que même si la présidence tournante n’avait pas été prévue par la Constitution comorienne depuis le 23 décembre 2001, force est de noter que la pratique politique et électorale constatée depuis les élections présidentielles de 2002, 2006 et 2010 créent une coutume constitutionnelle ayant valeur de Loi sur l’étendue du territoire comorien, surtout à un moment où dès le départ, en 2001, tous les Comoriens sont unanimes pour reconnaître que la spécificité de la présidence tournante repose sur le fait que cette dernière n’a été instaurée que pour mettre un terme aux frustrations existant entre Comoriens selon leurs origines insulaires. C’est le sentiment qui prévaut aux Comores, et la pratique conforte ce sentiment. La coutume née de cette idée a une valeur constitutionnelle. Elle remplit les conditions nécessaires à la formation de coutume constitutionnelle. En effet, pour éviter toute confusion et toute manipulation de la Constitution en la matière, il est nécessaire de préciser que «la coutume constitutionnelle est l’ensemble des usages nés de la pratique de la Constitution et considérés comme ayant force obligatoire. Pour que la coutume soit reconnue comme telle, il faut qu’elle présente quatre caractères : 1.- Il faut qu’il y ait eurépétitionde la même attitude ou de la même interprétation des textes constitutionnels sur une période relativement longue. Un fait isolé constitue unprécédent ; un précédent unique ne peut avoir de force obligatoire ; la coutume ne naît que de la répétition des précédents. 2.- Il faut qu’il y ait euconstancedans cette attitude ou dans cette interprétation. Si les précédents divergent et aboutissent à des interprétations contradictoires du même texte, la coutume ne peut évidemment se fixer dans un sens déterminé. 3.- Il faut qu’il y ait uneclarté quant aux motifs de cette attitude ou de cette interprétation. Si l’organe qui agit justifie la position qu’il prend par l’existence de circonstances tout à fait particulières, le précédent ne sera considéré comme clair et ne pourra entrer en compte pour la formation de la coutume. 4.- Il faut, enfin et surtout, qu’il y ait unconsensusdes organes constitutionnels intéressés et de l’opinion. La force juridique de la coutume ne peut venir que du fait que les parties concernées la considèrent comme étant le droit. Une attitude ou une interprétation des textes qui aurait été dénoncée comme une violation du droit par une importante fraction de l’opinion ne saurait donc être le point 2 de départ de la coutume constitutionnelle».

Nous retrouvons au sujet de la présidence tournante les quatre éléments qui permettent de parler de formation d’une coutume et sur la base desquels les autorités comoriennes sont fondées en Droit à rejeter tout projet de candidature d’Ahmed Sambi en 2016 : la «répétition» (au cours des scrutins présidentiels de 2002, 2006 et 2010, la même attitude électorale a été observée), la «constance» (la modalité de l’élection n’a pas varié de 2002 à 2006 et 2010), la «clarté» (elle n’est remise en cause que par une seule personne : Ahmed Sambi, car le but recherché est connu) et le «consensus» (seul Ahmed Sambi pense autrement). Ces précisions liminaires sont nécessaires pour comprendre que lors de l’élection présidentielle de 2016, seuls les candidats grands-comoriens ont le droit de déposer une candidature pour tenter de devenir président de la République des Comores. Parmi les personnalités les plus en vue au cours de ce scrutin majeur, Mohamed Ali Soilihi occupe une place à part parce qu’il est le candidat du pouvoir, celui qui doit répondre personnellement du passif et de l’actif du régime politique sortant lors d’une âpre campagne électorale qui promet un niveau d’échanges d’une grande pauvreté intellectuelle et politique, mais beaucoup haine, injures et accusations. D’ailleurs, les injures, les accusations et la haine ont commencé à se manifester dès 2013. Dans le gouvernement nommé au lendemain de l’investiture du président Ikililou Dhoinine le 26 mai 2011, Mohamed Ali Soilihi est le vice-président chargé du ministère des Finances, de l’Économie, du Budget de l’Investissement et du Commerce extérieur chargé des Privatisations. Il est maintenu à sa fonction lors des remaniements ministériels de juillet 2013 et de mai 2015, confirmant une longévité ministérielle exceptionnelle et inégalée aux Comores, en même temps qu’un record national à la tête du ministère en charge de l’Économie et des Finances. Dès que le Docteur Ikililou Dhoinine a été élu le 26 décembre 2010, l’attention des observateurs et des états-majors politiques se porta non pas sur lui, mais sur le premier Grand-Comorien de son équipe, celui qui aura vocation à devenir son dauphin lors de l’élection présidentielle de 2016 et sur lequel les adversaires doivent s’acharner dès ce 26 décembre 2010 : Mohamed Ali Soilihi. Depuis, en matière d’injures, insultes, calomnies d’une très rare haine et diffamation, rien n’a été épargné à Mohamed Ali Soilihi, devenu l’acteur politique à abattre pour empêcher le régime politique en place d’avoir un candidat crédible en 2016, au moment de l’élection. Mais, comme disait Jacques Foccart, «un mensonge répété ne devient pas 1 une vérité» . Pourtant, avec une rare dignité, avec une sagesse exemplaire et un calme de grand homme d’État, Mohamed Ali Soilihi avait laissé les gens le calomnier sur la place publique. Ses ennemis, qui se recrutent notamment chez lui à Mbéni, Hamahamet, n’ont jamais reculé devant l’injustice et l’indécence quand il s’agit de l’injurier par pure méchanceté. En la matière, on peut dire que Mohamed Ali Soilihi a été un fervent adepte de Louis Sanmarco, ex-administrateur français de colonies en Afrique et promoteur du «détachement apparent», la fausse indifférence face à des événements 1 sérieux . En réalité, il ignorait tout sur la personne qui a la plus agi pour le calomnier haineusement sur Internet, et quand finalement il l’apprit en août 2015, il tombait des nues, ne comprenant pas pourquoi un officier qui avait lui-même détruit sa propre carrière militaire pouvait s’en prendre à lui de façon aussi brutale, vulgaire et ignoble pour l’obliger à le faire réintégrer dans une Armée qu’il avait lui-même désertée après avoir fui vers les États-Unis avec une mallette remplie d’argent, lors de la présidence du Colonel Azali Assoumani. Au centre du triumvir de la haine et de la calomnie contre un grand homme d’État entièrement attaché à son pays, pour lequel il a dévoué toute sa vie professionnelle, il y a aussi un homme de Mbéni, comme Mohamed Ali Soilihi, et qui a bien décidé de consacrer toute sa vie au dénigrement systématique et haineux de celui qui, alors qu’il était ministre de l’Économie et des Finances du président Mohamed Taki Aboulkarim (1996-1998), de Mbéni lui aussi, avait juste dit au chef de l’État de l’époque qu’il ne pouvait recruter le futur insulteur professionnel dans la mesure où ce dernier ne présentait aucun titre universitaire ou professionnel pouvant justifier une nomination à la tête d’une entreprise publique de premier ordre. L’acharnement contre Mohamed Ali Soilihi s’explique par le fait que dès 2010, on sait que l’élection présidentielle de 2016 sera celle des Grands-Comoriens, selon le principe et modalité de la présidence tournante, et que Mohamed Ali Soilihi est bel et bien un Grand-Comorien. Il ne lui a même pas fallu annoncer sa candidature pour que celle-ci soit effective. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 est une candidature dérangeant tous ceux qui avaient dit qu’il allait mourir avant l’investiture du président Ikililou Dhoinine, le 26 mai 2011. Comme cela est noté dans les développements qui précèdent, Mohamed Ali Soilihi détient le record national de nominations ministérielles et celui des désignations à la tête du ministère en charge de l’Économie et des Finances. Si la science électorale était une science exacte, on pourrait dire qu’il sera le président que les Comoriens vont élire en 2016. Par sincère respect pour le peuple souverain des Comores, il est prudent de ne pas le dire très haut. Pourtant, le dire ne relève pas de l’excès de langage, ni de l’imprudence car l’intéressé peut compter sur deux atouts majeurs : d’une part, sa crédibilité personnelle, façonnée par une formation universitaire solide et crédible, mais également une expérience gouvernementale inégalée, et d’autre part, le discrédit total et définitif affectant la partie de l’opposition qui se regroupe dans un climat de haine et de manipulations autour de l’ancien président Ahmed Sambi, dont la rupture définitive avec le président Ikililou Dhoinine a été consommée le 27 mars 2013. En 2016, les Comoriens ont à faire leur choix entre un homme d’État d’un professionnalisme étatique inégalé et d’une expérience gouvernementale également inégalée, et des acteurs politiques mus à la fois par la seule volonté de régler les grands problèmes financiers qui les étranglent et faire sortir Ahmed Sambi des pièges dans lesquels il s’est plongé lui-même sur les dossiers du pétrole et du gaz des Comores et qui l’obligent à tenter l’impossible pour redevenir président des Comores, en violation des principes de base de la présidence tournante, et donc sans attendre 2021, l’année où la présidence des Comores devra échoir à un Anjouanais comme lui. En 2016, Mohamed Ali Soilihi a un important rendez-vous avec son destin et avec l’Histoire. Ce qui se passera au moment de l’élection présidentielle comorienne de 2016 peut se résumer en une seule question : Mohamed Ali Soilihi va-t-il réaliser le dessein d’une vie en couronnant son parcours de grand homme d’État par une élection à la magistrature suprême du pays ? Tel est son dessein. Mais, c’est un dessein qu’il ne veut concevoir dans l’obsession, mais le dessein qu’il place sous les auspices de sa volonté de continuer à servir les Comores, à un moment où ceux qui veulent être à la même place que lui à partir du 26 mai 2016 n’ont, pour la plupart, aucune des qualités qui font d’un être donné un homme d’État. Homme doué d’un sens inné de la modération, Mohamed Ali Soilihi n’a pas l’habitude de forcer les événements quand il s’agit de sa propre carrière. Il a pour habitude d’observer et de voir les autres s’engager sur le terrain avant de prendre une décision le concernant. Dès lors et au vu de ce qui précède, la relation fusionnelle entre Mohamed Ali Soilihi et les Comores sera étudiée sur la base des idées fondamentales suivantes :
À la conquête d’un destin : comment devenir un fidèle serviteur de son pays ? (Chapitre I)
: Mohamed Ali Soilihi au cœur de l’État Les Comores dans l’âme comorien (Chapitre II)
Mohamed Ali Soilihi, à la conquête d’un destin présidentiel, au service des Comores (Chapitre III)
Être président des Comores pour quoi faire ? (Chapitre IV)
Face à un scrutin majeur aux enjeux majeurs, un grand homme d’État (Chapitre V).

Les développements qui vont suivre permettront de découvrir en quels termes la vie et le parcours professionnel de Mohamed Ali Soilihi se confondent avec l’Histoire des Comores depuis 1979. Ces mêmes développements nous expliqueront comment cet homme d’État est le parfait trait d’union entre le présent et l’avenir des Comores.

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