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Mohamed Ali Soilihi ne s’est pas rendu seul à la Cour

Mohamed Ali Soilihi ne s’est pas rendu seul à la Cour

En marée humaine, le peuple comorien l’a bien accompagné

Par ARM

  L’événement tant attendu a eu lieu ce mardi 19 avril 2016. En effet, Mohamed Ali Soilihi a choisi ce jour pour déposer dans le bureau de la Cour constitutionnelle la requête devant rappeler ce que la juridiction constitutionnelle savait déjà et déplorait, à savoir: les résultats électoraux partiels et provisoires proclamés crapuleusement et dans la précipitation suspecte par la Commission électorale nationale «indépendante» (CÉNI) et sous la pression du Colonel Youssouf Idjihadi, chef d’État-major de l’Armée et envoyé spécial des Mohéliens de Beït-Salam auprès de la CÉNI, n’ont pas de valeur juridique. Pourquoi? Parce que ces résultats n’ont pas tenu compte des 23 bureaux de vote d’Anjouan où 11.250 Comoriens ont été empêchés de voter par les hommes d’Azali Assoumani, qui savaient que lesdits bureaux de vote ne leur étaient pas favorables. S’en ajoute, le sabotage des opérations électorales que les mêmes séides du même Azali Assoumani ont perpétré à Wanani, sur l’île de Mohéli. Le ministre de l’Intérieur, la Cour constitutionnelle et les partenaires des Comores – qui ont financé le processus électoral – avaient expressément demandé à la CÉNI de ne pas proclamer des résultats incomplets et provisoires, mais les millions de francs comoriens versés sur le Docteur Ahmed Mohamed Djaza et sur certains Commissaires vénaux et véreux ont produit sur eux l’effet de l’eau bénite sur un paralytique subitement guéri.

  Et quand Mohamed Ali Soilihi et son équipe ont pris le chemin de la Cour constitutionnelle, ils étaient accompagnés par de milliers de Comoriens déterminés à faire savoir au monde entier que le Vice-président n’est pas un homme isolé, mais un homme jouissant d’un large soutien au sein de la population comorienne. Cette marée humaine est un signal envoyé à ceux qui ont chanté victoire trop vite et qui ne connaissent pas le fameux échange de la fable «La cigale et la fourmi», quand la cigale a passé son temps à chanter en été au lieu de travailler et partit par la suite emprunter des grains à la travailleuse fourmi pour subsister:

«Que faisiez-vous au temps chaud?

Dit-elle à cette emprunteuse.

Nuit et jour à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise.

Vous chantiez? J’en suis fort aise:

Et bien! Dansez maintenant».

  Donc, la récréation est terminée parce qu’on ne voit pas comment la Cour constitutionnelle, même terrorisée par les menaces d’Azali Assoumani, pourrait dire qu’on peut exclure du processus électoral 10% de l’électorat anjouanais. Et si on tient compte des 1.597 voix apparus par miracle sur les documents de la CÉNI, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher Mohamed Ali Soilihi de devancer de très loin et de battre à plate couture Azali Assoumani.

  Lors du dépôt de la requête à la Cour constitutionnelle, le candidat Mohamed Ali Soilihi, très combatif comme s’il avait mangé du lion, avait tenu à rassurer ses partisans en disant sans la moindre hésitation qu’il sera le Président qui prendra les destinées du pays le 26 mai 2016. Ce dont personne de sérieux n’a douté un jour.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 19 avril 2016.

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