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Mohamed El-Had Abbas dénonce et tance la dictature

Mohamed El-Had Abbas dénonce et tance la dictature

Kiki l’accuse de l’humilier et cherche à le faire assassiner

Par ARM

     Mohamed El-Had Abbas est l’un des meilleurs fils des Comores. Il est un des rares dirigeants comoriens ayant le sens de l’honneur, de la dignité et de la responsabilité. Il a été le Directeur du Cabinet de Hamada Abdallah, alors ministre de l’Intérieur, puis ministre de la Justice et ministre de l’Intérieur par intérim. Chaque fois que la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé cherche à l’entraîner dans un dossier bidon pour l’intimider, ledit dossier bidon se dégonfle comme une baudruche. La «Ripoux-blique» de Mitsoudjé a tout fait pour lui faire jouer l’un des mauvais rôles sur la «citoyenneté économique», mais reconnaît que l’acharnement contre lui est improductif parce qu’il n’y a rien à reprocher à l’honorable aristocrate de Moroni.

Il a fallu décortiquer la vidéo d’une durée d’une heure et vingt-huit minutes d’entretiens avec des journalistes, dont le célèbre et percutant Abdallah Agwa. Au cours de ces échanges de très bonne facture, nous retenons les points fondamentaux suivants:

–        Il proclame sa neutralité totale et réelle lors de la période électorale de 2016, pour éviter «l’illégalité» et «la honte».

–        Le respect de la Constitution et des autres normes juridiques doit être absolu.

–        Un ministre est le serviteur du peuple. Quand il est critiqué, ce n’est pas sa personne qui est mise en cause, mais le responsable étatique.

–        Il faut respecter les médias au lieu de les museler. Il a été ministre notamment de l’Intérieur et de l’Information, et a toujours défendu la liberté d’expression et de la presse.

–        Toute mesure étatique doit être expliquée avec pédagogie. Une mesure assez difficile peut passer auprès de la population si elle est bien expliquée et non imposée par la force.

–        Les citoyens peuvent porter plainte contre l’État quand il est défaillant et fautif.

–        Abdallah Agwa a rappelé qu’en 2016, Fahmi Saïd Ibrahim a été le candidat arrivé à la troisième place et qu’il a été spolié au profit du «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger».

–        Il y a des soupçons sur la sincérité et la transparence de l’élection présidentielle de 2016.

–        Sous Ikililou Dhoinine, le ministère de l’Intérieur travaillait sur la sécurité du pays et non sur l’organisation des élections, une prérogative de la Commission électorale nationale «indépendante» (CÉNI). Aujourd’hui, ce n’est plus le cas: Kiki se prend pour Dieu.

–        Il y a eu dénonciation des «navigateurs» qui «naviguent» et qui changent de vestes à la fin de chaque régime politique pour tenter de se refaire une virginité politique.

–        Il y a un manque de démocratie et de transparence dans les partis politiques, qui changent d’alliances et d’orientations stratégiques sans consulter leurs bases.

–        La suppression de la Cour constitutionnelle est source de problèmes, confusions et polémiques. Elle a créé des problèmes inutiles, engendré des manifestations publiques contre le régime politique en place, mis les Comores en marge de la communauté internationale, créé une instabilité politique et institutionnelle, fait fuir les investisseurs étrangers, anéanti définitivement le rêve insensé d’«émergence à l’horizon 2030», a été à l’origine de l’affaire des clous à l’aéroport de Mohéli, d’une tentative de coup d’État, d’une «insurrection» à Anjouan. Les assises ont été rejetées par la population.

–        Ce n’est pas parce que les dirigeants d’une institution sont mauvais qu’il faut supprimer l’institution; il faut la maintenir mais en y privilégiant l’intégralité et la compétence.

–        Il prône l’apaisement, rappelant que c’est le dictateur en place qui dit avoir demandé à l’Union africaine son aide pour un dialogue inter-comorien. L’échec de ce dialogue est une honte, surtout à un moment où le régime politique en place ne veut pas de dialogue sous supervision internationale, pourtant sollicité par le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri. Il n’est pas normal que l’État méprise et écrase ses adversaires.

–        Taclant Kiki sans le nommer, il déplore ses méthodes, consistant à déclarer la culpabilité des innocents sans la moindre enquête; «ce qui perturbe la sérénité des magistrats». La condamnation d’innocents par anticipation et par mépris pour la présomption d’innocence, crée des troubles au sein de la population, et «il faut éviter les jurisprudences obscènes», suivies de la diffusion des photos d’innocents, condamnés sans procès. Donc, quand Kiki se fait tancer sur Internet pour ses mauvaises manières, il doit assumer ses responsabilités, lui qui piétine la présomption d’innocence par des proclamations intempestives et anticipées, alors qu’il n’a aucune compétence en matière judiciaire.

–        Le dictateur fou de Mitsoudjé doit se souvenir de son serment au Stade de Moroni.

–        «Il y a un complot pour éliminer les adversaires politiques», et «il appartient à l’État de se dédouaner».

–        Il y a trop de soupçons qui circulent dans le pays, charriant des approximations et des mensonges. Il fustige les «règlements de comptes politiques». Sur la «citoyenneté économique», il daube sur le prétendu détournement de 900 millions de dollars par Ahmed Sambi, demandant la production des prétendues preuves jugées «irréfutables» par les autorités, et estimant que si cette somme était réelle, les Comores n’auraient plus jamais besoin de voter un budget, car cette manne aurait suffi à développer le pays. Si l’État ne produit pas les preuves et fait traîner les choses, cela finira mal.

Kiki n’a pas aimé la sortie médiatique de Mohamed El-Had Abbas, qu’il déteste pour une raison bien précise: Mohamed El-Had Abbas a une famille et une généalogie, et Kiki n’en a pas. À Moroni, Mohamed El-Had Abbas est membre de la crème de l’aristocratie locale, alors que Kiki ne parle jamais de son père, pendant que sa mère était Anjouanaise. Il est tellement complexé par sa mère, qu’il l’a reniée pour une autre, dans le but d’obtenir frauduleusement la nationalité française. Kiki insulte Mohamed El-Had Abbas à Bête-Salam, l’accusant de l’avoir injurié lors de sa rencontre avec la presse. Il a même donné l’ordre à ses escadrons de la mort de l’assassiner. Comme il ne peut pas l’emprisonner, il préfère le tuer. Il veut sa mort.

Le héros national Ahmed Hassane El-Barwane a résumé les données du problème en demandant, lors de son discours historique de Mbéni, qui est ce Kiki qui ne cite pas le nom de son père, rappelant qu’il ne pourra jamais entamer l’honorabilité et le prestige des gens honorables et prestigieux qu’il poursuit de sa hargne haineuse par pur complexe social, lui qui n’a ni famille, ni généalogie.

À un moment où les Comores sont devenues une colonie du Hedjaz, rappelons ce mot écrit en 1992: «Le roi Fahd d’Arabie saoudite, qui règne depuis 1982 et s’est autoproclamé “gardien des deux lieux saints, La Mecque et Médineˮ, aurait interdit un verset du Coran qui condamne le principe monarchique: il ne peut être reproduit ni à la radio, ni à la télévision, ni dans les journaux officiels (il n’en existe pas d’autres)»: Alain Gresh: Un royaume bâti sur du sable. Les nouveaux visages de la contestation islamique en Arabie Saoudite, Le Monde diplomatique, Paris, août 1992, pp. 8-9. Ce verset coranique est le suivant:

«Quand les rois pénètrent dans une cité, ils la saccagent et font de ses plus nobles habitants les plus misérables des hommes. C’est ainsi qu’ils agissent» (XXVIII, Les Fourmis, 34).

Les Rois en question sont les mauvais dirigeants: les corrupteurs et les corrupteurs. Aujourd’hui, «les plus nobles habitants» de Moroni sont persécutés par un Kiki sans famille.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 5 novembre 2018.

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