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Mohamed Saïd Fazul mourra des mains des Mohéliens

Mohamed Saïd Fazul mourra des mains des Mohéliens

Le constat fait sur sa médiocrité déjà en 2010 vaut toujours

Par ARM

      Si aujourd’hui, les Mohéliens avaient à choisir entre Mohamed Saïd Fazul dit Babadi et de la merde, ils prendraient la merde. Les singeries idiotes l’incitant à soutenir des assises détestées par Mohéli, Anjouan et une partie des Grands-Comoriens énervent tellement que les Mohéliens vont le tuer. Aujourd’hui, les Mohéliens demandent la republication de l’article du jeudi 14 octobre 2010 le concernant. Cet article est signé Saïd Hamada, mais les petits curieux disent que celui-ci et ARM ne sont que la seule et même personne. Lecture, s’il-vous-plaît…

«Tonton, Tata, je veux être Président, moi aussi»

Mohamed Saïd Fazul ou le parcours politique d’un demi-sel

      «Chéri, nous devons voter pour Mohamed Saïd Fazul et non pour le Docteur Abdoulhakime Ben Saïd Allaoui, qui m’avait soignée à crédit en 1986, dans son cabinet à Moroni. Comme tu sais, Amina Madi, notre voisine, soutient Mohamed Saïd Fazul. Selon elle, seuls Mohamed Saïd Fazul et Mohamed Larif Oukacha acceptent d’intervenir pour obtenir les visas d’entrée et de séjour en France. Et, moi, je veux rejoindre ma sœur Sitti Abdoulkarim, en région parisienne. Il paraît que Mohamed Saïd Fazul m’aidera à aller à Paris. En plus, quand il était président à Mohéli, il organisait souvent des pique-niques avec beaucoup de viande de bœuf et nous mangions et dansions. Amina Madi explique aux gens que Mohamed Saïd Fazul est de l’étoile Ala-Karab et est né sous le signe de l’étoile des rois et que personne ne peut s’opposer à ce destin. Le seul hic, c’est que, question étoiles et planètes, Salima Abdallah dit la même chose de Hamada Madi Boléro, Némati Abdoulkarim la même chose de Mohamed Larif Oukacha et ma sœur Nadia Abdoulkarim de Salamani la même chose de Mohamed Hassanaly. Je suis un peu perdue, tu sais? Et, à ce qu’il paraît, beaucoup de candidats investissent beaucoup plus dans les gris-gris et autres “maraboutages” de Zanzibar, Majunga et Bacha à Moroni, que dans leurs campagnes électorales».

J’étais dépité en entendant ce tissu d’élucubrations, et il a fallu que j’explique à ma femme que tout ce que dit notre voisine, native du quartier de Barakani, relevait de la superstition, mais sans arriver à l’ébranler dans ses certitudes. Il fallait qu’elle cesse de m’importuner avec ses délires. Or, elle continuait à croire à l’invincibilité de l’invincible jusqu’à ce que je lui explique patiemment que son élection de 2002 était due à des tripatouillages du scrutin à une échelle industrielle contre Mohamed Hassanaly, des tripatouillages qui avaient scandalisé même les bébés qui venaient de naître, et que finalement en 2007, il avait été battu par son alter ego, Mohamed Ali Saïd, minable comme lui, et sans expérience politique. Ah! Les voisines à la langue bien pendue! Ne peuvent-elles pas laisser tranquille mon épouse, une brave femme certes, mais qui a la faiblesse de prendre au sérieux les racontars des autres?

Mohamed Saïd Fazul. Tout un programme… Et moi qui croyais avoir tout vu… Personne ne le connaît mieux que moi, qui étais son voisin et son ami d’enfance. Le personnage, toujours haut en couleurs, vaut le détour quand on n’a rien de sérieux à faire. Pourtant, tout le monde sait qu’il est entré en politique par effraction et qu’il n’a rien à y faire puisque ce n’est pas son univers, compte tenu de sa grande indigence intellectuelle, de ses carences politiques et du bilan professionnel à 100% négatif qu’il arbore fièrement comme un trophée.

Tout commença en 1985-1986, quand il devait effectuer son service national en tant qu’enseignant au Collège rural de Fomboni. À l’époque, il n’y avait dans le cursus du Collège aucune matière à la dimension de son quotient intellectuel. Par charité, le bon Proviseur Hariti Bacar (à l’époque, il faisait office de Directeur de l’Enseignement à Mohéli) et le compatissant Directeur Abdou Matoir s’étaient résolus à créer de toutes pièces une matière spéciale: les Travaux pratiques agricoles (TPA). Sa tâche consistait à montrer aux élèves ce que sont les haches, les couteaux, les coquilles d’escargot destinées à la récolte du riz-paddy, les houes, etc. Tout cela était pittoresque. Et exotique.

Rapidement, notre futur politicien en herbe devint une célébrité locale, et pas de la meilleure manière. Comment pouvait-il en être autrement, au vu de la pagaille que notre champion suscita au sein du Collège en truquant grossièrement et en chargeant de ratures inadmissibles les bulletins de notes des élèves, en draguant les élèves de la manière la plus cavalière et en menaçant des pires représailles celles qui n’acceptaient pas d’aller admirer ses bouteilles d’eau minérale dans sa cabane?

L’obtention de son baccalauréat a été et reste un sujet des plaisanteries les plus humiliantes à Mohéli. C’est que, non seulement notre drôle de zèbre a eu son diplôme après 5 tentatives, donc 4 échecs, mais en plus, il a fallu constituer une délégation de femmes pour aller marchander avec le président et les autres membres du jury. Notre maison étant mitoyenne à la sienne, mon père avait été sollicité pour participer à cette délégation enfarinée, mais avait refusé d’y prendre part, sachant que le père et l’oncle (un excellent juriste doublé d’un administrateur intègre et d’un politicien habile) de l’aspirant Président de la République ne pouvaient avaliser une farce aussi sinistre. D’ailleurs, d’ailleurs, d’ailleurs, les 5 cinq tentatives et le fameux piston étaient associés à un changement de série. Ceux qui préparaient le baccalauréat avec lui à l’époque sont unanimes: Babadi dormait en pleines séances de travail pendant que les autres révisaient leurs cours jusqu’à 3 heures du matin. Après, il accomplissait sa mission avec dévouement, puisqu’il devait raccompagner chacune des filles du groupe, chez papa et maman. Ses collaborateurs au gouvernorat-présidence de Mohéli disent malicieusement que le prétendant au trône des Comores dormait et ronflait en plein Conseil des ministres. En France, pendant ses réunions politiques, ses ronflements s’entendaient du haut de la Tour Eiffel… Donc, il a gardé ses belles habitudes de lycée. Le pauvre chou… Dors, bébé, dors. Tantine va te chanter une berceuse: «Frère Jacques, frère Jacques, dormez-vous! Dormez-vous! […]».

Le baccalauréat obtenu dans les conditions que tout le monde connaît maintenant, notre zigoto s’engagea dans une formation de sage-femme, qui s’avéra également fort laborieuse. Sachant qu’il aurait tué tous les mamans et les bébés à naître, notre sage-femme choisit la voie professionnelle qui lui restait: l’enseignement. Là aussi, on ne s’est pas ennuyé. En effet, toutes ses habitudes de service national furent ressuscitées, de manière fort touchante car les autorités lui avaient confié la Direction du Collège islamique de Fomboni, qu’il s’efforça de faire couler en un temps record. Tout le monde peut en témoigner à ce sujet. Devenu l’un des actionnaires d’un de ces collèges et lycées privés qui poussent comme jardin au printemps, les parents d’élèves et ses associés durent lui confier la Direction de l’établissement de peur qu’il ne devienne enseignant car il aurait formé des ignares comme lui.

Son heure sonna quand Azali Assoumani perpétra son putsch du 30 avril 1999, à un moment où l’irrédentisme de l’île d’Anjouan incita celui qui se prenait pour De Gaulle et Napoléon à confier le poste de Premier ministre à Bienrifi Tarmindi, poste qui rendait fou un autre enfant de Boingoma, chez moi: l’inimitable Hamada Madi Boléro. Comme l’oncle Fazul (le juriste) était un membre très influent de la Coordination mohélienne, Hamada Madi Boléro dormait devant la porte de Mohamed Saïd Fazul, le suppliant de convaincre son oncle de persuader Azali Assoumani de virer Bienrifi Tarmindi pour le nommer, lui, Hamada Madi Boléro à sa place – Mohamed Nansuri Riziki, enseignant, journaliste et président de la Fondation comorienne des Droits de l’Homme a l’habitude de dire: «À Mohéli, je n’ai peur que d’une personne: Hamada Madi Boléro». Mais, ceux qui le connaissent savent que Hamada Madi Boléro est un homme pragmatique, qui a le sens des réalités et des priorités. Il n’était donc pas parti voir Mohamed Saïd Fazul les mains vides, peu s’en faut. Fin stratège, pragmatique comme à l’accoutumée et jusqu’au bout des ongles, il avait promis à son bienfaiteur en devenir le poste de gouverneur de Mohéli au cas où il l’aiderait à devenir chef du gouvernement. Chose promise, chose due. Mais, Mohamed Saïd Fazul ne tarda pas à se libérer du joug de l’exécutif comorien, pour devenir la chose de Mzé Abdou Soulé Elbak (président de l’île autonome de Grande-Comore) et de Mohamed Bakar (président de l’île autonome d’Anjouan).

Notre gouverneur-président se fit rapidement une spécialité: la nomination des membres de sa famille aux postes stratégiques, la désignation de quelques assoiffés de pouvoir à d’autres postes de second rang et le pillage systématique de tous les fonds stockés à la Trésorerie de l’île, où il avait placé une de ses belles-sœurs. Les visas d’entrée et de séjour en France? Il les monnayait au prix fort. Un diplomate en poste à Moroni, dès qu’il l’avait au téléphone, soupirait douloureusement: «Il va encore venir m’embêter avec ses histoires de visas!».

Pendant son mandat, il recevait régulièrement des délégations étrangères. Celle que l’Union africaine avait dépêchée aux Comores en parle encore, pour se demander comment un État peut tomber aussi bas et confier des postes de responsabilité à un énergumène pareil. En France, où il allait souvent, ceux qui l’accompagnaient dans ses rencontres avec des autorités en sont encore remués. Partout, il signait de décrets d’octroi de la Médaille de l’Étoile de Mohéli, sans remettre les médailles elles-mêmes. Résultat, à l’étranger, les chancelleries chargées de la confection des Médailles ont reçu l’ordre de ne plus en fabriquer. Chaque fois qu’il est dépassé par une question technique – dans 100% des cas –, il croit régler les problèmes en ayant recours à des plaisanteries de mauvais goût, croyant amuser le tapis. Pourtant, lors de l’élection du gouverneur-président de Mohéli, ses slogans préférés étaient: «Nous ne voulons pas de Doctorats ici» (une apologie de l’ignorance) et «un bulletin glissé dans l’urne n’est jamais sale» (apologie de l’achat de voix et de consciences et octroi de faux actes de naissance à de potentiels votants constituant sa base électorale). Quand il perdit l’élection de 2007, de nombreux seaux d’eau furent nécessaires pour le ranimer. Il était en état de choc.

Pour cette élection à la présidence de l’Union des Comores de 2010, il est soutenu par d’autres politiciens de fin de semaine comme lui, qui en salivent déjà en se disant que dès que notre politicien à la noix de coco sera élu, ce sont eux qui détiendront la réalité du pouvoir, faisant de Mohamed Saïd Fazul un fantoche. Cela se dit déjà sous le manteau. Ceux qui l’ont choisi comme chef de file ne l’ont fait que pour en faire un sous-fifre demain. D’ailleurs, on peut se poser des questions sur les raisons qui ont poussé le juriste Saïd Larifou à accepter d’être le vice-président d’un gus qu’il n’aurait pas accepté comme colistier s’il était lui-même candidat à la présidence de l’Union. L’instant est grave. Une chose est certaine: tant qu’à faire, Mohamed Saïd Fazul aurait dû avoir pour colistier à Mohéli, Chabouhane, dit Gris-gris, dit Baguiri, dit Abdallah Saïd Sarouma. Ce serait l’alliance du demi-sel et de l’escroc.

Dès lors, une question se pose: est-ce que c’est à cet homme-là que nous allons confier le destin et la destinée de notre pays? En attendant, et puisque chacun doit balayer devant sa porte, le jour des élections primaires, à Mohéli, je serais dans ma plantation de manioc, à côté de chez Bweni Zaï, avec ma femme pour que celle-ci n’aille pas voter car je sais qu’elle est toujours subjuguée par les inepties de notre voisine Amina Madi, qu’elle voit en secret pour parler des étoiles et planètes de son champion. Or, j’aurais aimé voter pour l’un des enfants qui aiment sincèrement notre pays, mais je préfère plutôt faire en sorte que ma femme ne commette pas l’irréparable. D’ailleurs, les magouilles commises par Mohamed Saïd Fazul en 2007 (non-paiement de sa caution électorale) auraient dû inciter la Cour constitutionnelle à prononcer son inéligibilité, mais cette Cour, composée de non-juristes, est une honte pour notre pays, qui ne manque pas pourtant de vrais spécialistes du Droit constitutionnel.

Par Saïd Hamada, Boingoma, Mohéli

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© www.lemohelien.com – Vendredi 1er décembre 2017.

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