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Mohamed Saïd Harouna tance Darchari Mikidache

Mohamed Saïd Harouna tance Darchari Mikidache

L’aîné critique vertement le cadet sur le grand mariage

Par ARM

      Chaque régime politique engendre ses monstres, petits ou grands, toujours hideux. Le régime politique des Mohéliens de «Bête-Salam» avait donné naissance à un monstre hideux appelé SHIMÉ-MRADC. Il s’agissait d’un parti cocotte-minute né sur les bords de la Marne, du côté de Champigny-sur-Marne et Chennevières-sur-Marne. Se croyant arrivée parce que ses dirigeants étaient reçus par Ikililou Dhoinine lors de ses passages à Paris, la chose SHIMÉ-MRADC allait jusqu’aux excès de zèle, prononçant l’excommunication de ceux qui doutaient de la compétence, expertise et sincérité des Mohéliens de «Bête-Salam». Les dirigeants du SHIMÉ-MRADC se croyaient beaux et irrésistibles, écrasant par leur mépris la Planète entière. Mais, perfides et ne perdant pas le sens des réalités, dès qu’ils furent nommés à différents postes d’irresponsabilité et dès que les autres comprirent que le parti cocotte-minute SHIMÉ-MRADC ne leur permettrait jamais de devenir «quelqu’un», on n’a plus entendu parler de leur petite invention née sur les bords de la Marne.

Cependant, avant la disparition de cette utopie malsaine, un homme avait dit tout le bien qu’il pensait d’elle, et il s’agit de Mohamed Saïd Harouna, grand notable de la communauté comorienne installée en France, qu’on ne présente. En effet, l’homme d’Ivembeni (dans le Mboudé, Grande-Comore) avait qualifié le SHIMÉ-MRADC de «parti débile», et cela n’avait pas plu. Les dirigeants de la chose innommable étaient partis pleurnicher sur l’épaule d’Ikililou Dhoinine, et Mohamed Saïd Harouna, s’était présenté devant lui, en présence des dirigeants du SHIMÉ-MRADC, pour tirer à coups de canon sur ces derniers, provoquant une énorme explosion. Parmi les dirigeants du SHIMÉ-MRADC, il y a Darchari Mikidache, qui se présente lui-même comme «Président du think tank “Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)”, Franco-comorien, économiste fiscaliste et inspecteur des finances publiques au Ministère français du Budget et des Comptes Publics».

Darchari Mikidache est un garçon très correct. C’est un brave homme. On l’aime bien. On ne lui connaît aucun ennemi. Il ne désoblige personne. Il fourmille d’idées généreuses sur les Comores, idées qu’il partage sur les réseaux sociaux. C’est à son honneur. Seulement, Mohamed Saïd Harouna n’est pas d’accord avec lui sur certains sujets de société. Mohamed Saïd Harouna n’est pas d’accord avec Darchari Mikidache sur deux sujets en particulier: l’imposition d’un impôt sur le grand mariage et la «position hégémonique et hégémoniste» des Grands-Comoriens au sein de la communauté comorienne installée en France. En grand notable assumant son rôle jusqu’à la perfection, Mohamed Saïd Harouna n’est pas homme à perdre son temps dans des polémiques stériles s’apparentant à des gamineries de gommeux boutonneux aux oreilles décollées. Comme il reçoit beaucoup, il fait passer des messages. Et dans ces messages, il peut exprimer des désaccords.

C’est ainsi qu’au cours d’une rencontre politique «au sommet» en date du lundi 17 avril 2017 dans un cadre très sélect, il a livré quelques confidences. Il n’y va pas par quatre chemins, mettant les pieds dans le plat: «Darchari Mikidache n’a pas encore compris qu’il existe plusieurs façons de dépecer un veau qu’on vient d’égorger. Darchari Mikidache refuse d’admettre que même si les Comoriens constituent un seul et même peuple, les habitants de chaque île ont une façon à eux de faire les choses. Cela fait des années que nous faisons tout pour intégrer nos frères d’Anjouan et de Mohéli dans nos cérémonies communautaires, afin de mieux asseoir l’unité des Comoriens en France. Si par cérémonie nous arrivons à voir un Anjouanais ou un Mohélien, c’est vraiment un coup de chance. Lui-même, Darchari Mikidache, ne répond jamais aux invitations qu’on lui lance. Or, aujourd’hui, il ose accuser les Grands-Comoriens d’hégémonie et d’hégémonisme au sein de notre communauté vivant en France. À combien de cérémonies de Madjliss a-t-il assisté? Nous l’invitons mais il nous méprise et ne répond jamais à nos invitations. Alors, il doit nous dire s’il nous interdit de nous réunir et de faire des célébrations parce qu’il ne veut pas sortir de chez lui et de ses cercles d’experts. Il doit nous dire qui lui a donné le droit de faire des propositions scélérates pour créer un impôt sur le grand mariage.

      Quand la vantardise atteint un certain niveau, c’est qu’il y a un problème. Les Comoriens n’ont pas besoin de mégalomanie mais de réflexion et d’action, et c’est pour ça que je refuse de prendre au sérieux ses prétentions intellectuelles. Nous allons continuer à célébrer le grand mariage. Or, personne ne nous imposera un impôt. Et si nous célébrons certaines choses cela ne relève pas d’une volonté d’hégémonie et d’hégémonisme chez les Grands-Comoriens, mais d’une légitime envie de vivre en conformité avec nos coutumes. Je sens dans les idées de Darchari Mikidache une folle envie de nous empêcher de vivre, et il doit nous dire clairement s’il veut nous voir mourir».

En homme qui sait vivre et qui connaît tous les petits et grands secrets de la notabilité aux Comores et au sein de la communauté comorienne en France, Mohamed Saïd Harouna a tenu son discours sans élever la voix. Il n’est pas du genre explosif, mais aime comprendre les autres et aime qu’on le comprenne aussi.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 18 avril 2017.

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