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Moncef Saïd Ibrahim retrouve sa famille naturelle

Moncef Saïd Ibrahim retrouve sa famille naturelle

Il a prêté son serment d’avocat au Barreau de Moroni

Par ARM

     En commençant par le père, le Prince Saïd Ibrahim (paix à son âme), on comprend tout. Mais, que peut-on dire du regretté Prince Saïd Ibrahim quand des voix plus éloquentes et plus autorisées en ont fait les éloges les plus sincères et les plus mérités? Sultan Chouzour, emporté par une belle plume, le présente en «notable distingué et fin lettré»: Sultan Chouzour: Le pouvoir de l’honneur. Tradition et contestation en Grande-Comore, L’Harmattan, Collection, «Archipel des Comores», Paris, 1994, p. 229.

Dans le même ordre d’idées, parlant du Prince Saïd Ibrahim, le journaliste français Michel Legris a écrit: «D’une intégrité qui n’est mise en cause par personne, cet homme d’une soixantaine d’années, fin, cultivé, très pieux, voit son prestige accru par sa qualité de pèlerin de la Mecque. D’autres traits contribuent à révéler en lui l’opposé de son prédécesseur: il est aussi calme que Mohammed Cheikh était coléreux, aussi patient que celui-ci était bouillant et impulsif. La pratique du népotisme lui est étrangère; le faste ne lui tente guère […]»: Michel Legris: Un archipel plus une île. IV. – Le prince et le sénateur, Le Monde, 3-4 janvier 1971, p. 5.

Un tel héritage s’assume, et il faut un héritier pour l’assumer. Les prétendants ne manquent pas dans cette famille qui a donné aux Comores des grands commis de l’État, dont certains sont juristes, et de préférence, avocats. Maîtres Fahmi Saïd Ibrahim et Mourad Saïd Ibrahim sont avocats au Barreau de Moroni et en sont parmi les plus brillants, les plus connus. Depuis quelques années, leur frère Moncef Saïd Ibrahim fourbissait en silence et dans la discrétion ses armes… juridiques. Devenir avocat lui tenait trop à cœur. Pourtant, il n’a pas agi dans la précipitation. Il s’est méthodiquement et patiemment préparé, d’abord dans la formation, ensuite dans les stages, dans certains des plus prestigieux cabinets d’avocats de Paris. Il a attendu son heure.

Cette heure a fini par sonner. Oui, son heure a sonné, et cette heure a sonné quand ses prestigieux maîtres de stage lui ont posé la main sur la tête en signe d’adoubement, en lui disant: «Vous êtes prêt. Vous êtes prêt pour devenir avocat, et vous serez un bon avocat parce que vous en avez l’étoffe, et parce que la passion pour ce métier est aux arêtes vives chez vous».

     Moncef Saïd Ibrahim. Moncef Saïd Ibrahim est avant tout un homme d’une rare culture encyclopédique. Il ne fait rien pour étrenner son immense culture, mais quand il prend la parole ou la plume, ou encore quand il pose ses doigts sur les touches d’un ordinateur, il fait tout pour éviter la fatuité et la grandiloquence, mais ne peut pas empêcher les magmas de la connaissance de faire éruption comme un volcan qui déverse sa lave. Quand on parle de culture générale, de Droit et d’Histoire, il donne des complexes à la plupart de ses interlocuteurs du fait de l’immensité de son talent. Quand une personne cultivée discute avec lui, elle ne peut pas s’empêcher de se poser une question: «Comment a-t-il fait pour apprivoiser toutes ces connaissances?». Il connaît et maîtrise son affaire. C’est tout.

Ce samedi 10 novembre 2018, Moncef Saïd Ibrahim est devenu Maître Moncef Saïd Ibrahim. Devant une belle brochette de personnalités, dont des dizaines d’avocats, il a prêté serment au Barreau de Moroni et est devenu avocat. Il a fait une belle entrée dans sa famille naturelle, celle du Droit, celle des avocats.

Parlant des familles françaises qui ont fourni des lignées de diplomates à la République, un diplomate français a parlé de «la sève toujours vivace de vertus héréditaires»: Auguste Philippe Charles de Beaupoli, Comte de Saint-Aulaire: Confession d’un vieux diplomate, Éditions Flammarion, Paris, 1953 (794 p.).

Dans le Droit appliqué au métier d’avocat, Maître Moncef Saïd Ibrahim est dans la continuité et la perpétuation d’une tradition. Il voulait être avocat? Il est devenu avocat, et cela, non pas en gérant une situation de rente, mais en se formant aux meilleures écoles, en comptant sur lui-même, en refusant et rejetant la fausse solution de la facilité. Pour prêter serment et devenir avocat, il n’a compté que sur sa grande capacité d’apprendre, sa grande volonté de bien faire, et son inébranlable volonté de servir.

Maître Moncef Saïd Ibrahim a tout pour devenir un grand avocat: sa capacité de s’oublier et de penser à autrui, sa discrétion intellectuelle et professionnelle, sa capacité de se mettre au service d’une cause juste, son respect de la déontologie, son sens du devoir, sa manière bien à lui de comprendre l’autre, sa courtoisie naturelle, son respect des principes et des idéaux, son rejet des compromissions, sa diligence et son sérieux quand il s’occupe d’un dossier, sa grande capacité d’écoute, sa boulimie du travail, et le respect d’une tradition familiale taillée sur le marbre du primat de l’intérêt général.

Sa collection de livres n’est pas seulement impressionnante; elle est également le témoignage d’un volontarisme intellectuel et professionnel.

Ceux qui auront à recourir à son expertise juridique, et on les imagine nombreux, auront devant eux un homme de devoir qui saura allier merveilleusement la confiance du client et la conscience de l’avocat, un professionnel qui saura tirer les bons fils du Droit pour apporter les meilleures solutions à ceux qui auront recours à lui.

À dessein d’éviter les superlatifs laudateurs, n’en disons pas plus, même s’il y a plus à dire sur les qualités exceptionnelles de ce professionnel discret, courtois, travailleur et disponible.

Bonne chance dans ce métier exigeant et toujours amoureux des experts sérieux comme Maître Moncef Saïd Ibrahim.

Une nouvelle étoile est apparue sur le firmament du Droit des Comores, et ceux et celles qui en admireront l’éclat sauront apprécier ses lumières chassant les ténèbres de la nuit et accentuant les lumières du jour.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 10 novembre 2018.

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