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Monsieur le Président Azali, relisez en toute urgence le discours du Caire de l’ancien président américain Barack Obama

Par Faissoili Abdou


Le président Azali Assoumani, photo d’archive

« Ô les croyants ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager et  à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement (les savants et les dirigeants). Puis, si vous vous disputez en quoi  que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au jour du jugement Dernier. Ça sera bien mieux et de meilleure interprétation ». Dans son entreprise d’abêtissement de la masse comorienne le colonel Azali Assoumani, qui s’est autoproclamé Imam depuis peu, aime réciter ce verset 59 du Sourate An-Nissa et surtout la première phrase. L’ancien putschiste qui semble découvrir ce verset oublie néanmoins de préciser à ses concitoyens qu’on peut quand même fomenter un coup d’Etat à l’encontre de « ceux qui détiennent le commandement » si cela nous monte en tête comme il l’a fait en 1999. Sauf s‘il nous dit qu’à ce temps là, il n’avait pas encore lu le livre saint… Un fait est certains, l’imam autoproclamé joue  à fond la carte religieuse pour s’attirer la sympathie des plus naïfs d’entre nous. L’autre canal de la grosse machination du régime Azali est sans doute l’ORTC, la radio et télévision nationale dont la programmation laisse à désirer.

La semaine dernière alors que je fouillais dans mes archives, je suis tombé sur le discours que l’ancien président des Etats-Unis  Barack Obama a prononcé au Caire en 2009 et j’ai relevé les passages ci-dessous que j’aimerais partager avec vous. Ils nous parlent compte tenu de ce qui se passe actuellement dans notre pays (musèlement de l’opposition, brimades, arrestation arbitraire, violation à répétition de la Constitution, pression sur les minorités religieuses surtout les Chiites…)

 

« L’Amérique n’a pas la prétention de savoir ce qui vaut mieux pour les uns et les autres, comme elle ne prétend pas connaître le résultat d’une élection pacifique. Mais je crois dur comme fer que les gens désirent certaines choses : la possibilité de donner son avis et d’avoir son mot à dire dans la façon dont ils sont gouvernés, la confiance en l’État de droit et en l’équité de la justice, l’honnêteté et la transparence du gouvernement, la liberté de vivre comme on le choisit. Ce ne sont pas là des idées américaines, ce sont les droits de l’homme et c’est pourquoi nous les défendons partout.

Il n’existe pas un chemin direct pour remplir cette promesse. Mais ceci est clair : les gouvernements qui protègent ces droits sont en fin de compte plus stables, plus prospères et plus sûrs. Supprimer des idées ne permet jamais de les éliminer. L’Amérique reconnaît le droit, pour toutes les voix pacifiques et respectueuses de la loi, de s’exprimer partout dans le monde, même quand nous sommes en désaccord avec elles. Et nous accueillerons positivement tous les gouvernements élus et pacifiques à partir du moment où ils gouvernent en respectant leur peuple.

Ce dernier point est important, car certains ne défendent la démocratie que lorsqu’ils n’ont pas le pouvoir. Une fois en place, ils suppriment de manière impitoyable les droits des autres. Quel que soit le lieu où il naît, le gouvernement des peuples par les peuples est le seul étalon auquel on mesure les dirigeants. Il faut se maintenir au pouvoir par la persuasion et non la coercition. Il faut respecter les droits des minorités et agir dans un esprit de tolérance et de compromis. Il faut placer les intérêts du peuple et le fonctionnement légitime du processus politique avant les intérêts de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne peuvent aboutir à une vraie démocratie.

L’islam a une noble tradition de tolérance. On l’a vu dans l’histoire de l’Andalousie et de Cordoue pendant l’Inquisition. Je l’ai vu moi-même lors de mon enfance en Indonésie où les chrétiens pratiquaient librement leur culte dans un pays très majoritairement musulman. Voilà l’esprit dont nous avons besoin aujourd’hui. Dans chaque pays, les gens devraient être libres de choisir et de vivre leur foi sur la base de la conviction de la pensée, du cœur et de l’âme. Cette tolérance est essentielle pour que les religions vivent, mais elle est remise en question de bien des façons.

Chez certains musulmans, il y a une tendance inquiétante à mesurer sa propre foi par le rejet de celle de l’autre. La diversité religieuse est une richesse à préserver, qu’il s’agisse des maronites au Liban ou des Coptes en Égypte. Et les lignes de fracture entre les musulmans eux-mêmes doivent être réduites, notamment les divisions entre sunnites et chiites qui ont conduit à une violence tragique, en particulier en Irak.

La liberté de culte est essentielle pour que les gens puissent vivre ensemble. Nous devons toujours être attentifs aux moyens de la protéger. »

Azali qui aime répéter le slogan « Yes we Can » d’Obama devrait relire ce discours et s’en inspirer…

 

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