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Mouhtar Ahmed Charif, Docteur en Médecine, «juriste»

Mouhtar Ahmed Charif, Docteur en Médecine, «juriste»

Par haine et excès, il vient de commettre le pire des dérapages

Par ARM

  Mouhtar Ahmed Charif est l’oncle de Djaafar Saïd Ahmed, colistier d’Azali Assoumani à la Grande-Comore. Quand il était représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Mauritanie, le neveu Djaafar Saïd Ahmed logeait chez lui, à Nouakchott, et quand le tonton quitta la capitale mauritanienne dans une confusion confondante et dans une précipitation douteuse, le neveu était obligé de se cacher à Rabat, au Maroc, en 1987, sous mes yeux. Donc, Mouhtar Ahmed Charif n’a décidé de se ridiculiser qu’au nom des intérêts familiaux, et les divagations dont il est l’auteur ne sont dictées qu’au nom d’un certain «sens de la famille».

  Cette précision liminaire étant faite, force est de constater qu’une fois de plus, les Comoriens ricanent et ont pitié des «Comoricains». Et le «Comoricain» qui a le plus amusé le tapis ces derniers temps n’est autre que Mouhtar Ahmed Charif, ministre de la Santé sous la présidence d’Ahmed Abdallah, représentant de l’OMS en Mauritanie dans les années 1980, où sa gestion a été apocalyptique, et ministre des Affaires étrangères sous Mohamed Taki Aboulkarim. C’est un homme très ulcéré depuis que le Gouverneur Mouigni Baraka Saïd Soilihi de la Grande-Comore a refusé de le nommer à la Cour constitutionnelle, préférant désigner un vrai juriste en la personne d’Aboubakar Abdou Msa qui, depuis, y fait un travail formidable et apprécié de tous. Et depuis, Mouhtar Ahmed Charif, Docteur en Médecine sans aucune connaissance du Droit, refuse de jeter la rancune à la rivière. Il en fait tout simplement une maladie, à un moment où il devait songer à un statut de vieux sage.

  Mais, au lieu d’une introuvable sagesse, on est en présence d’une haine indescriptible et innommable. Sa dernière sortie est un dérapage total dicté par la haine. Voilà, en effet, un homme qui ne veut pas comprendre que les normes juridiques sont faites pour être appliquées et non pour servir de décor. N’ayant jamais vu la loi organique portant Code électoral et n’ayant jamais lu son article 57, il est parti se ridiculiser en saisissant l’Association des Cours constitutionnelles contre la Cour constitutionnelle des Comores, qui a appliqué l’article 57 de la loi organique précité, article qui dispose: «Article 57: Des conséquences de l’annulation des résultats de scrutins. En cas d’annulation partielle ou totale qui affecte le choix de l’électorat dans une circonscription, la CÉNI organise de nouvelles élections partielles dans les trente (30) jours qui suivent l’annulation. À cette fin, le Bureau de la CÉNI fait appel aux CÉII et aux CÉCI concernées pour conduire et superviser le vote. Les membres des bureaux de vote annulés sont désignés par la CÉNI. Les procédures de scrutin et de dépouillement du présent Code s’appliquent pleinement à la reprise du ou des scrutin(s)».

  Mouhtar Ahmed Charif n’a pas lu non plus, l’article 147 de la même loi organique ainsi rédigé: «Article 147: De la transmission des enveloppes inviolables à la CÉNI, à la Cour Constitutionnelle et au ministère en charge des élections. La CÉNI se charge de transmettre les enveloppes inviolables destinées à la Cour constitutionnelle et celle destinées au ministère en charge des élections dans les meilleurs délais et au plus tard le jour suivant le ou les scrutins». Or, en la matière, la CÉNI a été défaillante d’un bout à un autre. Pourtant, Mouhtar Ahmed Charif se lança dans une écriture haineuse comme un taureau dans les arènes de Nîmes, sans se soucier du Droit positif comorien et de ses normes pertinentes.

  On est obligé d’avoir pitié de Mouhtar Ahmed Charif quand il accuse abusivement et haineusement la Cour constitutionnelle comorienne «d’avoir créé une jurisprudence dangereuse pour la paix dans le pays». Toute honte bue, et avec un sens profond du ridicule, il ose prétendre que «le peuple comorien a élu M. Azali Assoumani Président de la République, et la Cour, au lieu de confirmer le verdict populaire et les résultats de la Commission électorale nationale indépendante, a ordonné une élection partielle dans 13 bureaux de vote sur plus de 750 sur le territoire national, soit un total de 6.305 électeurs sur plus de 300.000». Est-ce que Mouhtar Ahmed Charif ne sait pas que tous les citoyens ont le droit d’élire leurs dirigeants, et que chaque citoyen détient ce droit inscrit sur la Constitution du pays, quand bien même les vandales d’Azali Assoumani ne voulaient pas qu’ils votent, allant jusqu’à saccager des bureaux de vote sur le territoire de la République comme si on était dans la jungle? Mouhtar Ahmed Charif fait quoi des 6.305 citoyens comoriens privés de leur droit constitutionnel d’élire leur Président? Les méprise-t-il comme le font ses copains Azali Assoumani et Ahmed Sambi? Même s’il ne le dit pas, il méprise les électeurs d’Anjouan. Peut-il arriver au chiffre de 300.000 électeurs sans passer par 6.305 électeurs?

  Pathétique et pitoyable jusqu’au bout des ongles, Mouhtar Ahmed Charif se lance dans une nouvelle bêtise déconcertante, celle consistant à déclarer, toujours par méconnaissance et mépris du Droit positif comorien, que, «en exigeant l’organisation d’une partielle non prévue dans le Code électoral, dans le cadre d’une élection présidentielle, la Cour constitutionnelle, juge du contentieux électoral, a créé ainsi un précédent et viole d’une façon flagrante la Constitution comorienne. Le peuple comorien se voit voler son choix par des gens irresponsables. Je demande donc à votre Haute Association de bien vouloir lire le Droit applicable à la Constitution des Comores. Le temps presse car l’élection partielle est prévue avant le 15 mai prochain et l’investiture le 26 mai. Seule une mission de votre Haute Association aux Comores peut dénouer la crise et éviter la catastrophe». Quelle catastrophe?

  Quelles sottises! Depuis quand peut-on dire «le Droit applicable à la Constitution des Comores», alors que c’est la Constitution qui est la norme supérieure du pays, la source de tout le Droit comorien? Pourquoi faudra-t-il qu’un «Droit s’applique à la Constitution comorienne» alors que c’est la Constitution comorienne qui s’applique à tout le Droit positif? Comme Mouhtar Ahmed Charif s’est autoproclamé «juriste», il doit savoir quand même que dans la Pyramide de Hans Kelsen, dans la hiérarchie des normes, après la Constitution, on retrouve les lois organiques, parce que ces dernières sont prévues par la Constitution et ont une valeur constitutionnelle. Et une loi organique comorienne parle, en son article 57, d’«élection partielle», n’en déplaise à tonton Mouhtar Ahmed Charif défendant les intérêts de son neveu. Alors, depuis quand, des intérêts de famille doivent-ils être défendus sur l’espace public? Où Mouhtar Ahmed Charif a-t-il vu que «la Cour constitutionnelle, juge du contentieux électoral, a créé ainsi un précédent et viole d’une façon flagrante la Constitution comorienne»? Où a-t-il vu que «le peuple comorien se voit voler son choix par des gens irresponsables»? Le choix volé est celui des électeurs d’Anjouan.

  Et dans l’affaire, «l’irresponsable» c’est qui? «L’irresponsable», c’est le juge constitutionnel qui respecte et applique la règle de Droit ou l’oncle qui croit supérieur l’intérêt de son neveu sur l’intérêt de tout un pays? Et où Mouhtar Ahmed Charif a-t-il vu que «le peuple comorien a élu M. Azali Assoumani Président de la République»? Où a-t-il vu une obligation pour la Cour de «confirmer le verdict populaire et les résultats de la Commission électorale nationale indépendante», alors que le «verdict populaire» n’a jamais fait d’Azali Assoumani son Président, pendant que la CÉNI n’a fait que se dévergonder sous les appels du fugitif Hamada Madi Boléro le vendredi 15 avril 2016? Il faudra que Mouhtar Ahmed Charif dise aux Comoriens et à l’Association des Cours constitutionnelles ce qu’il ferait, lui, si des vandales venus d’autres villages l’empêchaient de voter dans son village à lui. Il faudra que Mouhtar Ahmed Charif dise aux Comoriens et à l’Association des Cours constitutionnelles s’il est normal qu’un candidat dépêche ses voyous pour aller saccager les bureaux de vote qui lui sont défavorables. Les Comoriens attendent des réponses à toutes ces questions…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 5 mai 2016.

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