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Mouigni Baraka, accusé de divisionnisme villageois

Mouigni Baraka, accusé de divisionnisme villageois

Des accusations graves et infamantes venant de l’intérieur de l’île

Par ARM

     En période électorale, surtout dans un pays comme les Comores, où la rumeur a une puissance inégalée, tout se dit, parfois une chose et son contraire, et souvent cela ne dérange personne. Radio Cocotier ne se refuse rien. Les gens disent tout ce qu’ils ont envie de dire. Et «tout» est «tout». On jure sur ce qui n’a jamais existé. On daube sur ce qui n’existera jamais. On fait des projets d’avenir politique sur ce qui n’existe pas. Cependant, ce qui se dit actuellement dans l’interland de la Grande-Comore comme sur les places publiques de Moroni donne à réfléchir. Et selon ce qui se dit ici et là et sortant non pas de la bouche des politiciens mais de la population n’est pas fait pour ramener la sérénité dans les esprits. Et ce qui se dit par la population se dit sur le bon Mouigni Baraka Saïd Soilihi, actuel Gouverneur de la Grande-Comore et candidat à l’élection présidentielle de 2016 et est tout simplement horripilant, hallucinant et hallucinogène et finira par devenir très dangereux pour la Grande-Comore, au-delà de l’appareil du parti RDC.

     En effet, les nouvelles provenant du Palais guvernatorial de la Grande-Comore et des places publiques villageoises et distillées par des gens qui n’ont aucun intérêt à mentir sont inquiétantes, et pour cause. C’est que Mouigni Baraka Saïd Soilihi est accusé par les siens de mener leur parti à une mort politique certaine, par un recours constant au divisionnisme de toutes sortes. Il ne faut pas chercher loin ce qui est à portée des yeux. Son choix du candidat à l’élection du Gouverneur donne des rages de dents au fidèle Djaé Ahamada Chanfi parce que la procédure a été celle d’une cooptation bananière par trop humiliante pour le garçon ambitieux et rancunier de Kombani-Oichili. Actuellement, l’homme Djaé Ahamada Chanfi est tellement déçu par son «frère» Mouigni Baraka Saïd Soilihi qu’il souhaiterait rejoindre l’UPDC. Mais, il y a un hic: le fameux «parti cocotte-minute» est dirigé par Youssouf Boina, que Djaé Ahamada Chanfi tient pour son ennemi mortel le plus haïssable et détestable, l’homme qu’il aime le plus détester et haïr tant il lui fait de l’ombre à Koimbani-Oichili, leur ville d’origine. Djaé Ahamada Chanfi, très vindicatif envers quelqu’un qui ne lui a rien fait, ne veut toujours pas jeter la rancune à la rivière. Cela étant, si Youssouf Boina quitte la Direction de l’UPDC, dans les 5 minutes, Djaé Ahamada Chanfi rejoint les rangs de ce parti pour fuir le divisionnisme ethnique de Mouigni Baraka Saïd Soilihi.

     Et comme si cela n’avait pas assez mis le feu aux poudres, Mouigni Baraka Saïd Soilihi a pris la décision de confier son intérim au Gouvernorat à un homme qui ne fait pas l’unanimité et qui fragilise davantage son parti politique. Et ceux qui croyaient qu’il allait en rester là sont foudroyés par la désinvolture et les méthodes cavalières avec lesquels il fait ses comptes d’apothicaire et ses calculs politiques de derrière le fagot. Pourquoi encore? Parce qu’il a choisi de provoquer la guerre civile entre villages de la Grande-Comore partout où il est question de choisir l’emplacement des Mairies. Ses choix sont volontairement polémiques, contestables et contestées et ne sont pas faits pour plaire. Logiquement, il aurait dû choisir la ville la plus importante de l’ensemble concerné pour implanter «ses» Mairies, mais il a choisi d’appliquer ses propres règles, et celles-ci ont refusé de se conformer à toute logique arithmétique, pourtant plus objective. Les villageois ont la nette impression qu’il se moque d’eux et les provoque et les humilie. Ces manœuvres vont créer des troubles inouïs entre villages, et si le Gouverneur croit en tirer un profit politique, on ne voit pas trop comment. Le moment venu, on verra où conduit le divisionnisme sur le plan électoral.

     En attendant, ce dimanche 13 décembre 2015, à Ifoundihé, dans le Hamahamet, en Grande-Comore, vers 15 heures 20, ça faisait du désordre de voir le charmant enfant de Ntsoudjini spécialisé dans «l’épuration ethnique» garer son escorte de 6 voitures officielles pour faire de la propagande personnelle, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016. Ses grosses lunettes noires lui donnaient un air sérieux, sans impressionner. Et, il y a cette façon qu’il a de traverser la route comme si celle-ci lui appartenait, bravant les véhicules de passage, pour aller dire on ne sait quoi de mensonger et de fallacieux aux quelques villageois en boubous blancs qui étaient sur le bord de la chaussée. D’ailleurs, c’est une voiture de la Direction générale des Impôts qui fermait la marche. Il serait donc bien pour les Comoriens de savoir si les biens publics peuvent être dévoyés et dévergondés d’une manière aussi voyante et vulgaire pour les besoins d’une campagne électorale personnelle par le charmant garçon de Ntsoudjini. La question se pose surtout dans le cas particulier du même Gouverneur de la Grande-Comore, devenu le n°17 de l’équipe nationale comorienne de football, un garçon connu pour l’étendue de sa richesse personnelle, acquise en quelques années seulement. Alors, comme il est très riche et comme il a des amis à Bobigny, Dunkerque, au Havre et à Nice, a-t-il besoin de recourir aux moyens du Gouvernorat de la Grande-Comore, alors qu’il est plus riche que ledit Gouvernorat, dont il n’a pas contribué à l’enrichissement et à l’amélioration de la gouvernance? Il est seul à pouvoir répondre à la question, mais il n’a aucun intérêt à y répondre parce que cela ne sera pas en sa faveur.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 14 décembre 2015.

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