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Msaidié ou l’éphémère ministre qui complique tout ?

Nos amis s’y accrochent toujours et se forgent des marges pour continuer à croire. Ils profitent des délais légaux dont les institutions disposent pour publier les résultats. Plus les jours laissent derrière eux d’autres, plus l’espoir se rétrécit, la tension monte dans les deux camps : d’un côté, celui déclaré gagnant, de l’autre, celui annoncé vaincu. En marge de toute cette situation de tractations, d’autres formes de propagandes s’imposent comme s’il y avait un troisième tour. Rarissime situation ! Le camps vainqueur se défoule dans des méga concert en attendant la confirmation de leur victoire par l’institution la plus surveillée des Comoriens, celle qu’ils appellent couramment la CC. Parallèlement, un autre camp, le Grand perdant (il émane du pouvoir même s’il en assume pas) se plante dans la manœuvre parfois absurde ; nos amis issus du pouvoir vont jusqu’à ne pas assumer leur posture d’hommes et femmes du pouvoir. Depuis la campagne, ils se sont bien servi des bien de l’Etat pour s’imposer comme gagnants absolus de ce scrutin, ils n’en obtiendront aucun même un gouverneur. La défaite est donc chaotique, le coup est celui de MZIMBA PALE associé à l’arrogance inouïe de certains, ce qui explique leur volonté de continuer à croire. Ils savent que la guerre, ils ne l’ont pas gagnée. Ils n’ignorent pas, non plus que la bataille, ils l’ont perdue. La déballée leur est donc cuisante. Mais rien ne doit expliquer leur attitude d’ogres et de tigres en papier car l’adage prédisait « quand on est lâché par le bas des ses habits, on se fléchit » (MDRU YE TSUHA YE NGUWO KANTSI).

Quand tout tourne autour d’un seul Homme

Mamadouiste ou Azaliste, ce qui nous diverge est bien sûr les postures respectives des uns et des autres avant, pendant et surtout après ce scrutin. Un bloc soutien inlassable du pouvoir sortant et un autre issu de l’opposition.

Au-delà de cette divergence fondamentale justifiée, donc logique, il y a ce qui s’y rajoute quotidiennement depuis. Il faut dire que de nombreux épisodes se sont produits dans ce long parcours (dès l’approche de 2016 passant par l’ouverture de la campagne jusqu’à aujourd’hui), Msaidie (futur et brusque ministre de l’intérieur) se sépare de son parti CRC, fonde ensuite Radhi dont Mahmoud Ibrahime est le Secrétaire Général.

Ye hawooooo ! « Msaidié en a les capacités comme Azali son frère ennemi politique pour se présenter, lui aussi aux élections ouvertes le 21 février 2016 » – NO RIDJE RI WONE » – Ah oui, il le faut bien, renchérissaient certains soutiens de l’ancien secrétaire de la CRC.

Et puis BOOOOOM, la montagne devait accoucher d’une toute petite sourie, d’une sortie surtout pas mignonne : l’ancien ministre abandonne le navire qu’il a construit mais dont le cordage n’a jamais été dénoué (son n’avait même pas lâché le les quais.

La stratégie du désastre

YE BOIIIIIIIII, il embarque dans un paquebot commandé par Mohamed Ali Soilihi, alias Mamadou, lui vice président du pouvoir Ikililou, à quelques mois de fin du quinquennat. L’heure est à la manœuvre pour ces nouveaux partisans derrière le désormais ministre de l’intérieur. Il faut souligner qu’en réalité, ces partisans du Radhi sont majoritairement issus de la région de Mboudé réunis pour montrer leurs muscles à Azalai.

Triste! Le fondateur du Radhi embarquera tout le monde, plutôt son monde dans ses logiques très singulières dont lui seul connaisse le logiciel et les aboutissants. L’homme fort rentre donc au pouvoir où il détient les manettes intérieures du ministère de la sécurité interne. Il réussit à embarquer encore même ceux qui ne sont toujours plus RADHI de ce revirement à 360 degrés. Bon c’est leur problème.

Mais tout ça pourquoi ? Un seul homme pour combien qui doivent continuer à suivre ses plans ? Les primaires ont bel et bien eu lieu avec le dédain dont elles ont inspiré et laissé dans les annales.

Plus on s’approchait du 10 avril, plus les tractations, les manœuvres de corruption et d’achat de conscience se dévoilaient (cartons de bulletins préconçus en faveur du candidat Mohamed Ali Soilihi dont Msaidie est le vice sans oublier l’usage des biens publics pour faire campagne).

Le 10 avril arrive, le matin même à Anjouan, des délégués du candidat au pouvoir ont été surpris de bourrer les urnes dans des régions fief de Juwa connues pour un vote plus que probable en masse en faveur d’Azali et du candidat gouverneur de Juwa.

Les populations en sont informées et s’en sont pris à ces saletés. C’est ce qui a fait objet d’exclusion de ces populations n’ayant pas pu hélas voter. Hélas, car vous ne vous y attendez pas du tout à un miracle, c’est pour ça il devait avoir des urnes plaines très tôt le matin avant le vote. Hélas, aussi car vous en faites aujourd’hui votre cheval de combat alors que ce sont vos propres manœuvres qui nous ramènent là aujourd’hui.

Ils croient pouvoir continuer à se servir de la logique comorienne « YE WONEHO NDEYA WUDZIZA SHA TSI NDE YA DEYA » – Non, ça ne va pas les servir tout le temps car les Comoriens ont compris cet ignoble jeu dont la base n’est que l’égocentrisme ou l’égoïsme politique. Attendent-ils vraiment des effets du bling-bling des Comoriens impliqués dans la Saga du Fouquet’s de jeudi 21 avril ?

Ils demandent au secours aux « blancs », le comble !

Le comble ? Ils demandent l’intervention des blancs. Un groupuscule de Comoriens choisit de revenir sur les méthodes des années 80 demandant secours à l’homme « blanc ». Ils sont impliqués dans une vieille et étonnante démarche à l’étranger, en France faisant recours à une conférence de presse tenue dans un restaurant de luxe parisien, le Fouquet’s. Il faut savoir qu’au-delà de son histoire (Fondé en 1899), ce haut lieu accueille habituellement une semaine avant les stars du cinéma avant d’être accueillies à Cannes. Depuis 2007, l’hôtel est aussi marqué par le choix de Nicolas Zarkozy qui y a fêté sa victoire cette année-là. De ce choix zarkozyste sont nées des expressions comme » bling-bling » et « bande de Fouquet’s ».

Pourquoi l’actualité comorienne qui n’a jamais fait objet d’une attention éclair des médias français en France ,devrait être improvisée, invitée, rappelée à cet endroit symbolique ? Pourquoi ce choix ? Qui en a payé l’adition ? Qui est derrière cette mise en scène plus que curieuse ? Que prépare-t-on derrière cette façade, derrière ce rideau au 99 Avenue des Champs Élysée ? À un moment où les Comoriens savent que L’Union Européenne, un des grands acteurs économiques dans notre pays, est impliquée dans des sales épisodes troublant les élections, que comprendre de cette conférence de presse produite pas très loin de l’Elysée bien avant la validation des élections par la CC ?

Tout ce que je sais, nos amis Comoriens qui sont derrière cette action, devront savoir que c’est révolu le fait d’avoir peur du « MZUNGU MO HAWO » n’en parlons plus « MO HATRU »

Si les hommes au pouvoir, candidats malheureux ont tout vendu à ces WAZUNGU même ce qui est aujourd’hui invisible, pour cette raison ils s’accrochent au pouvoir parce qu’ils se sentent redevables à ces WAZUNGU, on n’en a rien à foutre avec leurs plans révolus. Ils vont devoir se débrouiller avec eux loin du pouvoir. Le Comorien ont surtout compris que derrière cette con-faire-en-ce de presse du Fouquet’s, il peut y avoir du loup puisque c’est flou mais qu’ils n’ont même pas peur car seule la vérité triomphera dans les jours qui restent du fameux délai légal. t aussi marqué par le choix de Nicolas Zarkozy qui y a fêté sa victoire cette année-là. De ce choix zarkozyste sont nées des expressions comme » bling-bling » et « bande de Fouquet’s ».

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