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Mzimba s’était nommé ministre des Affaires étrangères

Mzimba s’était nommé ministre des Affaires étrangères

Il s’attribua des relations à L’Élysée et des indemnités indues

Par ARM

       Un fieffé menteur sans vergogne, cet Ibrahim Ali Mzimba-là. Il collecta à Marseille des photocopies de diplômes qui ne sont pas les siens, et retourna aux Comores. C’était en pleine «gendrocratie», naturellement sous le Président Saïd Mohamed Djohar. Il pleurait comme une madeleine car il n’y avait personne pour le présenter au Président putatif du pays, le gendre de la «gendrocratie» Mohamed Saïd Abdallah Mchangama, «Mohamed Saïd» pour les intimes et les mendiants. Ayant pleuré sur une épaule charitable dotée d’oreilles compatissantes, il fut présenté à «Mohamed Saïd», tout heureux de tomber sur un chenapan exactement comme lui, un chenapan complètement dépourvu de principes, d’idéaux, de morale et d’éthique. Il le fit nommer Conseiller juridique du Président Saïd Mohamed Djohar, dont il était le gendre de la «gendrocratie» le plus influent (par chantage), le plus nuisible et le plus remuant.

Le 28 septembre 1995, Robert «Bob» Denard et ses mercenaires renversent le Président Saïd Mohamed Djohar, qu’il avait fallu déporter à la Réunion, département français de l’océan Indien, situé à 2 heures d’avion des Comores. Le 16 mars 1996, Mohamed Taki Abdoulkarim est élu démocratiquement Président des Comores. Cette femme de Dembeni, le village d’Ibrahim Ali Mzimba, à qui ce dernier n’a jamais rendu le moindre service et envers qui il se montra d’une ingratitude de pou, dit au Président Mohamed Taki Abdoulkarim: «Je sais que tu veux te débarrasser de mon petit Ibrahim. Saïd Mohamed Djohar, que je n’ai jamais soutenu, l’avait nommé à son poste actuel. Toi, que j’ai toujours soutenu, tu veux le virer. Garde-le à son poste au nom de ma constante fidélité politique envers toi». Ibrahim Ali Mzimba avait ainsi conservé son poste de Conseiller juridique du Président des Comores.

Nous voici en septembre 1997, dans un pays détruit depuis le 16 février 1997 par la crise séparatiste à Anjouan. Il fallait nommer un nouveau gouvernement et dépêcher une délégation à la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Plongeant ses yeux dans ceux du Président Mohamed Taki Abdoulkarim, la larme à l’œil, la voix tremblant des trémolos de la sincérité, la main sur le cœur, le regard tourné vers La Mecque et Médine, en signe de dévotion, Ibrahim Ali Mzimba dit à son chef: «Ici, je suis un protégé de L’Élysée, qui avait même demandé une protection spéciale sur ma famille et moi-même, dans notre maison de fonctions à côté de Radio Comores, lors du coup d’État contre Saïd Mohamed Djohar. J’ai des relations solides à L’Élysée. Comme nous soupçonnons certains Français d’aider les séparatistes d’Anjouan, je sais à qui parler à L’Élysée pour arrêter ça. Il me faut juste une nomination de ministre des Affaires étrangères». Le sale bandit! Le voyou! Le menteur!

Il a été nommé ministre des Affaires étrangères. Le voilà parti à l’ONU, en passant à Paris à l’aller et au retour pour parler à ses «protecteurs» «à L’Élysée». Médusés et indignés, le Docteur Mtara Maécha et Mouzaoir Abdallah apprirent la nouvelle et se rendirent auprès du Président Mohamed Taki Abdoulkarim pour crier leur colère. Dépassé, Mohamed Taki Abdoulkarim les jeta dans le premier avion, et ils partirent à New York faire les choses correctement, en faisant jouer à Ibrahim Ali Mzimba un rôle effacé de figurant, même quand il prit la parole sur la tribune de l’Assemblée générale. Pis, chaque fois que le Président ne pouvait se rendre en mission à l’étranger, Ibrahim Ali Mzimba s’y rendait à sa place, avec des indemnités de déplacement du Président, indemnités qu’il partageait avec ses complices au Trésor public et à la Direction des Affaires administratives et financières de son ministère. Le charmant bébé… Autrement dit, sa prédilection pour l’escroquerie est ancienne. Il en mourra.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 17 août 2021.

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