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Nationalistes à la noix de coco et nationalisme de pacotille

Nationalistes à la noix de coco et nationalisme de pacotille

Nationalisme à la sauce tomate, argent et coopération régionale

Par ARM

      Au secours! Les «bons et vrais Comoriens» et les «Comoricains» sont de retour. Et, ils font fort, vraiment fort. Personne ne sait ce qu’ils veulent. Eux-mêmes ne le savent pas. Quand le Préfet de Mayotte se rend à Moroni pour parler de coopération régionale, dans une coopération décentralisée, ils disent: «Monsieur le Préfet, nous voulons l’argent de la France, mais pas votre présence à la Présidence de la République des Comores». Sa simple présence à Bête-Salam avait été considérée comme le summum de «l’impérialisme, du colonialisme et du néocolonialisme». Tout le monde est d’accord pour dire que l’argent de la France sent bon, mais les «bons et vrais Comoriens» et les «Comoricains» trouvent que ceux qui le portent sentent mal. En 2016, quand a été annoncée la coopération régionale, tous les hypocrites que compte Moroni se pourléchaient les babines parce que Maman la France allait, une fois de plus, donner le sein à ses Comores éternelles.

Et voilà qu’en cette fin du mois de juin 2017, on devait passer aux travaux pratiques. Frédéric Veau, Préfet de Mayotte, est l’ordonnateur de la manne de la coopération régionale. C’est un Franco-français venu de France. Dans la logique des nationalistes de fin de semaine, le Préfet de Mayotte peut apporter l’argent de la France, mais en s’arrêtant à l’Aéroport de Hahaya, sans chercher à aller plus loin. Et quand il se rend à Hahaya, il doit éviter d’avoir des Mahorais à ses côtés parce que, comme sous l’autonomie interne, pour les bien-pensants et les chantres de la bien-pensance qui pullulent à Moroni, les Mahorais ne sont pas des êtres humains, mais des sous-hommes. Ils ne sont dignes d’aucune négociation avec les «bons et vrais Comoriens». Cela fait plus de 50 ans que cela dure. Or, l’ignorance et la bêtise dans lesquelles s’enferment les Comores depuis 1960 font que les esprits n’évoluent pas à Moroni.

Dans cette débauche d’irresponsabilité et de haine envers les Mahorais, ce sont les «bons et vrais Comoriens» qui se rendent à Mayotte pendant que cette île tourne le dos à ce pays qui l’a tant méprisée par le passé. En plus, Anjouan et Mohéli font de la coopération régionale avec Mayotte. Logiquement, le jour où celle-ci va arriver à Mitsamiouli, le polpotiste franco-comorien Idriss Mohamed Chanfi, l’homme le plus haineux des Comores, archétype du «bon et vrai Comorien», chef incontesté des «Comoricains», fermera sa bouche et regardera ailleurs. Il est haineux, Idriss Mohamed Chanfi. L’échec des Assises de la coopération régionale incluant Mayotte l’a rendu encore plus venimeux et vénéneux qu’avant, lui qui n’a jamais été capable d’accompagner un mort jusqu’au cimetière, lui qui ne défend que les causes indéfendables, dont le génocide de son «Kampuchéa démocratique», avec presque 2 millions de morts, soit 22% de la population du Cambodge à la fin des années 1970.

Le «bon et vrai Comorien» Idriss Mohamed Chanfi, chef de file des «Comoricains», vient de sortir un truc sur l’affaire des Assises de la coopération régionale avec la France que viennent d’annuler les Comores au prétexte que des Mahorais faisaient partie de la délégation française. Et là, il pontifie comme à sa désagréable habitude, cette méprisable habitude qui a fait de lui un idéologue méprisable. D’entrée de jeu, il crâne en ces termes débiles: «Tant que Maore est sous administration française, aucun Maorais ne peut représenter, sous quelle que forme que ce soit, l’Etat français aux Comores. Ne pas respecter ce principe revient à valider honteusement l’annexion française de l’île comorienne. C’est cela qui était en jeu. C’était le but du jeu: des maires maorais parlant au nom de la France aux Comores. Cette participation ne semble pas avoir été claire pour la partie comorienne. C’est au moment où le Ministère des Affaires étrangères a découvert la liste des invités que le “complot” ourdi par l’ambassadeur de France est apparu au grand jour. Et il est heureux que les dirigeants comoriens aient fait preuve de fermeté en résistant à toutes les pressions. Notre vœu est de voir l’État comorien relever la tête et ne plus ramper devant l’État français». Ça fait 40 ans qu’il débite les mêmes âneries, et cela ne lui a permis de régler aucun problème. Qu’il arrête!

Le haineux Idriss Mohamed Chanfi trouve en Robby Judes, Ambassadeur de France à Moroni, l’exutoire de sa misanthropie légendaire. Il divague carrément, et verse dans la complotite aiguë et paranoïaque: «Le complot de M. Jude, car il s’agit bien d’un complot, n’en est pas moins nuisible. Car bien évidemment les maires maorais ont mal pris le refus de l’État comorien de les accueillir. Cette histoire vient encore creuser le fossé qui sépare des parents. Mayotte 1ère en a fourni des témoignages édifiants. M. Jude en porte l’entière responsabilité. Avec son arrogance coutumière, il a ignoré les sentiments des dirigeants comoriens et cru pouvoir passer en force. Ses pratiques suscitent et alimentent l’indignation de nombreux Comoriens, d’où des dérives que l’on ne peut que déplorer. Des dérives que l’on se doit de dénoncer sans oublier de dénoncer encore plus vigoureusement celui qui aurait dû être plus diplomate par rapport à un journaliste écœuré, s’exprimant à fleur de peau. Les dirigeants français doivent s’interroger sur leurs pratiques: une nation forte peut-elle piétiner indéfiniment une nation faible?». Balivernes!

Idriss Mohamed Chanfi est d’autant plus pété du cerveau qu’il encourage les injures d’un journaleux d’Al-Fajr, la feuille de chou du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, envers l’Ambassadeur Robby Judes, représentant officiel de la France aux Comores: «La dérive verbale d’un jeune journaliste Comorien face à un ambassadeur méprisant ne devrait-elle pas constituer une sonnette d’alarme face à des nuages qui s’amoncellent sur le ciel de nos deux pays?». Saïd Ahmed Saïd Abdillah, Président du Parti Comores Alternatives (PCA), qui s’est récemment rangé derrière le «ventriote» Azali Assoumani au nom de «l’émergence émergente du pays émergent», dit: «Le journal Al-Fajr n’appartient pas à Hamidou Karihila, mais à Azali Assoumani. Un journaliste d’Al-Fajr injurie Robby Judes, et c’est regrettable car l’Ambassadeur de France à Moroni respecte beaucoup les Comoriens».

En réalité, Idriss Mohamed Chanfi et les autres insulteurs d’Ambassadeur ne sont mus que par leur ignorance des règles de l’Islam et du Droit international public sur le statut légal des diplomates étrangers. Et l’ignorance est le pire ennemi de l’homme. Idriss Mohamed Chanfi et ses compères de l’injure doivent lire le Coran et découvrir les versets suivants:

«[…]. Que la haine envers un peuple ne vous incite pas à commettre des injustices. Soyez justes! La justice est proche de la piété. Craignez Dieu! Dieu est bien informé de ce que vous faites» (V, La Table servie, 8).

 «O vous qui croyez! Entrez donc dans la paix […]» (II, La Vache, 208).

      Les deux citations suivantes leur seront également utiles: «Les agents diplomatiques en droit islamique jouissent de certains immunités et privilèges similaires à ceux admis par le droit international moderne. Le Prophète Muhammad lui-même accordait ces immunités aux plénipotentiaires. […]. Cette pratique, établie par le Prophète et suivie par ses Compagnons et les khalifes qui l’ont succédé, fut appliquée à tous les agents diplomatiques étrangers, même si la réciprocité n’était pas garantie. Les juristes musulmans reconnaissent ces immunités en tant que règles. Celles-ci englobent des exemptions fiscales, une protection légale absolue pour la personne de l’émissaire et pour ses propriétés durant son séjour en territoire musulman, et un sauf-conduit à son départ»: Sobhi Mahmassani: The principles of International Law in the light of Islamic doctrine, RCADI, 1966, tome I, volume 117, A. W. Sijthoff, Leyde, 1967, p. 266.

Enfin, «en Arabie, la personne de l’ambassadeur fut de tout temps considérée comme sacrée. Mahomet a consacré cette inviolabilité. Jamais, les ambassadeurs envoyés auprès de Mahomet ou de ses successeurs n’ont été molestés. Un jour, l’envoyé d’une nation étrangère s’était permis, au cours de l’audience que lui avait accordée le Prophète, des paroles outrageantes. Mahomet lui dit: “Si tu n’étais pas un envoyé, je t’aurais fait mettre à mort”»: Ahmed Rechid: L’Islam et le droit des gens, RCADI 1937, tome II, volume 60 de la collection, Librairie du Recueil Sirey, Paris, 1937, p. 421.

Le RCADI et le Recueil des Cours de l’Académie de Droit international.

Maintenant, Idriss Mohamed Chanfi et consorts doivent dire à l’humanité entière s’ils ont une connaissance supérieure à celle du Coran et des grands spécialistes comme Ahmed Rechid et Sobhi Mahmassani.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 30 juin 2017.

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