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Noyade de Msa Ali Djamal, Bellou et Hamadi Idarousse

Noyade de Msa Ali Djamal, Bellou et Hamadi Idarousse

Naufrage de feuille de chou dévoyée, noyade de tristes sires

Par ARM

     Al-Watwan est l’emblématique journal gouvernemental créé sous la présidence d’Ahmed Abdallah Abderemane pour véhiculer la pensée éclairante de Papa. Par mépris, il a fini par recevoir un horrible surnom: Al-Wawa. En comorien, cela signifie «celui qui pique, démange ou fait gratter». Rien de bon. Créé en 1985, Al-Wawa fête cette année ses 32 années d’existence, avec plus de bas que hauts. En 32 ans de vie douillette au frais du contribuable comorien à qui on demande d’acheter le journal qu’il subventionne par ses impôts et autres taxes pour applaudir, glorifier et congratuler ceux qui le volent à longueur de vie, Al-Wawa n’a jamais réussi à vendre plus de 1.000 exemplaires sur une population qui approche le million (sur les 4 îles), ni à s’exporter, ne serait-ce que dans les «capitales comoriennes» comme Marseille, Majunga, Saint-Denis de la Réunion, Paris et région, etc.

Et s’il n’y avait pas Msa Ali Djamal, Directeur de l’Office de Radiotélévision des Comores (ORTC), lui qui se croit au sommet de son rêve, depuis qu’il se rend à son village de Chezani-Mboinkou avec une voiture de fonction et, au diable les galères du métro parisien, où il aimait se donner en spectacle avec ses fameux sondages dévoyés et ses prétentions d’être le digne et plus digne héritier du sociologue Pierre Bourdieu. Quelle belle réussite sociale pour un sociologue qui fait des «sondages» pour son maître sans instrument de sondages et qui ne sait même pas que «le sondage est né d’une impossibilité pratique: interroger individuellement toute une population à laquelle on s’intéresse, et d’une possibilité statistique: décrire le tout par la partie. Impossibilité pratique, en effet, un recensement complet entraîne une organisation matérielle et des frais importants, les résultats sont très longs à exploiter et à publier. De plus, on ne peut disposer d’un personnel suffisant pour recueillir autre chose que des informations facilement accessibles: état civil, signes extérieurs, etc.», qu’il faut avoir «une estimation des paramètres d’une population donnée» et pouvoir «vérifier une hypothèse statistique concernant une population»: Madeleine Grawitz: Méthodes des sciences sociales, 11ème édition, Dalloz, Collection «Droit public – Science politique», Paris, 2001, p. 533.

Pour tout dire, Msa Ali Djamal a fière allure quand il va parader à Chezani-Mboinkou avec sa voiture de fonction, où on considère qu’il est arrogant, incompétent, pédant et inutile. Rares sont les gens qui l’aiment et l’apprécient. Il insupporte un monde fou, même et surtout à Chezani-Mboinkou.

Pendant que Msa Ali Djamal roule carrosse sur les routes menant à Chezani-Mboinkou, l’entreprise très culottée Salama Blablas a demandé personnellement des comptes au «pouvoiriste» Azali Assoumani alors qu’il était sur la route d’Addis-Abeba, à propos de 600.000 dollars de rétro commissions remises à Bellou (Photo), Directeur du Cabinet à Beït-Salam chargé de la Défense, et à son ami Idaroussi Hamadi, ancien voleur d’argent et de matériel au ministère de la Production lors de la première kleptocratie du «concubinocrate» Azali Assoumani en 1999-2006. Petit épicier aigri de Mitsoudjé, Idaroussi Hamadi est le neveu du dictateur de Moroni, et est surnommé dédaigneusement «Tonton-m’a-dit». Les rétro-commissions en question portent sur l’immense escroquerie du «contrat» annulé après la fuite de Salama Blablas, «société» qui était censée vendre des groupes électrogènes aux Comores.

Savez-vous que pour presque la même somme dépense de 600.000 dollars, le Sénégal a obtenu une centrale électrique vraiment neuve, d’une capacité 20 fois supérieure aux fanfreluches qui débarquent à la chaîne aux Comores pour essayer d’éblouir les Comoriens et les tromper ignominieusement? Savez-vous que face à tout cela, la dictature issue de l’usurpation prépare un tintamarre pour une inauguration le 6 février 2017 afin de faire semblant qu’on ne sait pas jusqu’où la décrépitude du système de distribution de la MAMWÉ peut conduire? Honteux!

Et surtout, quand les pouvoirs publics oseront-ils informer le consommateur de la source de financement (la fameuse avance statutaire de la Banque centrale des Comores prélevée sur l’aide budgétaire saoudienne que le Vice-président Mohamed Ali Soilihi avait gérée en bon père de famille, qui sait épargner) mais qu’aujourd’hui, le contribuable devra rembourser par des impôts iniques et des licenciements abusifs?

On voit mieux pourquoi le «concubinocrate» Azali Assoumani s’est empressé de supprimer la Commission de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNPLC). Mais, cette affaire de groupes électrogènes et de rétro-commissions exécutée dans l’ultra-urgence finira par tout expliquer, y compris pourquoi le fameux «budget historique» de «81 milliards de francs comoriens» viole carrément la Constitution, en enlevant aux îles autonomes et aux communes une part non négligeable de leur fiscalité propre, afin de renflouer au plus vite les comptes tout aussi rapidement vides de l’État à la Banque centrale des Comores. Il faudra s’attendre à ce qu’un compte cogéré avec un bailleur des fonds étranger comme le Japon se retrouve dans le même cas de figure.

Ceci dit, une question taraude l’esprit déjà torturé des Comoriens: la gendarmerie, lancée aux trousses du Dj Soimad, devra-t-elle arrêter tout automobiliste qui écouterait sa chanson contre le régime politique actuel ou tout internaute qui visualisera le clip?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 3 février 2017.

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