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On arrête les lampistes. Qui arrêtera Azali Assoumani?

On arrête les lampistes. Qui arrêtera Azali Assoumani?

Qui arrêtera celui qui a volé 20 milliards de francs au peuple?

Par ARM

     Les Comoriens et la communauté internationale ont encore en mémoire l’accord affreux et hideux conclu le 1er avril 2016 par «le pouvoiriste» polygame Azali Assoumani et l’ancien satrape «apatrîle» français Ahmed Sambi, dont l’article 5 est bêtement, rageusement et haineusement rédigé dans les termes suivants: «Le Colonel Azali Assoumani s’engage à ouvrir une enquête contre l’exécutif pour auditer les comptes publics de l’État et surtout les dons extérieurs, notamment la gestion de la manne financière octroyée à l’Union des Comores par le Royaume de l’Arabie Saoudite. Il s’engage à relancer les projets issus de la conférence de Doha de mars 2010 sur l’investissement aux Comores». Il n’est pas écrit «une enquête sur l’exécutif» comme cela se fait chez les gens civilisés, fervents défenseurs des valeurs républicaines et démocratiques, mais «une enquête contre l’exécutif», traduisant une volonté de vengeance politique. Que les gens fassent attention parce que les mots ont leur signification.

     Et dès qu’il accéda au pouvoir par les procédés frauduleux de l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, naguère spécialisé dans les danses de «bumping» de rue, se rua sur l’administration comorienne, qu’il décapita afin d’y placer ses propres séides corrompus. Pis, pendant que son pote le Mufti et lui-même ont fait main basse sur le pactole de l’argent des voyages des pèlerins au détriment des agences de voyages, il s’en prend lâchement aux seconds couteaux de l’administration, faisant semblant d’oublier qu’il est le plus grand voleur d’argent public des Comores, juste après son allié Ahmed Sambi. Pour rappel, en janvier 2007, Thierry Vircoulon, ancien fonctionnaire du ministère français des Affaires étrangères et de la Commission européenne, et actuellement au prestigieux International Crisis Group, avait écrit dans un article publié à la revue Étude et repris par le site du Quai d’Orsay: «La privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le Colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches». En d’autres termes, «le pouvoiriste» Azali Assoumani Baba a volé au peuple comorien 19.678.700.000 de francs comoriens (presque 20 milliards de francs), alors que les dépenses annuelles de l’État comorien sont de 29 milliards de francs. Un affreux crime économique noyé dans le sang et la misère des Comoriens.

     Et c’est cet homme qui, aujourd’hui, toute honte bue, ose lancer des poursuites contre les seconds couteaux? Pour être culotté, il est culotté. Il oublie que, lors sa première présidence, c’est Ambari, sa première femme (car il est devenu légalement polygame depuis), qui avait le monopole du marché des téléphones portables, contrôlait toute la filière mafieuse de la Direction générale des Impôts, nommait et licenciait selon ses humeurs, et avait la main sur tous les marchés publics, pendant que lui-même détournait en toute impunité l’aide internationale devant favoriser la réconciliation nationale, marginalisait le Commissariat général au Plan, crachait sur le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), qui lui reprochait ses vols d’argent public. Qu’avait-il fait quand l’un des siens s’était présenté avec une valise de 100 millions de francs comoriens (200.000 euros) à l’Ambassade de France, d’où il avait été refoulé, pour acheter un immeuble de cette mission diplomatique?

     Il a choisi Comores Télécom comme terrain d’expérimentation de ses lubies de décapitation et de mise au chômage de la jeunesse comorienne. D’accord. Mais, que fait-il des commanditaires des vols d’argent public, alors que tous les Directeurs de Comores Télécom ont volé avec la complicité des couples présidentiels? Qu’il arrête donc de mentir aux Comoriens. Pendant des années, Charikane Bouchrane (Photo) pouvait voler tout l’argent de Comores Télécom parce qu’il volait la main dans la main avec Ahmed Sambi par l’intermédiaire de Hadjira, l’épouse de ce dernier. Par la suite, et sous le règne des Mohéliens de Beït-Salam, Abiamri Mahamoud était le complice officiel du couple présidentiel et de la ministre Sitti Kassim. Le contenu de leurs fameux conteneurs est de notoriété publique.

     Le jour où le Procureur Soilihi Mahmoud avait arrêté Abiamri Mahamoud, les Mohéliens de Beït-Salam avaient dépêché le futur fugitif international Hamada Madi Boléro – qui n’était pas encore en poste à la Présidence de la République, mais était un simple garçon des courses – pour aller demander à son «compatriote soviétique» Soilihi Mahmoud de le relâcher «au nom des intérêts supérieurs du règne des Mohéliens». Au bord de la crise cardiaque, Soilihi Mahmoud avait rétorqué: «Impossible! Si je relâche Abiamri Mahamoud, qui vient d’encaisser 1,5 milliard de francs comoriens pour des pylônes de Chine par le biais de son propre frère, je vais devoir abandonner la procédure concernant Charikane Bouchrane. Ça ne serait pas bien pour la Justice et les intérêts du pays». Le futur fugitif international Hamada Madi Boléro appela alors ses maîtres de Beït-Salam, qui lui dirent: «On s’en fout! Que Charikane Bouchrane aille en enfer s’il le faut, mais, nous, ce qui nous intéresse, c’est l’arrêt des poursuites contre Abiamri Mahamoud». Pourquoi un tel acharnement? Parce que les révélations qu’Abiamri Mahamoud aurait faites auraient détruit et fait sauter 7 fois Beït-Salam.

     Donc, bon courage à Azali Assoumani, mais il doit dire aux Comoriens et à la communauté internationale s’il compte arrêter en même temps ses amis et alliés Ahmed Sambi et Ikililou Dhoinine, eux qui commandaient les voleurs de Comores Télécom et s’il compte se faire arrêter lui-même pour les 20 milliards de francs comoriens qu’il a volés aux Comoriens. Un comptable de Comores Télécom ne vole pas d’argent, mais valide une fausse comptabilité pour des voleurs protégés par le Président de la République et sa chère épouse. Quant à «la manne financière octroyée à l’Union des Comores par le Royaume de l’Arabie Saoudite», c’est à Ahmed Sambi que le polygame «pouvoiriste» Azali Assoumani devra demander des comptes: les 5 milliards de francs comoriens du mort-né «Projet Habitat».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 2 juillet 2016.

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