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Partielles à Anjouan ou la stratégie de l’anéantissement ?

Dans une logique d’adage typiquement comorien, le dicton qui n’abandonne plus ma pensée depuis ce 30 avril 2016, est celui-ci : WANU WALI HITIMA (Ces gens-ci ont certes été rattrapés par le sort coranique). Sinon, comment expliquer ce qui s’est passé depuis le premier tour de ces élections, la détermination d’un clan abattu dès le premier tour, ses manœuvres les plus insolites, baroques, et démodées mais auxquelles ils tiennent toujours ? Comment comprendre qu’un candidat, vice-président du régime actuel, permanent du début jusqu’à la fin d’un quinquennat, chargé des finances d’un pays pendant presque toute notre ère postcoloniale puissent faire croire qu’il est de l’opposition ? Nous avons vécu, nous vivons quelque chose d’absurde, quelque chose de bizarre, des choses qui nous humilient tous en ces temps, quelque chose qui ne s’est jamais passé dans le monde d’aujourd’hui. Le peuple des Comores est pris en étau entre ses aspirations à la liberté, à la dignité, aux cris pour une vie normale et la volonté d’une chapelle, d’une poignée de mains prête à tout pour rester au pouvoir.

La détermination du clan Mamadou de se permettre tous les coups les plus bas, de se rabaisser au niveau les plus modique, de continuer à mortifier l’acte politique est un blasphème qu’ils en paieront tôt ou tard. La crédibilité de l’Etat est mis en jeu tout au long de ce processus qu’ils rendent-eux-mêmes le plus long de notre Histoire. Ils ont franchi toutes les barrières, bafouant les normes et bases démocratiques que le pays avait déjà acquises et fait reculer le pays 30 ans en arrière. Leurs conduites et méthodes que j’appelle la « Stratégie de l’anéantissement » consiste à cultiver et exploiter la tromperie, la mystification, à soigner la ruse et la pyrotechnique pour assouvir leurs désirs les plus fous qu’on aurait jamais imaginés.

Mais en adoptant de tels procédés, en optant pour de tels agissements afin de satisfaire et soulager leurs appétences du pouvoir, le clan Mohamed Soilihi a ouvert la plus insolite page noire de l’Histoire démocratique de notre jeune pays en construction. Ils n’incarnent donc pas ceux qui avaient les bonnes intentions de le servir. Au fur et à mesure qu’ils se rendent compte que le peuple ne veut pas d’eux, ils cogitent avec Chaïtoine qui les induit à l’erreur fatale. Ils ont compliqué un processus électoral qui devait prendre fin il y a des semaines mais qui se rallonge, qui prend des mois. C’est un processus qui devrait pourtant démontrer combien en 2016, nous sommes majeurs en démocratie.

Nous rappellerons à vie le fameux 1er tour de ces élections avec le fameux 104%, le service rendu à leur pote Mouigni Baraka 3ème à ce tour de la honte mais confondu aujourd’hui sans étonnement à l’axe du maléfique, tout ça pour un 3ème tour dans 13 bureau de vote qui n’ont pas fait objet d’annulation comme le prévoient les lois. Ils étaient partis pour gagner coute avec le slogan le plus ironique de notre Histoire « NGUENA MVUWU ». Ils ont sous-estimé un peuple des Comores fatigué. Un peuple prêt à tout pour se débarrasser d’eux. Un peuple déjouant les multiples pièges qu’ils lui tendent tout au long de ce processus. Face à ce déterminisme populaire, de la masse qui en a ras le bol de tout ; de l’orgueil d’un ministre de l’intérieur débarqué et accroché à un navire en détresse jouant avec sa survie politique, des manouvres éternelles des hommes du pouvoir ayant marchandé le pays, peut-être jusqu’au magma du Karthala. C’est face à ce guerrier plus jamais que solide, le peuple aidé par le Bon Dieu, Allah, que cet axe maléfique se voit à chaque fois s’écraser contre l’impropre qu’ils mettent en avant pour s’accrocher.

Arrivés au second tour, ils ont fait attendre longtemps les résultats, épuisé le délai légal comme s’ils voulaient le prolonger encore et encore. La CENI, contrainte par le peuple déjà affluant au palais du peuple, les yeux rivés l’organe dit indépendant, l’opérateur chargé de l’organisation des élections a fini par accoucher à la dernière seconde sous la pression : une claque, une GROSSE CLAQUE sur l’une des joue du clan au pouvoir. Ils n’ont pas été placés en premier mais c’est Azali Assoumani. Ce dernier obtient le soutien de Sambi et booom, une seconde CLAQUE sur la même joue. En France, d’horribles voix s’élèvent, s’incrustent dans des réseaux controversés de la France-Afrique se déclarant proches de Achirafi Said Hachim lui-même accro à ces réseaux mercenariaux dentant et allié de Mamadou. Mais rien n’infléchit le peuple des Comores. Il fallait attendre encore la troisième claque ; celle-ci donnée par la Cour Constitutionnelle qui se divise le samedi 30 avril 2016 : cinq conseillers kamikazes s’engagent dans le cadre du plan macabre Mamadou pour satisfaire les hommes du pouvoir déjà sans crédit ni fiabilité. Bravo aux trois autres qui ont réussi à sauver leur honneur. Leur posture nous a laissé une marge pour l’honneur de tout un pays que ce clan sans scrupule bafoue chaque instant qui coule.

Enfin, ce clan et leurs soutiens (pauvre d’eux) ont dû oublier les proverbes comoriens selon lesquels « ZINU MDRU ZIYA RAYILI NA SUKARI NE ZENDZA LADHA WO MWISO DILIME. » C’est dans ce contexte, dans cette philosophie de la mouche que ces hommes et femmes tendent aux 13 bureaux de vote anjouanais une joue déjà rougie à force d’être fouettée, fouettée et chicotée. PUVRE JOUE !

 

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