You are here: Home » Actualités » Politique comorienne : Le parti JUWA serait-il en pleine implosion ?

Politique comorienne : Le parti JUWA serait-il en pleine implosion ?

Politique comorienne : Le parti JUWA serait-il en pleine implosion ?
Les élections présidentielles de 2016 ont fait naitre les germes de la division au sein de cette formation  politique,  la mieux aboutie et crainte dans l’écosystème politique comorien.

A l’origine, le candidat du parti JUWA maitre Fahmi SAID Ibrahim a été volé aux élections grâce à un trucage des urnes en faveur d’AZALI qui, d’ailleurs,  ne figuré pas dans le trio de tête, au 1er desquels figurent Me Fahmi, Mohamed Ali Soilih et Mouigni Baraka Said Soilih.

A partir de ce moment là, la fièvre de soutenir un candidat a atteint son paroxysme au sein du parti Sambiste et cela a été à l’origine de différents clivages: le 1er groupe a été conduit par les anciens ministres des affaires étrangères M.Djaanfar, Me Fahmi et les autres comme M.Ahmed Hydro, Madame Moina Halima, Dr Sounhadji, Dr SALAMI etc. Sont tous allés plaider devant le dieu Sambi le soutien du parti en faveur du colonel Azali.
Un 2eme groupe conduit par le secrétaire général, M. Ahmed Barwane, M. Ibrahim Mohamed Soulé et d’autres voulaient que le parti  se penche du coté de l’ancien gouverneur M.Mouigni Baraka Said Soilih.
Et enfin, le 3eme groupe dirigeaient par M.Ibrahim Mohamed Sidi, M.Massoudi, oeuvrait pour le candidat M.Mohamed Ali Soilih alias Mamadou. Mais malheureusement le Dieu SAMBI a tranché en faveur de son bourreau, le colonel Gozibi.

Au regard de ces clivages, il est nait au sein de cette formation, une ambiance des égos surdimensionnés, des jalousies, des coups-bas et de la traitrise… C’est comme rajouter de l’huile sur le feu pour accentuer l’embrasement de la Maison JUWA.

Mais hélas, cette incendie a franchi les frontières, car un an après que GOZIBI ait répudié les membres de son gouvernements issus du  parti du dieu Sambi, enfermé l’ancien président,  cette crise est devenue contagieuse au sein de la diaspora : Cela  se manifestait par le putsch perpétré par le Dr Djimi et M.Barouf contre le secrétaire général  de la fédération Parisienne, M.Kamal Abdallah et ses partisans. Et depuis lors une guerre de clans est ouverte :
De l’arrivée du député TOCHA en France, la situation va prendre une nouvelle dimension dans la désintégration, car un autre sous groupe en faveur du député est vite constitué. En revanche, ceux qui sont dans le courant du djimisme comme le secrétaire de la fédération juwa ile de France, M.Barouf règlent leur compte  contre leur député Tocha pour son soutien à Fahmi Said Ibrahim et M.CHEIK, responsable de la fédération de Marseille a subit le même sort. Ce même courant du djimisme a adressé un  courrier au secrétaire général du parti, M.A.Barwane  pour demander l’exclusion pure et simple de M.Kamal Abdallah du parti… Mais cette demande est restée, depuis, sans réponse. Mais où va le parti JUWA, survivra-t-il au lendemain de la libération de l’ancien président SAMBI ?

Pourra-t-il récoler les morceaux de ces égos surdimensionnés ? Une chose est sure le JUWA sans SAMBI, C’est le monde sans le soleil.

Avec cette guerre interne au parti JUWA, le collectif de la diaspora doit restée vigilent  pour ne pas se laisser détourner de son objectif par ces membres de JUWA qui sont entrain de transformer cet espace en lieu de règlement de compte.

M.Ben Abdou Lassoi, journaliste politique
 

Powered by Comores infos