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Politique/ Mohamed Idriss Chanfi n’est pas à court d’idées erronées

Par Kamardine Sinane

En appelant à créer ce qu’il dénomme « un parti démocratique républicain », sur son blog (https://blogidriss.blogspot.com/2019/05/il-faut-creer-un-parti-republicain.html), Mohamed Idriss Chanfi veut définitivement enraciner la dictature aux Comores après avoir contribué à son avènement à travers son soutien aveugle aux Assises.

Souvenons-nous très bien, alors que les hommes aguerris du sérail politique comorien comme Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, Mohamed Solihi Mamadou, Fahmi Saïd Ibrahim et bien d’autres avaient dès le départ affirmé leur opposition à la supercherie d’Azali Assoumani en l’occurrence les « Assises » de 2018, ce dernier s’était entêté à les soutenir. Il est vrai qu’il a fini par les abandonner, mais c’était au moment où il était un peu trop tard. Les résultats nous les connaissons aujourd’hui : la mise à mort des Accords de Fomboni de 2001 et parallèlement celle des différentes Institutions démocratiques du pays. Un acte grave qui inscrit ainsi les Comores dans un risque d’instabilité à court ou long terme.

Le voilà encore qui surgit avec sa nouvelle trouvaille ; la création d’un parti dit « démocratique républicain ». Comme si l’’appellation d’un nouveau parti où figurerait les termes « démocratique et républicain » suffit à elle seule pour rétablir l’Etat de droit aux Comores. Il est temps de rappeler à Mohamed Idriss Chanfi que la priorité des démocrates comoriens de tous bords aujourd’hui, c’est le rétablissement justement de la démocratie avec pour corollaire l’Etat de droit. Et ce combat est mené par le Conseil National de Transition (CNT) à l’intérieur du pays et en exil avec le soutien indéfectible de la majorité des Comoriens notamment ceux de la diaspora. Ces derniers ne sont pas aussi naïfs comme peut l’être Mohamed Idriss Chanfi.

En réalité, Mohamed Idriss Chanfi est friand de nouveaux faits d’annonce. Il semble lorgner par naïveté de prendre les rênes d’un hypothétique « statut de chef d’opposition » comme l’a annoncé le dictateur Azali Assoumani lors de son « investiture » relative aux mascarades électorales. Un statut de figurant. On constate ainsi que Mohamed Idriss Chanfi, n’est pas à court d’idées erronées. Il refuse d’apprendre de ses erreurs qu’il présente souvent comme des idées ingénieuses. Mais cette fois, aucun comorien imprégné de démocratie ne s’empressera pas à lui emboîter le pas.

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