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POLITIQUE

QUEL BILAN POUR LE TRIO FAZUL, ALI SAID ET MA HALOUA ?

L'immeuble flambant neuf de Comores Télécom à Mohéli
L’immeuble flambant neuf de Comores Télécom à Mohéli

2016 approche à grands pas. Les appétits s’aiguisent. Les prétentions aussi. Mohéli n’échappe pas à la règle. L’occasion de s’interroger sur le bilan de ces personnalités pour Mohéli. Après des années d’exercice du pouvoir et le dénuement de l’île, que peuvent-ils raconter dans leur meeting ?

Difficile pour le trio, Fazul, Ali Said et Ma Haloua de se présenter face de la population et leur   parler de projets de société. C’est qu’ils ont perdu toute crédibilité et confiance de la part des citoyens, après leurs trahisons respectives une fois élus.

Mohamed Said Fazul a été nommé gouverneur à Mohéli avant d’être élu  président de l’Île autonome en 2002. Durant son mandat, Mohéli n’a eu droit à  rien d’autre  que de pique-nique (voulé) et de salariés fictifs (des personnes payées uniquement parce qu’ils soutenaient Fazul .)

Résultat, par deux fois, en 2007 et en 2010 Fazul mord la poussière aux élections insulaires à Mohéli. Les habitants le jugent incompétent, vu sa façon de gérer l’île. Le pire, il est soupçonné d’avoir  détourné deux mois de salaire,  des enseignants. Juste, pour financer la campagne de colonel Bacar à Anjouan. Aujourd’hui, il se prépare être à revenir sur le devant de la scène. Que peut-il nous raconter?

Le gouverneur roi  Mohamed Ali Said présente un bilan  négatif. Cet éternel dernier de la classe en matière de projets et de réalisations,  a été élu consécutivement en  2007 président de l’île et gouverneur de l’île en 2010.  Pendant ces deux mandats,  il n’a rien fait. Rien, sauf, s’enrichir. Les mauvaises langues rajoutent et « cocufier » ses proches et collaborateurs  (comme le commissaire et d’autres personnes). Pourtant, il se prépare à rempiler. Qu’est-ce qu’il va inventer cette fois-ci?

Quant à « Djoumbé Hadidja », de la dynastie Ikililou, le règne qui a commencé en 2006   jusqu’aujourd’hui, ne semble prêt de s’interrompre. Pourtant, malgré les nombreuses promesses, Mohéli reste sans port, sans aéroport et sans lieu de stockage de carburant.

Par conséquent la vie quotidienne d’un Mohélien diffère de celui de ses compatriotes des autres îles. Tout est cher du fait des transports. Il lui faut par exemple 100 000frcs au lieu de 65 000 frcs pour une tonne de ciment. Pour partir du pays, il faut un billet pour Moroni et loger dans un hôtel, avant d’attraper un vol international.   Un litre d’essence coûte  1 000fcs au lieu de 650frcs.

Et dire que c’est la tournante mohélienne.  Un gâchis énorme pour Mohéli, qui devait en profiter pour rattraper son retard en équipements. A huit mois de la fin de notre présidence, Mohéli sort bredouille. L

De plus,  le pouvoir impose une politique de terreur. Il bâillonne la population opprimée, l’empêchant de s’exprimer. Or, c’est ce même peuple qui les a portés au pouvoir.

Mohéli n’a pas besoin de personnes qui ont lamentablement échoué. Ils ont besoin d’un homme compétent, dans le domaine socio-économique. Un homme capable de présenter un projet de société susceptible de répondre aux attentes du quotidien des îliens. Un homme qui a fait ses preuves.

A.Hassan.

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