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Pour Ahmed Sambi, l’Histoire bégaye à Bambao Mtsanga

Pour Ahmed Sambi, l’Histoire bégaye à Bambao Mtsanga

Après Ikililou Dhoinine, son Azali Assoumani s’est ridiculisé

Par ARM

       Un fidèle lecteur de ce qu’il appelle «l’usine à sarcasmes» s’en souvient. 18 août 2013. 18 août 2017. Quatre ans. Deux régimes politiques différents mais qui se retrouvent dans la petitesse, la mesquinerie, la médiocrité et le crétinisme politique. Le 18 août 2013, l’ancien Président Ahmed Sambi devait prononcer un discours à Bambao Mtsanga. Ikililou Dhoinine a interdit l’évènement d’une manière barbare, que nous avions dénoncée dans un article intitulé «Discours de Bambao Mtsanga du 18 août 2013 ou l’absence de débat politique – Un pays pris en otage par la divergence entre l’ex-Président et sa créature “politique». Sans être un partisan d’Ahmed Sambi, j’avais écrit ce jour-là qu’Ikililou Dhoinine «aurait dû choisir l’art et la manière de faire les choses en garçon bien élevé qu’il est, et non en multipliant les gestes ridicules et infantiles qui devaient humilier Ahmed Sambi mais qui humilient, en réalité, Ikililou Dhoinine lui-même et ce qui reste de la pauvre République des Comores».

Sur le même article, on lit qu’«Ikililou Dhoinine, dans sa volonté de vouloir affirmer son existence en tant que Président, loin de l’image de marionnette qu’on avait de lui, a foncé comme un taureau, sous les mauvais conseils et les applaudissements de son entourage inexpérimenté et ne connaissant que les coups de sang et la politique des coups de sang. Les résultats sont tout simplement là et trahissent un manque total d’humanité dans la manière dont le Président a traité son prédécesseur». Les accusations pleuvent sur Ikililou Dhoinine: «Or, justement, cette humanité, on ne la retrouve pas dans l’attitude du chef de l’État quand il fait couper l’itinérance ou “roaming” des téléphones d’Ahmed Sambi quand il est à l’étranger ou quand il demande à ses hommes de main de procéder à la fouille au corps et aux bagages d’Ahmed Sambi à l’aéroport. Ces mesures vexatoires sont la traduction d’une attitude malheureuse dictée par le désœuvrement d’un régime politique qui n’a rien de sérieux à faire pendant que, pan par pan, le pays sombre dans un chaos indescriptible et irrésistible».

Même quand on n’est pas le partisan d’un acteur politique donné, la déontologie oblige à défendre ce dernier quand ses droits sont bafoués. Aujourd’hui, Ahmed Sambi et ses droits sont bafoués, et la polémique prend des dimensions démesurées. Le jeudi 17 août 2017, on assiste à un remake du 18 août 2013, avec un jour d’avance: interdiction de la cérémonie religieuse qui devait avoir lieu à Bambao Mtsanga pour remercier le promoteur de l’hôpital inauguré dans la confusion et la honte le 26 mai 2017 par le «récupérateur-recycleur» Azali Assoumani Boinaheri qui, dans sa petitesse, avait tout fait pour «oublier» que cet hôpital est l’œuvre d’Ahmed Sambi. De la goujaterie de la pire espèce.

Imaginez un pays musulman dont les autorités multiplient les interdictions d’événements religieux. En juin 2017, Loukman, Monsieur Fils, le gros bébé du «concubinocrate» Azali Assoumani et de la Sultane Tibée Ambari, à la tête de sa propre soldatesque, interdisait la prière pour une réconciliation entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. Monsieur Fils arrêta et jeta en prison les fidèles sans même les faire passer devant un juge. Le 17 août 2017, la famille sultanesque de Mitsoudjé, du haut du trône du Hambou, a interdit la cérémonie religieuse devant avoir lieu après la construction de l’hôpital de Bambao Mtsanga. Les pouvoirs publics estimant qu’Ahmed Sambi allait en être l’invité d’honneur, puisque c’est grâce lui que cet hôpital a vu jour, ont lâchement interdit l’événement. Ce qui est tout simplement lâche et stupide.

On assiste donc à la réalisation de l’annonce faite par ce fonctionnaire de Bête-Salam pour qui, désormais, aucune parole dissidente n’est admise aux Comores. Les seules paroles acceptées dans les Comores d’aujourd’hui sont celles de Houmed Msaïdié Mdahoma faisant de son pote le «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri un souverain de Droit divin dont «la parole a valeur de Loi», et du danseur de Lélé-Mama qu’est Saïd Larifou, dont le discours politique se limite aux appels haineux contre les Mohéliens et les Anjouanais à travers la suppression de la présidence tournante et contre la nation comorienne dans son ensemble par le soutien aveugle, hypocrite et irresponsable à une «émergence» qui, au lieu de «l’horizon 2030», ne se réalisera qu’en l’an 3030. D’ici là, on verra venir…

Justement, on aurait aimé voir l’avocat Saïd Larifou entrer dans les hameaux, villages et villes pour condamner l’interdiction du meeting d’Ahmed Wadaane Mahamoud, l’interdiction de la cérémonie religieuse de Bambao Mtsanga, la décapitation de la Cour constitutionnelle, la mise à mort de la Commission nationale de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNPLC), la fermeture de la Radio Baraka FM et de la Radio Kaz, et «l’émergence» et méfaits de la «Ripoux-bliquette» bananière de Mitsoudjé, avec l’énergie qu’il déploie pour faire ses discours dithyrambiques et ampoulés sur «l’émergence à l’horizon 2030» et sur la suppression de la présidence tournante contre les Mohéliens et les Anjouanais.

Les Comores ont sombré dans la pire des dictatures de village. En 42 ans d’une indépendance inachevée, les Comores n’ont jamais été aussi mal gouvernées que depuis le 26 mai 2016. Une famille de Mitsoudjé a transformé tout un pays en enfer. Toutes les libertés ont été confisquées. Bientôt, le «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri va rétablir le droit de cuissage ou droit de jambage, pour avoir, la nuit des noces, des relations sexuelles avec les femmes qui se marient. N’a-t-il pas «enceinté» une femme, avant de la céder à l’un de ses ministres actuels, dont le seul mérite est d’élever le bébé né de cette fornication abjecte?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 18 août 2017.

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