You are here: Home » ÉCONOMIE » Pour Émerger en 2030, il faut lutter contre l’impunité en 2020

Pour Émerger en 2030, il faut lutter contre l’impunité en 2020

1er juillet 2019, sommet des Chefs d’État africains à Nouakchott (Mauritanie). À cette occasion, le Président Rwandais Paul Kagamé a tenu à rappeler devant ses paires Africains, l’importance de la lutte contre la corruption. Une des thématiques qui a longtemps été battue par durant la mandature à la tête de l’Union Africaine.

Compte tenu de son programme phare à savoir des « Comores émergents à l’horizon 2030 », le Chef de l’État M. Azali Assoumani a pris part le vendredi 23 août 2019, à un atelier national sous le thème de ladite « Corruption » et avec comme slogan phare : « STOP à la corruption – la corruption : éloigne les investisseurs, isolé le pays et freine le développement. Combattons-la ».

Rappelons qu’avant l’ouverture de cet atelier, Azali Assoumani venait de rentrer au pays après avoir assisté au sommet régional de la SADC pour l’intégration économique à travers l’ouverture d’un marché de plus un milliard de personnes, en vue notamment de limiter la corruption dans nos zones économiques.

Il faut savoir que les Comores en sont membres depuis août 2018, et que l’organisation compte actuellement seize pays dans son portefeuille.

Aussi, en raison des investissements attendus, le transfert de compétence, les énergies renouvelables, les investissements aux petites et moyennes entreprises et le développement durable constituent les cibles retenues par les autorités comoriennes pour être les socles de l’Émergence. En ce sens, appartenir à cette communauté économique d’Afrique australe constituerait une bouffée d’oxygène pour notre économie nationale en lui ouvrant des nouveaux marchés et en ouvrant nos frontières à de nouveaux produits.

Il n’est de secret pour personne que  la corruption est un facteur capable de paralyser l’économie d’un pays, et d’ handicaper son développement. Pour ainsi dire, afin de s’intégrer dans ce marché commun, les Comores doivent en premier lieu faire preuve d’une certaine introspection afin d’éradiquer ce fléau.

La douane et le FISC étaient dans une position délicate financièrement (pour ne pas parler d’agonie) avec tous les indicateurs au rouge.  Toutefois, depuis la nomination de Kamal soeuf, qui entrepris une lutte sans merci à ce fléau, notre administration douanière a commencé à réaliser des performances exceptionnelles. Ainsi, les recettes consolidées du 1er semestre 2019 font état de neuf milliards sept cent dix millions de nos francs (9,710 milliards de KMF).

C’est notamment grâce à cette révolution douanière que les Comores ont réussi à être à jour dans leurs cotisations et ont obtenu le premier prix de la communication, remis par l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) pour la deuxième année consécutive. Un prix qui montre que notre administration est sur la bonne voie et la meilleure élève de la zone.

Mais le combat ne s’arrête pas là, en ouvrant les portes aux investisseurs de plus de seize pays d’Afrique australe, notre administration douanière se retrouve dans l’obligation de revoir plusieurs de leurs textes et réglementations, pour pouvoir être au rendez-vous. De même, ils se doivent de durcir leur lutte contre cette corruption, ou sinon c’est nous citoyens qui en paieront le prix fort.

C’est dans ce même ordre d’idée,  que s’est tenu un atelier de deux jours, sous impulsion du Chef de l’État, à travers lequel le DG douanes à insister sans mâcher ses mots (on commence à avoir l’habitude) sur l’importance de cadre institutionnel effort pour pouvoir lutter efficacement et éradiquer la corruption au niveau de la douane et des impôts.

Pour rappel, selon le rapport de Transparency International de 2018, les Comores ne figuraient pas dans la première tranche (les 100 premiers) des pays qui luttent activement contre la corruption. Toutefois, on ose espère que grâce à la nouvelle dynamique insuffler par le Président Azali, nous gagnerons quelques places dans la prochaine édition de ce classement et surtout que les effets se feront ressentir dans le quotidien. On ne pas rêver d’Émergence sans lutter contre l’impunité !

Powered by Comores infos