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Pour la liberté de presse

Je suis très étonné de voir aujourd’hui le ministre de l’information mettre à disposition la télévision comme la radio non pas au service de l’État, c’est-à-dire au service de l’ensemble de tous les citoyens, contributeurs et aux institutions socialement représentatives, mais au contraire au service d’un seul homme dont les intentions inavouées et inavouables est de mobiliser les moyens de l’État pour arriver à ses buts personnels. Profitant du vide institutionnel à propos de l’audiovisuel à l’instar de CSA français, donc de l’absence d’un gendarme de l’audiovisuel, le ministre de l’information dont la fonction principale est d’assurer le pluralisme politique montre encore une fois à quel point il foule au pied l’esprit d’équité et d’égalité républicaine en matière de temps parole. La sur médiation des sorties, des réunions, et aujourd’hui, de la présentation du livre du ministre – candidat et la censure dont font l’objet les autres forces politiques témoignent du retour de la dictature d’un parti unique.

Alors que l’on déplore la régression démocratique en matière de liberté de presse, on est soudainement surpris qu’une poignée des dirigeants aujourd’hui s’arroge le droit à la parole, à la parole publique en réduisant les autres institutions politiques et sociales au silence.

En période où les citoyens ont tant besoin de bénéficier d’une offre politique diverse, et tant besoin d’écouter toutes les opinions politiques leur permettant d’opérer un choix politique rationnel, il est très déplorable qu’on se résolve à camoufler cette liberté demandée en vue d’imposer une vision unique et de surcroît dangereuse. Je dois quand même rappeler que l’usage de l’audiovisuel est un bien commun et non un patrimoine de quelques pognées d’individus soient-ils indétrônables. Les citoyens sont en droit de ne pas se laisser imposer une dictature d’une opinion unique. Ils voudront au contraire que le temps d’antenne soit égal pour toutes les forces politiques, la seule condition de respecter l’égalité républicaine.

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